
|
|
| | disarm you with a smile ♣ sasha | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
V. Sasha Rosenfield
⊰ MESSAGES : 355 ⊰ ARRIVÉE : 28/01/2012
 | Sujet: Re: disarm you with a smile ♣ sasha Lun 20 Fév - 13:25 | |
| La perte de Karen n’était pas si terrible au fond… Elle était censée être mon amie, pourquoi a-t-elle voulu m’humilier ? Qu’importe, elle ne fait plus partie de ma vie maintenant. Tout ça à cause de Blake. Ou devrais-je dire « grâce à lui » ? Il nous a permis d’ouvrir les yeux sur une relation qui ne mènerait à rien. Karen m’a tenue compagnie, je sortais avec elle et Lucy, nous dansions, rions. Mais lorsque j’ai besoin de me confier, ça n’est pas vers elle que je vais. Elle n’est pas digne de confiance. Je ne peux pas m’ouvrir devant elle. Rien ne l’intéresse hormis les garçons et la mode. Lui parler de mes problèmes passés ? Elle me prendrait pour une folle et rirait certainement. Je n’ai pas vraiment besoin de ça. J’ai presque autant confiance en elle qu’en Blake, un parfait inconnu. C’est pour dire à quel point j’aime discuter en privé avec elle. Au fond, elle ne m’a jamais rien dit sur elle non plus. Peut-être a-t-elle d’autres problèmes que le choix de ses tenues pour aller draguer le soir ? Je n’en sais évidemment rien et je ne veux plus savoir. Qu’elle harcèle Blake si ça lui semble important. Je ne veux plus rien avoir à faire avec cette fille. Jamais. « Oh tu sais, qu’elle me harcèle pour une première fois ou une deuxième… » Doucement, je ris et hausse mes épaules. Il n’a pas tort. Cette fille est pire que chiante et je l’imagine très bien tout tenter pour l’aguicher lors de leurs séances. Elle m’a montré comment elle agissait, je suppose qu’elle continue ses efforts sans se ménager. Quand cette fille veut coucher avec quelqu’un elle s’accroche, qu’importent les refus. Blake a le malheur d’être vraiment très beau, il lui a tapé dans l’œil et je sais qu’elle n’arrêtera pas. « J’n’ai que deux options pour toi. Sois tu la vires de tes cours. Sois tu couches avec et tu oublies d’être bon. Ça la calmera. » Et encore, j’en doute. S’il la renvoie des cours, elle serait capable de se pointer à la salle dès qu’elle peut. Ma deuxième option semble la meilleure. Qu’il soit nul au lit. Enfin, elle pourrait très bien vouloir recommencer pour voir une amélioration. Cette fille est conne.
Je ne sais pas pourquoi je suis encore là à quémander un peu d’attention de sa part. Je ne suis pas mieux que Karen au fond. J’aimerais juste comprendre pourquoi je suis comme ça, et je suppose que lui aussi. Il crée trop de chaos en moi. Une chose et son contraire. L’envie, la répulsion. C’est dur pour moi qui n’aie jamais ressenti grand-chose pour les gens. Je ne me comprends pas et ça m’intrigue. J’ai envie de partir mais lorsque je me dis « Sasha, va-t-en », je pose mon regard sur lui et le besoin de rester grandi. Je me sens stupide. « J’crois rien, j’te pose juste la question. Mais c’est quoi « plus qu’un coach » ? T’as l’air de penser que j’peux t’offrir quelque chose..., j’ai rien » Je ris faiblement. Mes yeux, auparavant baissés, se plantent dans les siens. Je le sonde, je cherche des réponses à mes questions qui ne viennent, évidemment, pas. Je devrais me sonder moi-même… « Rien ? Vraiment ? » A-t-il trop donné ? Donne-t-il déjà trop ? Ou veut-il juste rester loin de tout et ne s’offrir que des plaisirs éphémères ? Des questions qui restent en suspens dans mon esprit. Lui demander ne servirait à rien, j’ai compris. N’a-t-il pas un peu de temps à consacrer ? Comme ce soir… mais plus souvent ? Je ne sais même pas ce que je veux de lui. Rien, tout ? Je me ferais presque rire. Je pourrais très bien me confier un peu. L’alcool réchauffe mon corps frêle. Je ne bois pas beaucoup et je sais qu’un rien pourrait me faire changer de comportement. Ce garçon me trouble, je ne sais même pas quoi lui raconter. Ma vie privée ? Je ne m’en sens même pas capable et je crois qu’il a compris. Il ne force pas mes aveux, il se contente de me fixer. Reconnaissante, je lui souris. J’aimerais juste oublier ce qui me pèse. Juste ce soir…
Le serveur m’énerve. Yohann, Yann, Y et quelque chose après. Il me l’a déjà dit, je sais, mais je n’ai pas retenu. Je m’en fiche. Il m’agace. Il m’observe comme si j’étais son repas du soir et ça n’a pas l’effet escompté sur moi. Il doit croire que son regard m’envoute, mais je n’en ai rien à faire. Il est lourd. J’ai déjà refusé plusieurs fois ses avances et là, même en présence de Blake, il n’hésite pas à me reluquer. Connard. Au fond, il n’est pas le seul à me regarder de la sorte. Un striptease sur la table en attirerait plus d’un et je n’aurais qu’à me laisser raccompagner. « Te gêne pas pour essayer » Aguicher les garçons comme une salope ? ça n’est pas franchement dans mes plans pour ce soir. Et j’avoue ne pas être une habituée de ce genre de pratiques. Karen a pourtant tenté de me montrer, je n’ai pas envie. Je sais pourtant que ça marche. Il suffit de se déhancher sensuellement et le tour est joué. Les hommes bourrés et en manque de sexe ne sont pas franchement difficiles. Je m’en fous. Je veux juste que ce con arrête de me baver dessus à distance. Il n’aura rien. Sans vraiment réfléchir, je m’approche de Blake et l’embrasse. L’éventualité d’un refus est tellement présente que mon ventre se tord lorsque je le sens répondre à mon baiser. Mes ongles s’enfoncent doucement dans sa nuque et je profite de cet échange plutôt doux. Je ne fourre pas ma langue dans sa bouche pour l’embrasser violemment. Mes lèvres jouent doucement avec les siennes mais je me recule. J’ai aimé ce contact, simple, certes mais délicieux à mes yeux. Mon regard suit celui de Blake et je ris en voyant la moue vexée de mon serveur préféré. « J’y crois pas… Cette technique marche encore ? P’tain en plus tu m’as embrassé avec tellement de conviction… ! Très futé l’garçon… » Je papillonne et lui souris de toutes mes dents. Insinue-t-il que je l’aie mal embrassé ? J’enfonce doucement mon doigt dans ses côtes puis pince son flanc. « J’ai donné tout c’que j’avais c’est pour ça. Il a vu à quel point j’avais envie de toi dans c’baiser, il est jaloux ! » Je ricane. Qu’importe l’intensité de cet échange, le serveur au nom encore inconnu semble abandonner. Je ne voulais que ça. Enfin, maintenant j’aimerais bien un autre baiser. Je lève les yeux au ciel, m’exaspérant moi-même. Je crois que je vais arrêter l’alcool pour ce soir. Je vais finir par donner raison à Blake et me mettre à danser sur la table. « T’as raison, rentre à pieds. J’suis certain qu’il serait capable de te suivre, jusqu’à chez toi… Sauf si… tu t’perds en chemin » Je grimace. J’habite assez loin à pieds en plus… il pourrait parfaitement me suivre. Je frappe doucement l’épaule de Blake et ris nerveusement. « Dis pas des trucs comme ça ! J’vais plus vouloir rentrer. Au pire, j’prends l’taxi ! oh… imagine le chauffeur m’viole et me tue ? » Mes yeux se plissent. Je n’ai confiance en personne, j’ai peur de tout et au final, je reste avec Blake. Peut-être est-il franchement dangereux ? Un tueur en série ? Je n’arrive même pas à croire à cette éventualité. Je fixe mon verre qu’il me tend. Veut-il me saouler pour mieux me tuer ? Je fixe ses pupilles claires et en oublie son côté de possible tueur. Je saisis mon verre et le termine. C’est sûrement une mauvaise idée. Tant pis. Je n’en commanderai pas d’autre. Raisonnable. « C’pas bien de boire avec des inconnus, Sasha » Tueur en série. Je pousse, inutilement, mon verre à présent vide. Bras croisés sous ma poitrine, je ronchonne. Je n’aime pas vraiment être saoule. Mon humeur changeante est exacerbée. Je ris et pleure à quelques secondes d’intervalle et me voilà en train d’imaginer la façon qu’aurait Blake de me tuer. « En fait, tu m’veux du mal. T’es un inconnu. Pire que l’chauffeur de taxi. Tu vas m’violer et m’enterrer. Peut-être même me découper en morceaux avant ! » Je fronce le nez et le fixe. « Non, tu peux pas m’faire ça… » J’approche mon visage du sien et papillonne doucement. L’amadouer ne servirait à rien s’il est un tueur en série décidé à me faire la peau. « J’ai chaud maintenant ! Mais si j’enlève ta veste, tu vas m’la prendre et je perdrai la pièce à conviction pour t’accuser de mon viol et de mon meurtre. Nan si j’suis morte, j’pourrais pas ! Ah et j’viendrai te hanter ! j’te tiendrai compagnie les soirs d’hiver ! » Je parle, enfin, je dis les pires conneries de la terre mais je m’en fous. Je ne fais même pas attention. « j’serai ton amie invisible ! T’verras c’est marrant ! » Marrant ? de voir les morts ? Évidemment. Au fond, je ne sais même pas si je voyais ma sœur morte parce que c’était un phénomène spécial ou si j’étais tout simplement dingue. La deuxième option semble beaucoup plus plausible.
|
|  | | Blake I. Fawkes
⊰ MESSAGES : 370 ⊰ ARRIVÉE : 27/01/2012
 | Sujet: Re: disarm you with a smile ♣ sasha Mer 22 Fév - 13:33 | |
| « J’n’ai que deux options pour toi. Sois tu la vires de tes cours. Sois tu couches avec et tu oublies d’être bon. Ça la calmera. » La vie est faite de choix. Il est impossible d’avancer sans prendre de décisions, à longueur de temps, bonnes ou mauvaises. Leurs conséquences te poussent parfois à regretter tes actes, mais aucun retour en arrière n’est envisageable. Tu es forcé d’assumer & de garder la tête haute, malgré tout. Karen ne compte pas. & tu te fous d’agir comme un imbécile face à elle. Parce qu’elle n’est qu’une adolescente pleine d’envie & juste désireuse d’écarter ses cuisses. Elle n’est… rien. Ce que tu décides la concernant ne change foutrement rien à ta petite existence pour le moment tranquille. Sasha pense qu’il n’existe que deux options. Pourtant, tu en dénombres une de plus. Tes puissantes paumes, qui ne demandent qu’à s’abattre sur la joue fragile de cette ignorance. Avec violence, force & détermination, afin qu’elle comprenne ses erreurs & ne recommencent jamais. Tu as changé néanmoins, & tu tentes de te défendre autrement que par tes muscles évidemment plus développés que les siens. Un sourire narquois étire inexorablement tes lèvres, & tu hausses tes épaules en feintant l’indifférence. Tu n’as pas d’avis à donner. Tu n’as rien à partager. Tu n’as rien. Vois comme tout s’enchaine. Bordel, comment peux-tu être une coquille vide si au fond de toi restent enfermés tes craintes, tes secrets, & tes opinions ? « Rien ? Vraiment ? » Une fois, tu as laissé un semblant de sentiments te tourner autour. Une fois, tu as été en couple. Avec une jeune femme beaucoup plus jeune que toi. Tu l’appréciais & pourtant, tu ne retenais guère tes actes déplacés & jugés criminels. Qu’as-tu à donner ? Sinon cette putain d’instabilité ? Tout ce que tu entreprends est bancal ; c’est affolant. Sasha serait juste déçue en découvrant ta véritable identité. « Tu peux prendre le temps de constater par toi-même » Elle se heurtera à un mur. Un putain de mur infranchissable.
Ses lèvres jouent avec les miennes. Sasha a finalement tenté de m’approcher &, étrangement, je ne la repousse pas. L’échange est agréable, même teinté de sournoiserie. & le serveur pâlit à l’instant même où ses pupilles se perdent sur nos visages excessivement proches. Cette méthode, peu loyale, m’amuse & entraine un sourire. Ça pue le mensonge & la manipulation ! Comment peut-il juste y croire ? Pour accroitre le divertissement, j’aurais peut-être dû repousser la jeune femme. Le serveur se serait ainsi empressé de la charmer, & je n’aurais que jubiler en la voyant se débattre tant bien que mal. « J’ai donné tout c’que j’avais c’est pour ça. Il a vu à quel point j’avais envie de toi dans c’baiser, il est jaloux ! » Sa jalousie le bouffera, le pauvre garçon. Je n’ai jamais connu ce sentiment, qui tire si facilement d’immenses torrents de larmes. J’ignore ce qu’est cette sensation, celle d’avoir le cœur déchiré en apercevant une personne aimée avec une autre… sans doute fraichement détestée. Du plus loin que j’me souvienne, j’ai toujours été un homme libre. J’agis sans mesurer les conséquences, & aujourd’hui, mes regrets tentent de m’foutre à terre. « En tout cas, j’suis flatté. J’suis visiblement mieux que ce gamin de vingt ans ! » Mes presque quarante ans ne jouent donc pas en ma défaveur auprès des femmes, j’en suis plus que ravie. Loin de perdre le nord, j’abuse à nouveau de sarcasmes & récolte cette fois une tape légère sur mon épaule. L’alcool la rend visiblement… joyeuse & taquine. « Dis pas des trucs comme ça ! J’vais plus vouloir rentrer. Au pire, j’prends l’taxi ! oh… imagine le chauffeur m’viole et me tue ? » L’alcool la rend davantage méfiante, apparemment. Levant mes yeux, faussement exaspéré, j’esquisse un faible sourire & termine mon verre de whisky. Fort peu raisonnable. J’ai pourtant en mémoire ce foutu accident de voiture, suivi par la mort de mon meilleur ami. « En fait, tu m’veux du mal. T’es un inconnu. Pire que l’chauffeur de taxi. Tu vas m’violer et m’enterrer. Peut-être même me découper en morceaux avant ! Non, tu peux pas m’faire ça… » Tente-t-elle de m’amadouer ? Sasha ne me connait pas suffisamment. Les yeux doux, au même titre que l’agitation de ses cils maquillés ne changent strictement rien à mes plans. & heureusement pour elle, je n’en ai aucun. Je ne peux décemment pas l’inviter à me suivre jusqu’à chez moi dans cet état juste dicté par la dose d’alcool ingurgitée. Alors ma tempe s’appuie contre mon poing. & j’écoute attentivement ses délires. Son imagination m’impressionne, me fait sourire. Me pense-t-elle capable d’un tel crime ? « Si tu t’laisses faire… je n’irais pas aussi loin, c’est promis. Tu seras libre de partir ! » Avec une douche offerte en prime, ne suis-je pas le plus adorable des hommes ? Mes dents se dévoilent en une large esquisse. J’avoue me complaire dans cette situation ; j’entre dans ses illusions sans nier, ni confirmer non plus.
« J’ai chaud maintenant ! Mais si j’enlève ta veste, tu vas m’la prendre et je perdrai la pièce à conviction pour t’accuser de mon viol et de mon meurtre. Nan si j’suis morte, j’pourrais pas ! Ah et j’viendrai te hanter ! j’te tiendrai compagnie les soirs d’hiver ! j’serai ton amie invisible ! T’verras c’est marrant ! » Mes bras se croisent contre mon torse, mes dents maltraitent ma lèvre inférieure. Que suis-je supposé faire, maintenant ? Ramener Sasha chez elle ? Essayer d’en savoir un peu plus à son sujet ? Ça serait juste dégueulasse de profiter de son état, mais je n’ai plus aucune morale. « Toutes mes victimes me hantent ! » D’une certaine manière, c’est exact. J’ai toujours mon ex copine en mémoire, elle me hante, me bouffe. J’essaye néanmoins d’avancer, de pulvériser son image omniprésente devant mes yeux. Mes erreurs ne me quitteront jamais. « T’as encore des amis imaginaires à ton âge ? T’as l’air calée, vous vous racontez quoi ? » J’ai toujours cette fâcheuse tendance à me moquer dès que possible, foutant parfois mes interlocuteurs dans un embarras sans nom. Je m’en contrefous, & je n’ai d’ailleurs aucun scrupule à réitérer l’expérience. « & arrête un peu d’boire. J’vais te ramener… mais j’ai pas envie que tu tentes un nouveau design sur ma voiture… » Il ne se passe pas une journée sans que j’utilise ma voiture. Mais il est impensable que je nettoie ses saloperies suite à cette soirée visiblement trop alcoolisée pour son petit corps.
|
|  | | V. Sasha Rosenfield
⊰ MESSAGES : 355 ⊰ ARRIVÉE : 28/01/2012
 | Sujet: Re: disarm you with a smile ♣ sasha Mer 22 Fév - 16:11 | |
| L’acharnement n’est pourtant pas dans mes habitudes. Je ne veux pas de liens avec les gens. Je n’aime pas parler de moi avec des inconnus, me dévoiler me fait peur. Alors, comment se faire des amis si personne ne parle de soi ? Compliqué. J’ai l’impression d’avoir trouvé pire que moi à ce niveau. Mais avec lui, je baisse les armes. J’ai une envie irrépressible de le connaitre, de lire dans ses yeux, de le voir sourire. Seulement, au fond, cette putain d’attirance me bouffe. Je ne la comprends pas, tout comme il n’y comprend certainement rien non plus. « Tu peux prendre le temps de constater par toi-même » Me laissera-t-il au moins essayer de constater ? J’en doute franchement mais je veux bien relever le défi. Je serai sûrement perdante. Je ne me fais aucune illusion même si réussir à le connaitre un peu plus me ferait tellement plaisir… et ça me fait peur au fond. Qu’a-t-il à cacher ? Est-il réellement ce mec qui n’a rien à offrir ou s’empêche-t-il d’aller vers les autres ? A travers son regard, j’imagine tant de choses… Je ne sais pas qui il est mais je voudrais savoir. Je ressens cette envie mais lui, aucunement. Je me sens ridicule au fond. Ce mec se fout de ce qui peut se cacher derrière mon regard alors que moi je bois la plus banale de ses paroles. « J’prendrai mon temps… sois en sûr. » Un unique souffle s’échappe de mes lèvres alors que j’imagine l’intensité de la déception si je m’accroche encore plus à cet homme et qu’il reste hermétique à la moindre de mes approches. Je ne veux pas l’agacer et encore moins le forcer à vouloir en savoir plus sur moi. Je sais que les ressentis sont propres à chacun. Ce n’est pas parce que je me sens irrémédiablement attirée vers lui qu’il doit en être de même pour Blake…
L’alcool monte et je n’ai pas envie de l’arrêter. Je souris un peu plus et laisse mes envies parler pour moi. Le courage d’embrasser Blake pour repousser l’autre garçon, je ne l’aurais jamais eu en temps normal, surtout pas après la séance de sport désastreuse. Le contact de ses lèvres m’enivre et si je n’avais pas eu peur d’un quelconque refus j’aurais continué. Je préfère en rire qu’avoué que j’aurais aimé plus. Il n’a rien à me donner n’est-ce pas ? Il a déjà refusé mes avances – certes aucunement alléchantes – je ne lui plais tout simplement pas. À quoi bon espérer autre attention ? Il discute avec moi et ça me convient totalement. « En tout cas, j’suis flatté. J’suis visiblement mieux que ce gamin de vingt ans ! » En doutait-il ? Impossible. Qu’il soit plus vieux ou plus jeu que ce serveur à la con ne change rien. Il est tellement plus beau, plus mystérieux, plus… tout. Ce mec là-bas est juste complètement fade. Il n’est pas laid mais n’a franchement rien d’attirant à mes yeux. « et oui, malgré ton grand âge tu concurrences les minets ! » Je ris faiblement. A mes yeux, et ceux de nombreuses autres femmes je suppose, il est le plus bel homme de ce bar ce soir. Le plus beau mais aussi le plus distant et mystérieux. Je ne sais rien sur lui et l’alcool me fait partir dans des délires assez stupides. Je risque de l’agacer ou peut-être l’amuser… Qu’importe, je ne peux pas contrôler mon débit de paroles qui s’avère trop important par rapport à d’habitude. Viol, meurtre, corps en morceaux. Je vais loin. Ma folie s’avère réelle finalement. Je glousse à cette idée. Ils me pensent tous un peu folle, pourquoi pas lui ? « Si tu t’laisses faire… je n’irais pas aussi loin, c’est promis. Tu seras libre de partir ! » Je papillonne. Quelle chance ! Juste un viol. Par Blake qui plus est. « Bon… J’ai un peu moins peur alors ! » Je n’ai même pas peur du tout. Peut-être devrais-je ? Je ne sais vraiment rien de lui. Ce monde est rempli de psychopathes peut-être en fait-il partie ? Enfin, avec mes mots de cinglée, je pense être pas mal niveau psychose. « Toutes mes victimes me hantent ! » Je ris. Rire de ce genre d’aveux n’est pas vraiment normal mais mon était ne l’est pas franchement non plus. Je ne me pense pas en danger à ses côtés. Je m’en mordrai sûrement les doigts… Plus tard. « Cool ! j’aurais des copines de hantage ! » Je ne suis qu’une gamine avec des répliques de gamine et une tronche de gamine. Et… Je m’exaspère moi-même. Seulement la dose d’alcool avalée ne m’aide pas à me contrôler. Je ris faiblement, sans cesse.
« T’as encore des amis imaginaires à ton âge ? T’as l’air calée, vous vous racontez quoi ? » Mon rire s’évapore et je le fixe, bouche ouverte, surprise. Je penche ma tête et pince mes lèvres. « Trop calée ! C’est bien parfois quand t’es seule. » Enfin, ça je ne le sais plus réellement. Je n’ai pas revu ma sœur depuis longtemps. A l’époque je ne savais même pas qui elle était. Plus le temps passe plus je doute. L’ai-je réellement vue ou me suis-je monté ça de toute pièce ? Je suis quelqu’un de terre à terre et les apparitions ne font pas partie des choses auxquelles je crois… en temps normal. « Tu peux raconter ta vie, ça t’juge pas. C’est toujours là pour toi ! pas comme certains ! » Je ris faiblement. Au fond, ma sœur est morte. Elle m’a abandonnée. Elle est comme tous les autres. Comme tous ces cons. Elle ne vient plus me voir. Je ne peux plus lui parler. Je secoue la tête, les idées trop floues. Je ne peux plus lui parler et je ne veux plus. « Quoi que ! Parfois, même les amis imaginaires finissent par t’lâcher. » Je joue avec mon verre à présent vide et soupire. « & arrête un peu d’boire. J’vais te ramener… mais j’ai pas envie que tu tentes un nouveau design sur ma voiture… » Je lève un sourcil et ris fortement. « Tu m’crois assez bourrée pour vomir partout ? » Bon, je n’en suis pas loin, mais je me sens bien. Complètement paumée mais je suis bien. Mon sourire ne quitte plus mes lèvres et j’ai encore envie de parler avec Blake. « Tu m’ramènes déjà ? » Je soupire faussement triste. « J’ai pas envie ! Puis j’vais réveiller mes parents, j’suis pas discrète. » Mes cils papillonnent et je sais qu’il n’en a rien à faire. S’il veut me ramener maintenant il le fera. Je préfère cependant ça plutôt que rester seule dans les rues. « Puis si t’essaies de m’tuer, j’me vengerai en te vomissant dessus. » Il faudrait, à l’avenir, que j’évite de boire en présence d’un homme que je ne connais pas et surtout, que je veux connaitre. Je me ridiculise moi-même. Bon sang.
|
|  | | Blake I. Fawkes
⊰ MESSAGES : 370 ⊰ ARRIVÉE : 27/01/2012
 | Sujet: Re: disarm you with a smile ♣ sasha Jeu 23 Fév - 19:58 | |
| Malgré les compliments, tu n’as pas l’impression d’être mieux que les autres, ni d’être plus beau, plus agréable à regarder. Pourtant, Sasha tente par tous les moyens de te faire comprendre que t’es finalement pas si mal. Tu ne t’es jamais plaint de ton succès auprès des femmes, mais tu ne l’expliques pas forcément. Le sport augmente ta dose de charme. & pour le reste, sans doute faut-il remercier tes parents… ou la nature. À défaut d’avoir fait de toi un homme bien, celle-ci t’a néanmoins donné un physique plutôt avantageux. Aurais-tu préféré l’inverse ? Certains jours, tu t’interroges. Certains jours, tu paierais cher pour ressembler à ces types niais, souriants & foutrement ennuyeux. Ces types qui rentrent bien sagement après leurs longues journées de boulot, un bouquet de roses à la main destiné à leur tendre épouse. Épouse qui bénéficie naturellement d’une attention totale. Elles sont embrassées, le soir, par des lèvres aimantes, & sont caressées avec un amour sincère & incontestable. Ces types réussiront là où tu échoueras sans cesse. Ces types feront des enfants à leur femme & les accompagneront jusqu’au bout. Pendant que toi, salaud, tu crèveras seul. Parce que ta belle gueule ne sera pas toujours là pour toi. Inutile de le leurrer.
Sasha parle encore & encore. Je n’entends pas ses mots & me contente de fixer ses lèvres mobiles. L’alcool la rend plus joyeuse qu’en début de soirée – & peut-être que notre calme discussion l’aide à se détendre. J’esquisse parfois quelques sourires, montrant ainsi que je suis toujours avec elle. Physiquement du moins. Parce qu’en un rien de temps, mes pensées m’ont emmené plus loin que je ne l’aurais imaginé. Je songe aux possibilités qu’un jour, Cubbins découvre mon secret. Cette existence me bousille. Je me sens tel un fugitif. À une différence près ; je ne fuis que moi-même. Je suis mon propre ennemi. & c’est invivable. « Trop calée ! C’est bien parfois quand t’es seule. » J’ignore encore de quoi elle parle. Je n’ai jamais eu d’ami imaginaire & pourtant, j’étais un garçon solitaire & sans réels amis. Incapable de me défendre, je suis rapidement devenu le martyr de mes camarades de classe. & je rentrais chez moi le cœur vide, appréhendant juste la journée du lendemain. Je vivais un enfer… mais je ne m’en suis jamais plaint. J’encaissais. A-t-elle ressentie le besoin de parler à quelqu’un, à un moment ou à un autre de sa vie ? À quoi ressemble donc son quotidien ? J’avoue ne pas m’en soucier, honnêtement. Je suis néanmoins poussé par une curiosité déplacée, qui s’accroit avec les minutes qui s’écoulent. « Tu peux raconter ta vie, ça t’juge pas. C’est toujours là pour toi ! pas comme certains ! Quoi que ! Parfois, même les amis imaginaires finissent par t’lâcher. » C’est dans la nature humaine d’apporter un jugement à chaque fait raconté. Sasha vise juste. & elle est également proche de la vérité en constatant que les amis, parfois, s’éloignent & disparaissent. Perdu dans un labyrinthe d’incompréhension, je tente de la déchiffrer, de cerner sa personnalité. Mais il est impossible de mettre le doigt sur ce qu’elle cache. « Ton ami imaginaire voulait peut-être que tu aies de vrais amis… ou alors, tu lui as cassé tes oreilles à force de parler autant… & il a fui ! » Son débit de paroles varie. Parfois, Sasha parle peu & se contente de m’interroger. & parfois, comme maintenant, elle déblatère tout & n’importe quoi à une vitesse ahurissante. J’avoue ne pas y être habitué. Je vis seul depuis des années, & je ne côtoie que très peu de personnes dans cette ville. C’est déstabilisant.
« Tu m’crois assez bourrée pour vomir partout ? » Un haussement d’épaules pour toutes réponses. En vue de sa maigre corpulence & du nombre de cocktail avalé, ça ne m’étonnerait vraiment pas qu’elle désire soulager son estomac. J’aimerais simplement que ça ne se fasse pas dans ma voiture. Mon énervement risquerait de tout gâcher. « Tu m’ramènes déjà ? J’ai pas envie ! Puis j’vais réveiller mes parents, j’suis pas discrète. » L’horloge tourne. Demain matin, j’ai quelques cours à donner & j’estime avoir besoin de mes heures de sommeil. Je vais rentrer, que Sasha le veuille ou non cependant, rien ne l’oblige à me suivre. Je lui propose simplement de la ramener afin d’assurer sa sécurité, mais j’aurais l’air stupide si elle m’hurle de la laisser tranquille devant tous ces hommes sans doute prêts à la défendre. Je ne suis décidément pas capable de la forcer. Alors je me lève & enfonce mes mains dans les poches de mon moulant pantalon. « Reste là, dans ce cas » Je lui adresse un clin d’œil & m’éclipse pour aller régler les consommations. Le serveur me rend la monnaie avec mépris ; ce crétin n’ose d’ailleurs me regarder dans les yeux. Je souris malicieusement, assez fier d’avoir pourri la soirée de ce gamin boutonneux. & sans aucun regret, je me dirige à nouveau vers la petite Sasha. « Puis si t’essaies de m’tuer, j’me vengerai en te vomissant dessus. » Mes yeux roulent. Je ne peux décemment pas l’abandonner dans ce bar rempli d’hommes seuls. Un grognement sourd s’échappe de mes lèvres & je tends ma main dans sa direction ; cela m’évitera de brutaliser une énième fois son frêle bras. « Sur cette petite touche d’élégance, veux-tu bien me suivre ? J’peux aussi fouiller dans ton sac & appeler ton papa qui se fera sûrement un plaisir de venir rechercher sa fille dans cet état ! Choisis ! » Finalement, sans que sa main n’ait eu le temps de toucher la mienne – au cas où la première option aurait été envisagée – je croise mes bras contre mon torse. Je la fixe longuement, ma langue passe sur mes lèvres & je patiente. Malheureusement, je ne possède pas cette capacité ; attendre sur les gens me débecte. « Allez, dépêche-toi… T’es quand même fatigante comme nana… » Avec elle, je suis sans cesse sur mes gardes, à cause de sa foutue curiosité. & mes oreilles faiblissent dès qu’elle s’exprime au rythme des champs de courses. Usante. Mais je l’attends, me contentant juste de quelques pas en direction de la sortie. Ma voiture est juste là, ouverte par mes soins.
|
|  | | V. Sasha Rosenfield
⊰ MESSAGES : 355 ⊰ ARRIVÉE : 28/01/2012
 | Sujet: Re: disarm you with a smile ♣ sasha Ven 24 Fév - 12:27 | |
| L’alcool imprègne mon corps fragile. Je n’ai pas la carrure pour ingurgiter des tonnes et des tonnes de verres. Mon organisme n’est pas non plus habitué à cette substance néfaste. Je bois peu souvent et, contrairement à certaines filles qui font la fête régulièrement, je ne supporte pas l’alcool. Mes trois verres sont déjà une dose beaucoup trop importante alors que d'autres ne réagiraient peut-être pas. Je me sens légère. Je parle alors qu’à l’habitude je me renferme sur moi-même. Ce soir, mes mots passent la barrière de mes lèvres alors qu’ils n’auraient peut-être jamais dû. Jamais personne ne m’avait entendu parler des amis imaginaires depuis un très long moment, et voilà que je me permets cet écart avec Blake. Pourquoi je ne me contrôle pas ? Pourquoi je lui raconte tout ça ? Je suis stupide. Ou tout simplement bourrée. Sans savoir il aperçoit une facette de ma personnalité que personne ne connait réellement. Seuls mes proches sont au courant. « Ton ami imaginaire voulait peut-être que tu aies de vrais amis… ou alors, tu lui as cassé tes oreilles à force de parler autant… & il a fui ! » Je rigole sans difficulté malgré ses paroles qui me touchent au plus profond de moi-même. « Si tu savais… Puis, si c’t’ami imaginaire voulait que j’en ai des vrais, ça n’a pas franchement marché ! J’en ai qu’un. » Je ris encore. Je ne me rends même plus compte de ce que je raconte. Ces mots importants sortent de ma bouche sans que je ne les retienne. J’espère juste que Blake n’y accordera aucune importance, qu’il pensera que je délire uniquement à cause de l’alcool. Pourquoi ai-je pris tous ces cocktails ? Un aurait amplement suffi. Je n’aime pas cet état d’euphorie qui te laisse croire que tout va bien, qui te fait sourire et te rend heureux. Quelques heureux plus tard, la folie s’évapore et tu te retrouves toujours aussi triste, aussi seul. Pourtant, ça me fait du bien de rire un peu avec lui. J’ai peut-être l’air totalement con, je l’agace sûrement même, mais je m’en fiche. Je suis bien avec lui. Juste là.
Je n’ai pas envie de rentrer. J’aimerais passer un peu plus de temps avec lui encore. Me retrouver seule face à mon plafond ne m’enchante pas. Toute l’euphorie va retomber lorsque je me retrouverai dans ma chambre. Je soupire doucement et le regarde se lever. Mes yeux suivent le parcours de ses mains que je remplacerais bien par les miennes dans les poches de ce pantalon presque parfait. Il moule ses petites fesses à la perfection… et cette cambrure plus qu’attirante me fait imaginer tant d’autres choses. « Reste là, dans ce cas » Mon corps est pris d’une violente secousse alors qu’il me sort de mes pensées qui risquaient de dériver. Je penche la tête en observant à nouveau ses fesses alors qu’il règle les consommations. Règle-t-il les miennes aussi ? Je suis invitée si je me souviens bien. Finalement, il revient vers moi et je lui souris. Il ne va pas me laisser. Veut-il réellement me protéger ou m’assassiner dans un coin ? « Merci… » Mes yeux parcourent son corps et je ris en voyant sa main se tendre vers moi. « Sur cette petite touche d’élégance, veux-tu bien me suivre ? J’peux aussi fouiller dans ton sac & appeler ton papa qui se fera sûrement un plaisir de venir rechercher sa fille dans cet état ! Choisis ! » Il ne me laisse pas le temps d’attraper sa main et je soupire à nouveau. Je n’ai pas vraiment le choix. Hors de question qu’il appelle mon père. Et je ne veux pas non plus courir le risque de tomber sur un boulet si l’envie de rentrer à pieds ou en taxi me prenait. Je fais aveuglément confiance à Blake et lui confie la rude mission de me supporter encore quelques longues minutes le temps du trajet jusqu’à chez moi. « Allez, dépêche-toi… T’es quand même fatigante comme nana… » Je lève un sourcil et souffle fortement. Un besoin de me concentrer m’envahit et je finis pas me lever. Ma démarche semble assurée. Parfait. Je ne veux pas déambuler comme une débile. Blake a l’air de me trouver déjà assez ridicule comme ça, inutile d’en ajouter une couche. Je suis ses pas et me retrouve dehors. « Owh… Froid… » Mes doigts agrippent sa veste que je resserre autour de moi. Ça m’apprendra à être assez stupide pour ne pas prendre de veste alors qu’il fait plus que froid. Je regarde les bras nus de Blake et souffle, il ne doit pas avoir très chaud lui non plus. Doucement, je retire sa veste et lui pose sur les épaules. « Après t’avoir saoulé toute la soirée, j’voudrais pas qu’en plus tu tombes malade à cause de moi… » Je lui souris doucement. L’alcool m’empêche d’être trop vexée par ses paroles. « fatigante ». C’est bien la première fois qu’on me le reproche. « T’as pas eu d’bol… ce soir avec toi j’ai parlé autant que toute une année avec d’autres gens. » J’hausse les épaules en riant. J’exagère, bien sûr, mais il sait plus de choses malgré tout que la plupart de mes connaissances. Même s’il n’a sûrement pas dû faire le rapprochement, tout ce que j’ai pu lui avouer n’était pas un simple délire de bourrée. Je pensais vouloir qu'il me prenne pour une folle mais finalement, ce soir, j’aurais aimé qu’il s’y intéresse, un peu ? Je ris pour moi-même. Pourquoi s’intéresserait-il à moi alors qu’il semble tout aussi solitaire que moi à l’habitude ? Moi, j’ai eu envie de le connaitre, mais encore une fois, cette envie, cette sensation, n’est pas partagée. « Tu m’aideras à monter dans ma chambre ? J’risque de réveiller mon papa sinon. » Mes dents se dévoilent en un large sourire et je sautille sur le trottoir. « Tu m’borderas aussi ? » Je connais déjà la réponse et les possibles sarcasmes qu’il risque d’ajouter. Tant pis. Je m’amuse un peu avant de me retrouver seule. J’aime cette sensation de solitude, elle ne me dérange pas. En ce moment, c’est différent. Depuis que j’ai appris pour ma sœur, j’ai peur d’être seule. Pourquoi ? Je n’en sais rien mais ça fait mal.
Je perds du temps mais je ne sais même plus laquelle est sa voiture. J’ai l’impression qu’elles se ressemblent toutes. Je les regarde tour à tour et souffle. Je me souviens vaguement de la couleur mais, manque de chance, les deux face à moi on la même et semblent être à peu près pareilles. Je ne m’y connais pas en voiture et je n’ai absolument pas retenu la marque de celle du bel homme à mes côtés. « Celle-là ! » Je saute sur la poignée et ouvre la portière. « Oh, j’suis trop forte. » Je ris, sachant pertinemment que je continue de le « fatiguer ». Qu’importe. « J’ai l’droit à une récompense pour avoir trouvé du premier coup ta voiture ?! Et m’dis pas que j’l’avais déjà vue et que j’triche ! J’me souvenais juste de la couleur. » Sans attendre, je prends place dans l’habitacle et souris. « Ahn ! mes chéris. Vous m’avez manqué, j’ai beaucoup pensé à vous… » Je caresse les radiateurs en riant et regarde Blake. « Promis j’me tais pendant le trajet ! » Ca ne devrait pas être un problème, je ne parle jamais. Seulement, ce soir, c’est tout l’inverse. J’ai épuisé mon quota de paroles pour les deux ans à venir.
|
|  | | | | disarm you with a smile ♣ sasha | |
|
Sujets similaires |  |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|