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 ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄

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MessageSujet: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 18:11


Wilhelmina Maxence Pendelbury
Identity, please.
Nom : Pendelbury, le nom de son mari qu'elle porte avec fierté. Son nom de jeune fille est Crawn, qu'elle tient de son paternel adoptif car elle ne connait pas son père biologique. Elle ne peut pas dire qu'elle connaissent ses parents, mais elle a entendu beaucoup de bien d'eux. + Prénom(s) : Wilhelmina, d'origine allemande. Son père étant natif d'Allemagne, il a tenu à laisser une trace de ses origines sur sa fille ainée. Au grand désarroi de cette dernière qui a mit quelques semaines de plus que les autres en maternelle pour apprendre à écrire son prénom bien trop long à son goût. Elle se fait d'ailleurs appeler Will, ou Willa. Maxence, second prénom choisi par sa mère qui adorait sa sonorité, tout simplement.  + Âge : Elle a vingt-huit ans, et toutes ses dents. + Origines : Will est née à Arrowsic. Même si elle a pas mal déménagé pendant son adolesnce et vit de jeune adulte, cette ville reste son chez elle. + Statut Civil : La jeune femme est mariée à un homme depuis trois ans, en couple depuis cinq. Elle est raide dingue de son mari, malgré les circonstances actuelles difficiles... + Occupation : Délinquante puis indic pour la police, elle a rangé son côté rebelle pour devenir l'une des leurs. Insigne et arme à feu, Will a fait parti de la police Washington avant d'ouvrir sa boite de détective privée à Arrowsic. +  Avatar : Sophia Bush ! + Crédits : -clic- | tumblr.


Be yourself.
Je m'appelle Lau', j'ai bientôt 22 ans et je me suis déjà inscrite par le passé mais par manque de temps, j'ai du partir (= Me revoilà avec un tout nouveau personnage qui j'espère vous plaira *-*

Code:
[size=10][b]SOPHIA BUSH[/b][/size] ― Wilhelmina Pendelbury. (inventé)


Dernière édition par Wilhelmina Pendelbury le Mer 21 Aoû - 18:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 18:11

« You gave me a forever within the numbered days, and I’m grateful.  »
Leur rencontre est une belle histoire, quand un homme et une femme ont le coup de foudre l’un pour l’autre. J’ai très souvent entendu cette histoire. Dom, mon paternel, était un ambassadeur de l’Allemagne vers l’Amérique. Il adorait ce pays, il connaissait très bien la culture car il avait toujours été passionné par les américains et leurs pancakes. Et c’est là bas qu’il rencontra Henora, ma mère. Jeune mère d’une petite brune qu’elle adorait plus que tout, donnant corps et âme à son bien-être. Elle était secrétaire à l’ambassade où il travaillait, et quand il a croisé ses yeux bleus, il est tombé amoureux. De cette union rapide –trois mois après leur rencontre, le mariage était annoncé- vint Marilou Wendy, ma petite sœur. Nous vivions à Arrowsic, une petite ville sympathique de l’Amérique mais nous étions à l’extérieur de la ville, là où on pourrait appeler ça la campagne. Notre maison était grande, grillagée avec des caméras car mon père était tout de même un homme politique, un ambassadeur allemand. Le Maine était un endroit plutôt calme, assez pacifiste, en général… Seulement en général. J’ai tellement de souvenirs d’enfance ! Mon père faisait les allers/retours Berlin/New York quand on avait besoin de lui pour travailler, mais sinon il était à la maison avec ma mère, qui avait mis en place un système de télétravail, pour bosser sur son PC tout en restant à la maison. Marilou et moi étions dans une école privée, et quand nous rentrions en bus, on s’arrêtait toujours  un arrêt plus tôt pour acheter des caramels dans l’épicerie du lotissement. La boulangère était tellement gentille avec nous. Quand nous franchissions le pas de la porte, notre père nous accueillait avec le goûter et nous racontions nos journées… Et puis un jour, notre vie bascula.

ARROWSIC, U .S.A. ; 18 NOVEMBRE 1995.
« Wilhelmina… Tu es encore dans tes pensées. Tu peux me dire à quoi tu penses ? » demanda la psychiatre, assise à son bureau tout en regardant la petite fille qui faisait des ronds avec un stylo sur une feuille blanche. Elle se contenta de hausser les épaules, les yeux rivés sur les cercles imprécis qui s’affichaient au fur et à mesure de ses gestes. Douze jours. Voilà douze jours qu’elle est plongée dans un mutisme dont personne n’a réussi à la sortir. On l’emmenait voir la psychiatre avant de la remettre dans une chambre avec sa sœur, Marilou. Les deux sœurs étaient très proches, même dans le silence de l’une. La petite fille de cinq ans se raccrochait à sa grande sœur, lui racontait ses journées avec les autres enfants du centre. Will ne savait pas trop où elles étaient, mais elle ne voulait qu’une chose : rentrer chez elle. « Tu sais, Will… Tes parents. Ils sont où ? »  Demanda la jeune psychologue, sachant pertinemment qu’elle n’aurait aucune réponse. « Ils sont morts. » répondit la petite voix fluette de la jeune fille de dix ans. Yaëlle se redressa d’un coup sur son siège en entendant une phrase sortir de sa bouche, et c’est un sourire triste qui se dessina sur son visage. Elle attrapa un stylo avant de reprendre : « Pourquoi tu dis ça ? » La blondinette leva son regard sur la psy, difficile à cerner. Elle la fixa quelques secondes avant de reprendre ses cercles sur sa feuille de papier, quasiment toutes noircies : « Je dois protéger ma sœur, madame… Marilou est trop petite pour comprendre… Et si je vous explique, et bien vous allez nous séparer. Et je ne veux pas qu’elle parte elle aussi, je ne veux pas ! » S’écria-t-elle en jetant son stylo à travers la pièce avant de fondre en larmes, les mains sur son visage pour cacher ses larmes. Douze jours qu’elle contenait tout, qu’elle s’efforçait à être forte pour sa petite sœur qui ne comprenait pas ce qu’ils se passaient : leurs parents étaient morts, et ils ne reviendront jamais. La psychiatre vint s’assoir à côté d’elle et posa sa main sur le dos de la jeune fille. Elle devait savoir ce qu’il s’était passé, Will était la seule témoin de ce massacre. Elle serra doucement la petite fille dans ses bras, laissant son côté maternelle prendre le dessus sur le côté professionnel : « Vous ne serez pas séparé princesse, je te le promets… Je ferais tout pour que vous restiez ensemble… Mais faut que tu m’expliques ce qu’il s’est passé, parce que la police a besoin de savoir pour l’enquête… Raconte-moi, Will… » La jeune fille se redressa légèrement, croisant fortement ses doigts entre eux pour contenir la peur et le stress qui grimpaient en elle. Après un court silence, fermant les yeux tout en essayant de se détendre, la petite fille prit une courte inspiration. Elle voulait croire en cette femme, lui faire confiance et lui raconter l’horreur de cette nuit d’hiver… « Mary et moi étions couchés. Comme à son habitude, elle était venue me rejoindre dans mon lit pour que je lui raconte une histoire pour qu’elle s’endorme.  » Elle revivait presque la scène, se rappelant chaque mot prononcé. Elle se rappelle des bruits en bas, un fracas de porte qui la fit sursauter. Elle voulu se lever et sortir de la chambre mais Marilou retint sa main. Wilhelmina s’accroupit devant elle et afficha un sourire : « Je lui ai dit que j’allais revenir, qu’elle devait pas bouger de là mais ma mère est arrivée avant même que je ne puisse sortir. Elle nous attrapa par les épaules, elle avait peur, dans ses yeux… Et puis elle nous a enfermées dans le placard. « Protèges ta sœur, dites rien ! Promets moi d’être silencieuse ! » m’avait-elle murmuré avant de refermer le placard sur nous. Dans le noir, éclairé par les simples persiennes du placard à habit, je pris Mari dans mes bras et  je la serrais fort, tout en continuant mon histoire quand mon père arriva à son tour. Je caressais la tête de ma sœur, ma main tremblait mais au moins elle n’a rien vu… C’est papa qui a laissé la télé trop forte ! Je lui avais dit. Pour qu’elle se rassure. Papa écoutait souvent des films très fort dans son salon vidéo… Mais là c’était vrai. » Elle rouvrit les yeux qu’elle garda posé sur le sol et revit les trois hommes entrer dans sa chambre d’enfant, orné de poster de célébrité qu’elle adorait, de chanteuse aussi. Elle ne pouvait s’empêcher de regarder à travers les persiennes des portes, tout en murmurant à sa sœur la suite de leur histoire. Les larmes commençaient à perler dans son regard de petite fille, et un bruit sourd, puissant, lâcha un dernier cri à sa mère, un cri déchirant avant qu’elle ne tombe au sol, morte, les yeux rivés vers le placard où ses filles se trouvaient. Etouffant un cri, Wilhelmina manqua d’hurler, de pleurer, mais elle avait promis à sa mère. Elle continua de murmurer à sa sœur la suite de l’histoire : « Et le petit lapin continuera de courir, loin, vite, pour échapper aux loups. Il tendit un collet, tu sais, c’est ce qu’on utilise pour attraper les lapins. Et bien lui l’a utilisé contre le loup le petit malin… Elle aimait bien les histoires de lapin. Je voyais ma mère, étalée au sol, mon père parlait rapidement, je ne comprenais pas tout. Il déclara que Marilou et moi étions chez ma grand-mère, qu’on n’était pas là. Il parla aussi d’un homme qui était entre les mains de la police maintenant. Et les hommes cagoulés le voulait, ils voulaient savoir où le trouver, que mon père était un traitre… Ils l’ont torturé. Il pleurait, il avait peur et moi je n’arrivais pas à fermer les yeux. Je continuais mon histoire. C’était long, j’aurais voulu qu’on me tue à sa place. » Termina-t-elle dans un sanglot avant de laisser de nouveau les larmes couler. Elle retomba dans le silence, ne répondant plus à aucune question de la psychiatre. Elle comprit ensuite qu’elle était dans les locaux du travail à son père, à l’ambassade. Mais elles ne pouvaient pas rester ici. Les deux sœurs allaient devoir trouver un refuge. Sauf que leur grand-mère maternelle n’avait pas la place ni les moyens de s’occuper des deux filles… « VOUS AVIEZ PROMIIIIS ! » Hurla-t-elle de sa voix fluette, remplie de colère et de haine tandis qu’un homme la retenait alors que la psychiatre expliquait à Marilou qu’elle allait vivre ailleurs. Elle se sentait tellement mal de devoir faire ça, mais elle n’avait pas le choix : « VOUS AVIEZ PROMIS QU’ON RESTERAIT ENSEMBLE SI JE VOUS EXPLIQUAIS ! VOUS ÊTES UNE MENTEUSE ! MENTEUSE !! » Les larmes virent se mêler à ses cris, et Marilou pleurait elle aussi, voulant rejoindre sa sœur mais quelqu’un l’attrapa pour l’emmener dans une voiture. Les cris déchirants des deux sœurs ne servirent à rien, elles furent malgré tout séparées : « On se retrouvera Marilou ! J’te lâcherais pas, jamais ! J’serais toujours là pour toi ! » Hurla-t-elle alors qu’on mettait sa petite sœur dans la voiture : « Je t’aime Will ! » entendit-elle avant que la porte ne se referme définitivement sur sa petite sœur de cinq ans. On la lâcha quand la voiture démarra et Will regarda le véhicule partir, se jurant à elle-même que jamais, non plus jamais elle ne fera confiance à des adultes.

Me retrouver séparer de ma sœur fût pour moi douloureux, non seulement parce que c’était ma petite sœur, mais surtout parce que j’avais promis à ma mère de la protéger avant qu’elle ne meurt. Je savais qu’avec ma grand-mère, elle serait en sûreté. C’était une vieille femme à la retraite, ancienne couturière qui touchait à présent une pension médiocre mais elle avait un grand cœur. Je ne pouvais pas la blâmer de m’avoir abandonné, de ne prendre que ma sœur : Lou avait besoin de quelqu’un plus que moi. Elle était tellement jeune quand nous sommes devenue orpheline… Quand à moi, je me suis plongée dans un mutisme envers les adultes qui les agaçaient. J’étais, pour commencer, dans un pensionnat de bonne sœur. Ha bah c’est clair que ce n’était pas moi qui briserais leur règle du silence ! Sauf avec les enfants de cœur. C’était ma seule vie sociale. Mais quand j’avais douze ans, on me plaça dans une famille d’accueil. Des parents qui en avaient déjà une demi-dizaine sous leur toit, prenant des gosses pour toucher le chèque de banque. Je faisais ma vie, je fuguais, souvent. Je me rendais chez ma grand-mère pour voir ma petite sœur mais la police venait me récupérer, à chaque fois, et puis les Collins ont décrété que j’étais une enfant à problème, surtout que je refusais de leur parler donc ils m’envoyèrent dans un foyer. Retour à la case départ. Mon adolescence fut bercée de cette manière : famille d’accueil, foyer, famille d’accueil, foyer… A chaque fois, on me ramenait, pour diverses raisons. Je ne cherchais même plus à comprendre, je ne défaisais jamais mon sac quand j’arrivais dans « mon nouveau domicile » car je savais que le départ était rapide. La nuit, je m’éclipsais toujours pour aller voir ma sœur, discuter avec elle avant de repartir. Mes nuits étaient courtes, mais je m’en fichais. Et quand j’avais dix-sept ans, bientôt dix-huit, j’ai rencontré mon premier petit ami. J’avais bien d’autres soucis en tête que l’amour, le sexe et compagnie, mais Sloan fût convaincant. Il me faisait miroiter un avenir après le foyer. Il avait un frère qui travaillait sur la côte Est, un bon filon qu’ils disaient. On s’entendait à merveille, lui et moi. On se soutenait mutuellement dans ce foyer de merde. On vivait une passion interdite car les résidents n’avaient pas le droit de se fréquenter dans le foyer mais on s’en fichait. On oubliait, et on vivait. La majorité arriva rapidement pour nous deux, et nous voilà dehors, enfin libre. Nous allions nous installer dans un appartement minable que son frère nous avait dégoté, un espèce de squat qui ferait l’affaire, comme il disait. Sauf que notre vie prit un tournant assez… Hors la loi.

WASHINGTON, USA ; 12 MARS 2005.
« J’ai le droit à un café ? » « Vous n’aurez rien du tout ! » « Un thé alors ? » « Fermez-là un peu ! Rien, vous comprenez ?! » « C’que vous êtes mal poli… Votre mère n’a pas du vous laver la bouche avec un savon. » « Mademoiselle… Revenons à l’interrogatoire, s’il vous plait. » « Vous m’emmerdez. » « Et c’est moi le malpoli ? » « J’ai soif. » « Okay ! Apportez lui un thé. » Un air exaspéré pour le policier, un sourire fier pour la jeune femme de dix-neuf ans. Elle glissa une main dans ses cheveux, s’affalant légèrement dans son fauteuil avant de lâcher un court soupir quand le flic recommença ses questions : « Pourquoi vous ne vous êtes pas arrêtée quand nous avons mit le gyrophare ? » Elle haussa les épaules, regardant l’homme avec un air de défi avant de répondre : « J’ai cru que c’était la radio monsieur l’agent… » « Arrêtez de vous foutre de ma gueule jeune fille ! » S’écria-t-il en perdant son calme, tapant subitement sur la table avec sa paume de main. Will sursauta légèrement, perdant son sourire espiègle pour le fixer, sans sourire : « Vous avez volé cette voiture, délit de fuite, excès de vitesse, je ne compte même pas le nombre de feux brûlés… Dites-moi la vérité, mademoiselle… Que faisiez-vous en possession de cette voiture, et que comptez-vous faire ? » Wilhelmina regarda le policier qui semblait réellement perdre la peu de patience qu’il lui restait après vingt heures d’interrogatoire. Il n’était pas con, il savait que la voiture était volée, elle n’avait même pas de papiers à lui présenter lors de son arrestation. Will prit alors un air totalement désemparé. Excellente comédienne, elle entra alors dans le rôle qu’elle voulait montrer pour essayer de se discriminer au maximum : « Je… Ecoutez, je sais que c’est mal mais j’essaye de sortir ma sœur, ma petite sœur des ennuis. Elle est dans une école qui craint, vivant avec sa grand-mère qui perd la tête… Elle est perdue, elle n’a rien. Je voulais juste essayer de gagner un peu d’argent pour l’aider, la voir sourire. Elle est malade, elle va bientôt mourir et elle n’a rien connu de la vie. On n’a pas les moyens de la soigner. Vous savez combien c’est dur de… » Elle étouffa un sanglot, mettant ses mains devant son visage. Il y avait une part de vérité dans son récit, elle voulait récupérer sa petite sœur, la faire rêver plutôt que la voir grandir sous l’éducation stricte de leur grand-mère. Mais loin d’elle était la maladie et compagnie, c’était juste pour émouvoir. Et ça semblait fonctionner. Le policier s’assit en face d’elle, la mine attristée avant de répondre d’une voix bien plus calme alors qu’un de ses collègues apporta le thé de Wilhelmina. Elle continua de parler de son drame familial alors qu’il en était tout autre : elle volait des voitures depuis plus d’un an, utilisant ses charmes pour détourner les conducteurs de leur véhicule, prendre les clefs et se barrer. Elle revendait la voiture par la suite, ou bien les pièces. Un business qui lui rapportait un peu d’argent pour vivre et faire des cadeaux à sa petite sœur. Pour Marilou, elle vivait dans un petit appartement sympa et travaillait comme livreuse… Préserver son innocence au maximum, voilà le but de la brune. Mitcham, le policier, lâcha un petit soupir et sortit de la salle d’interrogatoire. Il frotta doucement son visage avec ses deux paumes de mains puis déclara à son supérieur : « Elle a une histoire tordue… » « Wilhelmina Crawn, c’était la belle fille d’un ambassadeur allemand sur le territoire. Il est mort il y a neuf ans. La gamine est allée en foyer alors que sa sœur fût envoyée chez la grand-mère. Tu t’es laissé attendrir par ce bout de femme, Mitcham. Elle t’a roulé dans la farine avec son histoire, sa petite sœur est en pleine forme, selon les registres… Il y a plusieurs plaintes pour recèle de voiture qui correspondent à son profil : jeune femme brune, la vingtaine, taille plutôt grande, des yeux clairs… Elle séduit pour mieux arnaquer. C’est une excellente menteuse… » Déclara-t-il en regardant la blonde derrière la vitre sans fond, qui s’amusait à tourner une mèche de cheveux entre ses doigts fins. Il inspira doucement avant de se rendre dans la salle d’interrogatoire. Il se présenta comme étant le commissaire de la police et qu’il voulait lui faire une proposition : « Si on vous incarcère, si vous passez devant la cour de justice, vous allez prendre pour au moins trois ans… A la place, je vous propose de rendre votre casier vierge en échange d’un petit service… » Elle le regardait, suspicieuse, les lèvres et les sourcils froncés en l’attente de la suite.

Et c’est comme ça que je suis devenue indic pour la police. Travailler pour eux au lieu de faire un aller simple pour la prison. Le deal était plutôt bon, si on oubliait l’histoire du bracelet électronique à la cheville pendant un an. Je détestais bosser pour les flics, j’avais l’impression de trahir mes compagnons de vol. Mais je ne les ai jamais revu. J’avais réussi à les prévenir que les flics connaissaient notre squat, ils ont du quitter la ville. Quand à moi, je me suis retrouvée dans un studio avec l’eau courante et l’électricité… Voilà qui changeait mon quotidien. Je ne touchais pas de salaire la première année, j’étais nourrie logée blanchie mais après, ce fût royal. Une paye tous les mois pour continuer à travailler comme indic pour eux. Enfin, eux appelait ça un agent sous couverture. Je devais m’infiltrer dans des réseaux pour puiser des renseignements, draguer des trafiquants pour qu’ils avouent leur faute. J’ai même déjà du me droguer pour une mission. Autant dire que ce n’était pas facile tous les jours. Mais j’étais payée, et j’apprenais à aimer mon travail. Et puis un jour, alors que j’avais tout juste 23 ans, on m’envoya en Angleterre. Un trafic d’arme important venant des States remplissaient les gangs d’armes à feu anglaises, mais surtout militaire. Me faire passer pour une femme militaire et trouver qui était le traitre. On me plaça à l’arrière, comme plieuse de parachute car je n’étais pas capable de tirer avec une arme à feu. Et c’est lors de cette mission que j’ai rencontré Sebastian Pendelbury. Si au départ, on était comme chien et chat, ce fût lui qui était chargé de me renseigner au maximum sur les soldats, de m’orienter dans la base. C’était mon coéquipier pour cette mission, mais il devint très vite mon amant. J’avais l’impression de revivre dans ses bras, sous ses baisers. Je commençais à avoir une vie presque normale. Sebastian avait ce côté protecteur, il était assez sérieux, fermé, mais j’arrivais parfois à entendre ce rire communicatif. Les soldats devaient rire que très peu. Une passion qui devint un amour véritable, mais la vie a décidé de me l’enlever…

NEW-YORK, U.S.A. ; 3 FEVRIER 2013.
« Arrêtez de bouger, voulez-vous ? J’ai presque fini. » « Occupez vous de mon mari plutôt, il est blessé plus grièvement ! » Supplia-t-elle, les yeux encore rouges des larmes qu’elle avait versé. Elle n’avait eu qu’une balle dans le mollet, rien de bien grave. En revanche, Sebastian était blessé à la tête, ce n’était pas rien, c’était même terrible pour la jeune femme. Elle revoyait sa mère tomber sous le choc, dix-huit ans ans auparavant. Sebastian était tombé, lui aussi. « Monsieur Pendelbury est au bloc opératoire, entre de très bonnes mains. J’irais rejoindre l’opération après vous avoir soigné mais Madame… Ne vous faites pas d’illusions. » Elle ferma les yeux, ne voulant plus entendre la voix du médecin. Allongée sur le lit d’hôpital alors qu’il faisait des points de sutures, la jeune femme revoyait le sourire de son mari. Wilhelmina avait enfin accepté de venir le rejoindre en Angleterre, mettant son rêve américain entre parenthèse. Vivre sur un continent différent était dur, ça avait duré près de deux ans avant qu’elle n’accepte. Ils se sont mariés en aout 2010, sur le territoire anglais et américain pour prouver que les relations à distance peuvent vivre puis ils ont cherché une maison à Bristol, la ville natale de son mari : « On vit dans mon petit appartement à Arrowsic en Amérique, à trois car ma petite sœur vit avec moi depuis sa majorité… Sebastian n’avait rien contre elle, mais il voulait une maison, pour nous. On avait largement les moyens de s’en payer une, il voulait vivre comme un vrai couple marié et ça m’enchantait… On a trouvé la maison, et nous étions à la banque pour signer l’accord de crédit pour notre future maison anglaise… » Elle sanglotait dans le lit, voyant très bien que le médecin la regardait, l’écoutait. La banque fût braquée, mais les hommes en noirs avaient de suite tiré. Beaucoup de gens sont morts, ou blessés gravement : « Ca va aller, vous verrez… Vous irez vivre dans cette maison avec votre mari. » « Vous m’avez dit de ne pas me faire d’illusion. » Rétorqua-t-elle avec froideur avant de lâcher un petit soupir : « Excusez-moi… … Je pourrais partir quand ? De toute manière, je ne quitterais pas l’hôpital, je veux voir mon mari. » « J’ai terminé vos sutures. Reposez-vous, madame Pendelbury. Je vais vous donner des calmants, et je vous réveillerais dès que j’aurais des nouvelles de votre mari. » Wilhelmina acquiesça, silencieuse. Elle avait mal de partout, elle avait peur, s’inquiétait pour Sebastian. Et Marilou arriva, en pleurs. Elle avait appris pour la fusillade. Les deux sœurs s’étreignirent douloureusement, et Marilou lui raconta une histoire, celle d’un petit lapin qui était pourchassé par un loup. Will finit par s’endormir, s’accrochant à sa petite sœur. Elle ne pourrait dire combien de temps elle avait dormi mais elle se réveilla à cause du médecin qui la sortait de sa torpeur : « Madame Pendelbury ? Je suis désolé… Votre mari est plongé dans un coma profond… »

J’aurais voulu mourir. Une fois de plus, on m’annonça une nouvelle difficile à encaisser. Une fois de plus, j’ai vécu la douleur d’une personne sans pouvoir rien faire. Sebastian est dans le coma depuis plusieurs mois maintenant. Son activité cérébrale est toujours apparente, mais il n’y a aucune amélioration. Je suis de nouveau sur le terrain. Marilou et moi vivons dans notre appartement à Arrowsic, je n’ai pas eu le courage d’emménager dans notre maison et j’ai d’ailleurs abandonné l’idée d’aller vivre en Angleterre. Je travaille, je m’occupe l’esprit quand je ne suis pas à l’hôpital pour voir mon mari qui fût transférer dans l’hôpital de la ville. Je garde l’espoir qu’il me revienne. Je sais que c’est fou, mais je refusais de le débrancher, de l’abandonner. J’ai ouvert ma boite de détective privé. Je m’occupe, je vis pour mon travail. Je voyage parfois trop et je culpabilise. Je me sens malade, je me sens seule. Mais je survis.


Dernière édition par Wilhelmina Pendelbury le Dim 25 Aoû - 16:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 18:18

Hâte de lire ta fiche et nos miss ont le même âge.
Hâte de se trouver un lien toutes les deux.
Très bon choix d'avatar :)
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 18:19

Merci miss *-*

Oui, je lui ai mit 28, ça lui colle bien je trouve (a) je me dépêche de finir mon histoire qui est déjà bien commencée **
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Ella B. Clarke-Jarvis
DOUBLE-COMPTE : Carlie.
MESSAGES : 8680
ARRIVÉE : 07/09/2011
LOCALISATION : Dans le pays où on ne grandit jamais.



MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 18:20

Bienvenue à toi !
encore une fois, excellent choix d'avatar

_________________

Can't erase this If you respect me don't protect me
you can tell me, I can handle it (...) Can't erase this, can't delete this. I don't need this, I can't handle it
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 18:22

Merci beaucoup Ella I love you
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 19:05

Bienvenue, très bon choix d'avatar (:
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 20:05

Trois ans de différence, je savais qu'on s'entendrait bien.  
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche, bien hâte de lire tout ça moi.  
Et puis Sophia   
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Neela Moorgate
DOUBLE-COMPTE : nop
MESSAGES : 1632
ARRIVÉE : 19/03/2013
LOCALISATION : Arrowsic.



MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 22:42

Quel prénom original ! et bien sûr très bon choix d'avatar I love you 
Bienvenue sur THUB ma belle
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Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t4971-neela-cause-one-night-is-enough-to-make-your-life-turns-into-a-beautiful-disaster http://hideunderbeds.1fr1.net/t5011-neela-follow-me-when-your-fire-s-died-out
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Fernando Gautier-Perez
DOUBLE-COMPTE : jona & louis.
MESSAGES : 8067
ARRIVÉE : 07/03/2012
LOCALISATION : à l'hôpital.



MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 21 Aoû - 22:54

Qu'est-ce qu'elle est jolie cette Sophia
Bienvenue parmi nous I love you Et oui, il y a pas mal de + de 25 ans et puis même, on peut toujours envisager des liens avec des plus jeunes, non ?

_________________
TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE
Je ne sais pas pourquoi non plus est-ce qu'une petite goutte de pluie s'échappe de mes yeux ni pourquoi ça fait si mal d'être en vie.
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Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t3256-fernando-mentir-est-ma-seconde-langue-maternelle http://hideunderbeds.1fr1.net/t3264-je-suis-docteur-je-peux-soigner-tes-maux-de-coeur
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Jeu 22 Aoû - 10:49

    Sophia.

    Bienvenue en tout cas.
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Jeu 22 Aoû - 13:44

bienvenue mademoiselle
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Jeu 22 Aoû - 16:02

Un autre détective
Bienvenue !
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Jeu 22 Aoû - 17:16

E. Skyler Mcquillan-Rhett a écrit:
Trois ans de différence, je savais qu'on s'entendrait bien.  
Bienvenue et bonne chance pour ta fiche, bien hâte de lire tout ça moi.  
Et puis Sophia   
Merci bien *-* Et oui, on va bien s'entendre, je n'en doute pas a)

Neela D. Owens a écrit:
Quel prénom original ! et bien sûr très bon choix d'avatar I love you 
Bienvenue sur THUB ma belle
Merci beaucoup *.*

Fernando Gautier-Perez a écrit:
Qu'est-ce qu'elle est jolie cette Sophia
Bienvenue parmi nous ❤Et oui, il y a pas mal de + de 25 ans et puis même, on peut toujours envisager des liens avec des plus jeunes, non ?
Je prends des liens avec tout le monde, même les couches-culottes o/ >>
Mais c'était surtout pour trouver des liens genre connaissances depuis le lycée, voire avant que je demandais la tranche d'âge (a)

I. Teddy-Rose Forzwood a écrit:

    Sophia.

    Bienvenue en tout cas.

Merci bien ! :heart

Aédan Nightingal a écrit:
bienvenue mademoiselle
Merci ! *-*

Imran Johar a écrit:
Un autre détective
Bienvenue !
Ha ! Qui donc me concurrence ? What a Face  
Merci ! I love you
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Jeu 22 Aoû - 20:27

Bienvenue charmante demoiselle
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Jeu 22 Aoû - 20:38

OMG. OMG. Le gif, c'est Brooke en mode JevaispulvériserRachel. Je kiffe. I love you

Bienvenue parmi nous.  
Sophia est juste superbe.  
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Dim 25 Aoû - 16:02

Shiloh-Lennox Burnham a écrit:
Bienvenue charmante demoiselle
Merci monsieur à l'avatar sexy  

Marlon Valdez a écrit:
OMG. OMG. Le gif, c'est Brooke en mode JevaispulvériserRachel. :5:Je kiffe. I love you

Bienvenue parmi nous.  
Sophia est juste superbe.  
  J'adore ce GIF (a)
Merci bien *-*
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Dim 25 Aoû - 19:45

Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Lun 26 Aoû - 20:43

Jme permets, ton histoire m'a donné les larmes aux yeux
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Mer 28 Aoû - 19:09

S. Ayanna Banerjee a écrit:
Bienvenue I love you
Merci ! (=

G. Ariel Mills-Ferguson a écrit:
Jme permets, ton histoire m'a donné les larmes aux yeux
Han t'es adorable *-* Ca fait plaisir à savoir, merci beaucoup *.*
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Ven 30 Aoû - 21:31

Sophia sexy Bush   Bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Ven 30 Aoû - 22:00

Merci demoiselle *.*
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Mattia Jarvis
MESSAGES : 6782
ARRIVÉE : 03/09/2011


MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Sam 31 Aoû - 11:11

Excellent choix d'avatar <3.


Bienvenue parmi nous ;)
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Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t2704-mattia-some-days-are-better-than-others http://hideunderbeds.1fr1.net/t2755-mattia-some-days-are-better-than-others
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Fernando Gautier-Perez
DOUBLE-COMPTE : jona & louis.
MESSAGES : 8067
ARRIVÉE : 07/03/2012
LOCALISATION : à l'hôpital.



MessageSujet: Re: ► WILL ▬ DON’T BURY ME ◄   Sam 31 Aoû - 18:39

Je suis désolée pour le temps d'attente Arrow Bref, tu es validée I love you
J'aime beaucoup ton histoire

_________________
TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE
Je ne sais pas pourquoi non plus est-ce qu'une petite goutte de pluie s'échappe de mes yeux ni pourquoi ça fait si mal d'être en vie.
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