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 i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)

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Louis Moreau-Leroy
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MessageSujet: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Jeu 22 Aoû - 17:52

Deux ans. Deux ans ont passé. Deux ans depuis le premier baiser échangé, depuis la première nuit ensemble. Deux ans qui me paraissent aujourd'hui trois siècles. Il y a eu l'ardeur des premiers jours. Il y a eu l'amour qui fleurit au lendemain. Il y a eu la surprise qui foudroya ce que l'on avait bâti qui semblait si impénétrable. Il y a eu la déception et la colère qui détruisirent ce qui restait de nous. Et maintenant, il y a toi, si prête à tout quitter, si prête à repartir. Il y a moi, si désespérement seul et triste sans toi. Il y a nous qui existions encore il y a peu. Il y avait nous qui tentions d'être heureux. Et puis la foudre est arrivée. Et puis tout a disparu.

Je tiens fermement ce bouquin, cet amas de feuilles jointes ensemble qui symbolise tout ce qui me reste : l'espoir. Oui, si je veux espérer la revoir, si je veux espérer ne serait-ce que lui dire aurevoir, c'est ce soir. C'est ce soir ou jamais. Demain, elle ne sera plus là. Demain, j'ignore même dans quelle direction elle sera partie, ni même si elle reviendra. Demain, il sera trop tard. J'avance lentement. La gerbe me remonte bien trop vite à la gorge. J'ai peur. Je suis dégoûté. Dégoûté d'en être arrivé là. Dégoûté d'avoir compris trop tard qui était Joe.

Je peux la voir d'où je me trouve, sa maison. Elle s'approche trop vite, bien trop vite. Je ralentis le pas. Il fait noir. J'ai attendu toute la journée. J'ai hésité, beaucoup. J'aurais pu la laisser partir. J'aurais pu ne pas lui apporter ce fichu bouquin. Oui, j'aurais pu. Mais il le fallait. Et puis, la voilà cette porte d'entrée. Cette porte d'entrée qui me dit que je ne peux désormais plus reculer. Je toque. Je toque doucement en espérant que Joe n'entende pas, que ça me donne une excuse pour repartir. Je ne toque que deux fois, deux petites fois. Et ça suffit. Des pas se font entendre et la porte s'ouvre sur Joe.

« Je... Peux entrer ? » Nous sommes semblables à deux amants déchus. Triste et blessé au plus profond de leurs êtres, silencieux et meurtris par les mois passés. Les cicatrices sont apparentes et je ne peux masquer mon espèce de nostalgie à la revoir en petite nuisette. Cette jolie petite nuisette que j'avais pris pour habitude de lui enlever. Et son odeur, ô son odeur qui infiltre mes narines. La gerbe me remonte une nouvelle fois à la gorge. Je suis dégoûté de l'avoir perdu. « J'ai appris que tu partais et je suis venu t'apporter quelque chose... » dis-je d'une voix éteinte. « Un cadeau d'au revoir. »

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Joe A. Schiele
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Sam 24 Aoû - 23:13

Je n'aime pas regarder la fin de ce film. Titanic. Ô oui, plus niais et à l'eau de rose, tu meurs. Quand je retire la cassette, Charlie vient se frotter contre mes mollets. Merde ! J'ai complètement oublié de changer son eau, mais à quoi je pense en ce moment !? Même pas capable de m'occuper du seul compagnon qui me reste. Lui est encore là, malgré tout. Je savais qu'il me serait fidèle et ça peut importe mes choix et mes erreurs. Mais le vide que je ressens à cet instant, seul ce gars peut le remplir, et ça me brûle les lèvres de me l'avouer, mais je ne suis pas la nana indépendante que je pensais être. Ou alors c'est ça la liberté ? Ce sentiment aussi chaleureux que destructeur, l'amour ? C'est ce qui me trottait dans la tête chaque jour depuis notre séparation, si on peut appeler ça ainsi. La nuit c'est à peine si je ferme l'oeil sans encore voir son visage, et son regard sur moi quand je me réveillais au petit matin. Oui c'est niais, mais ça me manque tellement.

Je l'ai tellement bassiné avec ce film qu'il a fini par s'y faire. Pour me faire plaisir ou pour avoir la paix ? Je me blottissais contre lui et on s'endormait toujours avant la fin. C'était devenu un rituel, une habitude, comme un couple. Ce mot me retourne l'estomac. Il n'est plus là, et j'en suis la responsable. Si je n'étais pas entrée dans sa vie comme un parasite, tout ça n'en serait pas arrivé là. Il faut nettoyer les erreurs qu'on fait, il faut tourner la page. Pour ma part, je préfère changer de livre, c'est plus sûr. Le détruire me tuerait, je vous en prie Seigneur, si t'existes, prends soin de lui. Je suis une grande fille, je saurais trouver une solution. Mais la première étape doit être franchie :  mes sacs sont prêts à l'entrée, demain matin je quitte Arrowsic.

21:58 p.m. On frappe à la porte. Je n'aime pas ça, à cette heure ça ne peut être qu'une mauvaise nouvelle. Alors je ne sais pas pourquoi, je vais tout de même ouvrir ma porte en refermant un rien la veste de Louis sur ma simple nuisette blanche, sa veste que j'enfile quand j'ai froid, j'en oublie que c'est la sienne. Mes jambes nues frissonnent quand l'air frais du soir s'engouffre dans ma maison. Mes ongles s'enfoncent dans le bois de ma porte que j'accroche. Mes yeux s'écarquillent. Mes lèvres s'assèchent. Ma voix tremble. Il est là, face à moi. Il est venu frapper à ma porte. J'ai envie de chialer rien qu'à le savoir si proche de moi à ce moment. Louis. Bordel qu'est-ce que tu fous là ?

« Je... Peux entrer ? » Non ! Non ! Ma conscience m'hurle dessus. Non je ne peux pas !

O-oui, bien sûr, entre ...

J'ouvre lentement la porte, le laissant la franchir alors que je baisse les yeux sous son passage. Son odeur me pince le coeur, je ne peux même pas le regarder. Mes yeux sont dirigés vers le sol, alors que je referme la porte en m'adossant contre.

« J'ai appris que tu partais et je suis venu t'apporter quelque chose ... Un cadeau d'au revoir. » .  C'est une mauvaise blague ? Si c'est le cas je la trouve de mauvais goût. un cadeau d'au revoir. J'ai envie de pleurer. Ce mot, ce dernier mot me met dans tous mes états. Je baisse encore la tête pour que mes mèches cachent doucement mes yeux humides. Retiens-moi bordel, un seul mot de toi Louis et je m'effondre.

Ecoute Louis, je ... - son prénom me brûle les lèvres, je suis obligée d'y passer ma langue pour les apaiser- je peux plus rien accepter de toi ... Je ne peux pas m'encombrer pour ... Partir . . .

Ce mot m'arrache une larme.
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Louis Moreau-Leroy
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Dim 25 Aoû - 18:14

Trop tard, j'ai toqué à la porte. Trop tard, Joe est là, Joe m'a ouvert la porte, Joe se trouve devant moi. Trop tard, je ne peux plus reculer. Désormais, je suis obligé d'aller jusqu'au bout. Je sens l'émotion intense qui jaillit entre nous. J'ai envie de réduire brusquement toute distance entre nous. J'ai envie de la prendre dans mes bras. J'ai envie de l'embrasser, de la serrer, de m'emparer de son coeur à nouveau, comme je l'ai fait quelques mois plus tôt. J'en ai envie, mais je sens toujours le poids du passé, le poids de ce qui s'est passé entre nous comme attaché à mon pied, m'empêchant d'avancer.

Je demande si je peux entrer et Joe me répond d'une voix calme, mais quelque peu tremblante. « O-oui, bien sûr, entre ...» J'entre silencieusement et je me replace devant elle un peu plus loin. N'importe qui, n'importe qui qui nous serait complètement étranger pourrait comprendre ce qui se passe entre nous. L'évidence de notre histoire passée, des deux êtres humains qu'elle a laissé brisés lui éclaterait à la figure. Nous sommes gênés, nous sommes meurtris, nous avons tout de ces deux ex-amants qui n'ont pas su se quitter correctement.

Je ne tarde pas à lui dévoiler l'objet de ma visite. Le livre, je suis venu lui apporter le livre. Alors que je m'apprête à le lui tendre, Joe ouvre la bouche : « Ecoute Louis, je ...» commence-t-elle sans visiblement savoir comment aborder les choses. « Je peux plus rien accepter de toi ... Je ne peux pas m'encombrer pour ... Partir. » Ces quelques mots, qui pourtant n'ont rien de chinois, semblent lui écorcher la gorge. Et moi aussi, ils m'atteignent. En particulier le dernier « Partir ». C'est bien pour ça que je suis là au fond, pour la laisser partir. Oui, pour qu'elle puisse partir mais seulement en paix, en sachant tout ce que je ressens pour elle, tout en sachant tout ce que cela signifie pour moi.

Je la regarde un moment en silence. J'attends qu'elle s'inquiète de mon silence et que pour cette raison, elle lève les yeux pour croiser les miens. Et lorsque cela arrive, je déclare doucement : « S'il te plait... Lis ça. Lis ça et je te promets que tu partiras plus libre que tu ne le penses. » dis-je en lui tendant mon livre. Mon livre, celui que j'ai écrit. Mon livre, celui qui ne porte qu'un pseudonyme et non mon réel prénom. « Je sais que la philosophie ne t'intéresse pas, mais lis le s'il te plait. C'est le dernier service que je te demande. Lis au moins le chapitre 15. » Je crois bien que c'est la première fois que nous avons un échange aussi calme, aussi neutre et aussi... froid. Il n'y a plus cette chaleur qu'avaient nos baisers, ou bien nos rires. Il n'y a plus ces petits pics que je lui lançais à longueur de journée. Ou encore ces insultes qui cachaient en réalité des déclarations qu'elle ne semblait pas comprendre. Il n'y a plus cette passion qui me rendait fou, fou au point de tout envoyer balader. Il n'y a plus que ce silence, ce silence qui me torture et qui me rend tout aussi fou.

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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mer 28 Aoû - 0:43

« S'il te plait... Lis ça. Lis ça et je te promets que tu partiras plus libre que tu ne le penses. »

Libre ? Qu'est-ce qu'il y connait vraiment à la liberté lui ? La colère remplace doucement ma tristesse. Je me sens tellement honteuse et minable de me donner en spectacle ainsi devant lui. Il y a deux ans, ça l'aurait bien amusé. Qu'en pense-t-il maintenant ? Que représentent mes larmes à ses yeux aujourd'hui ? Après avoir perdu la passion, l'amour et l'espoir ?
« Je sais que la philosophie ne t'intéresse pas, mais lis le s'il te plait. C'est le dernier service que je te demande. Lis au moins le chapitre 15. »

Lire? Comment? Enfin, je sais comment lire mais pourquoi il me demande ça ? Comme si c'était le bon moment pour ce genre de choses ! C'est peut-être son délire à lui de sortir un bouquin pendant une crise mais pas le mien. Décidément, je me demande comment on a fait pour se supporter. Lire n'est pas une de mes passions. Du moins, avant de rencontrer Louis. Puis j'ai compris que beaucoup de choses sont plus simples à dire sans ouvrir la bouche. Que cette encre noire sur ce papier blanc, pouvait être plus prenante qu'un son. J'ai essayé de m'y mettre, d'écrire ce que je ressentais et pensais, mais c'était plus quelques prières pour grand-maman. L'écriture, c'est un peu comme une toile peinte, rien n'est réellement spontané, et l'idée repasse en boucle dans la tête jusqu'à ce qu'elle soit entièrement retranscrite sur un support. Quand on dit " je t'aime ", les mots filent si vite qu'on n'a pas le temps de les ressentir réellement, alors que si vous écrivez "je t'aime" ou que vous le peignez, chaque seconde à le penser fera l'effet d'une tornade dans votre coeur. Louis me faisait cet effet. Et cette tornade s'était transformé en ouragan, et bientôt en explosion solaire. De quoi me faire peur, et pourtant.

J'avais eu le malheur de détacher mes yeux du sol pour croiser son regard. Mon coeur se tord. Ma peau frissonne. Mes lèvres s'assèchent. J'ai l'air d'une pauvre pucelle devant son premier rencard.  J'ai envie de l'étrangler. Un livre ? Un cadeau d'au revoir ? J'ai envie de lui dire où il peut se le foutre. La colère ne veut plus me lâcher, j'attrape son livre en le lui arrachant presque des mains, le balançant sur la commode comme un vulgaire torchon.

C'est tout ce que t'as trouvé pour résoudre le problème ? Un livre ?!

Mon corps quitte vivement la porte sur laquelle je m'étais appuyée pour s'approcher de Louis, refermant davantage cette veste qui lui appartient sur moi. Ma gorge est serrée, ma voix tremble et je serre les poings pour ne pas craquer.

T'as fuis Louis ! Et maintenant tu oses revenir, me demander d'accepter un putain de cadeau d'adieu, parce que t'as pas les couilles d'affronter tes problèmes pour être heureux, bordel !

Ces derniers mois, je n'ai pas eu d'avis de Louis sur CE problème. Sur cet élément qui a tout fait chavirer. Moi, je sais juste que malgré la peur, ce que je ressentais pour lui était bien plus fort, ce problème n'était rien comparé au bonheur que j'éprouvais à ses côtés.

Mais ça, je ne lui ai pas dis. J'ai préféré attendre. Pour finalement sentir la colère et la rancoeur, remplacer l'espoir. Louis n'est pas un livre dans lequel on peut facilement lire, c'est plutôt un coffre, dont j'ai perdu les clés depuis ce jour. Ce jour dans la salle d'attente du labo.

Je lui en veux tellement d'avoir peur d'être heureux. Je m'en veux tellement d'avoir peur de lui dire, de tout lui dire. Ne me laisses pas partir. Tout se mélange, je dois partir, je le sais, je suis la responsable de douleur de Louis, si je devais être égoiste je resterai, mais justement, je ne suis pas égoiste. Que dois-je faire ?
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Louis Moreau-Leroy
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mer 28 Aoû - 17:00

Je me doutais que ça n'allait pas être facile. À vrai dire, je m'en doutais tellement que j'avançais à reculons. J'ai du mettre bien quarante cinq minutes pour me rendre de chez moi à chez elle, alors qu'habituellement - je veux dire par le passé - je n'en mettais jamais plus de la moitié. Joe est bouleversée. Des larmes se déversent sur ses joues et elle ne cache pas son malêtre. Et moi. Et moi, je reste impassible. Je reste calme et neutre, comme si tout cela ne m'atteignait pas. Alors qu'au fond, à l'intérieur, c'est tout le contraire. Mon coeur est vide. Tout est détruit. Je ne ressens plus rien. Je ne suis même plus capable de souffrir correctement depuis que je l'ai rejetée. Le soupçon d'espoir qui restait attaché à moi m'a abandonné le jour où j'ai appris qu'elle comptait partir, quitter Arrowsic et par conséquent abandonner l'idée que je pourrais un jour me raviser. En même temps, qu'est-ce que j'attendais ? Qu'elle reste là sagement, en pensant que je reviendrais un jour ? J'avais été clair, j'avais été précis. « Plus jamais » J'avais dit. Plus jamais tu n'auras un quelconque baiser, plus jamais je ne te prendrai dans mes bras, plus jamais je n'aurai envie de te regarder. Plus jamais, oui c'est ce que j'avais dit. Et pourtant, j'ai fait du chemin depuis.

« C'est tout ce que t'as trouvé pour résoudre le problème ? Un livre ?! » J'ai du mal à analyser ce que je peux lire dans ses yeux. De la peine ? Du dégoût ? De la colère ? De l'amertume ? Un mélange de tout ça, j'imagine. Je me doute qu'elle n'ait plus envie de me voir. Je me doute qu'elle n'ait plus envie d'entendre parler de moi, après tout ce que j'ai osé dire, osé faire. Je reconnais avoir l'air un peu con, à sonner à sa porte la veille de son départ, si tard le soir alors que le vent nous glace les entrailles. Il fait froid, il pleut quasiment sur le monde, comme dans nos coeurs. C'est trop tard, c'est ce qu'elle devrait dire. C'est trop tard, vas te faire foutre Louis, c'est ce que je mérite d'entendre. « T'as fuis Louis ! Et maintenant tu oses revenir, me demander d'accepter un putain de cadeau d'adieu, parce que t'as pas les couilles d'affronter tes problèmes pour être heureux, bordel ! » J'ai envie de lui hurler dessus à mon tour. De lui hurler dessus et de lui dire de lire ce putain de livre. Ce putain de livre éclatant de vérité, de notre vérité. J'ai envie de lui dire que je l'ai écrit, pour elle. J'ai envie de lui crier que j'ai cessé d'avoir peur du bonheur, que j'ai simplement accepté qu'il puisse ne pas être pour moi. Et je vois dans les yeux de Joe, dans son regard, que j'ai raison de penser ça. Elle me déteste. Elle me hait. Presque autant que je l'aime.

« Ecoutes. J'ai lu ce livre et j'ai compris qu'il pourrait t'aider à mieux me comprendre. Je veux juste que tu partes la conscience tranquille. Il fallait que je te vois ce soir, que tu le veuilles ou non. Si j'ai compté pour toi comme tu as voulu me le faire croire. Si tu es bien la Joe que je crois avoir connu, tu liras ce livre, tu feras ce que je dis. Libre à toi de le jeter, de le brûler, mais tu ne me comprendras jamais et tu réduiras à néant ce que j'ai bien pu faire dans le noir. Tu peux bien faire ce que tu veux, tu es libre Jo'. Et si tu ne le lis pas, c'est que tout ça n'en valait pas la peine. » Je parle sans chercher à être compris. Je sais pertinemment que Joe ne comprendra pas mes sous entendus. Elle ne peut comprendre qu'en lisant, qu'en acceptant de se souscrire à ma dernière requête.

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Joe A. Schiele
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Dim 1 Sep - 22:49


« Ecoutes » Non, j'en ai ni la force ni l'envie. Mais ma crise précédente m'a épuisée, alors mes èvres restent scellées, et je me contente de baisser de nouveau les yeux, l'écoutant. « J'ai lu ce livre et j'ai compris qu'il pourrait t'aider à mieux me comprendre. Je veux juste que tu partes la conscience tranquille.» C'est pas en faisant la lecture que je partirais le sourire aux lèvres, il le fait exprès ? « Il fallait que je te vois ce soir, que tu le veuilles ou non. Si j'ai compté pour toi comme tu as voulu me le faire croire. Si tu es bien la Joe que je crois avoir connu, tu liras ce livre, tu feras ce que je dis.» Ca sonne comme un ordre. Louis, je te connais maintenant, ou du moins je le pense. Ce n'est pas un conseil que tu me donnes là, ni même pour moi-même. Si tu veux que je lise ce livre, c'est dans ton intérêt, ça a toujours été comme ça. Je t'aime égoiste, égocentriste, arrogant et impulsif. Mais maintenant, pourquoi veux-tu que je lise ce livre ? En quoi ça pourrait t'intéresser ? « Libre à toi de le jeter, de le brûler, mais tu ne me comprendras jamais et tu réduiras à néant ce que j'ai bien pu faire dans le noir. Tu peux bien faire ce que tu veux, tu es libre Jo'.» Libre. Pourquoi ce mot me donne des frissons quand il sort de la bouche de Louis ? «  Et si tu ne le lis pas, c'est que tout ça n'en valait pas la peine. » "Ca". Le résumé de cette relation qu'on a entretenue depuis quelques mois. Du petit bout de chemin qu'on a fait ensemble.

Je n'arrive pas à tout comprendre. Pourquoi faut-il toujours qu'il s'exprime sous forme d'énigmes ? J'ai l'impression d'avoir affaire à un coffre oui, avec un cadenas, un gros cadenas avec un code composé de cent chiffres. Quand il finit son discours, ma seule première réaction était d'observer le livre que j'avais envoyé sur la commode. Je déglutis. Ca me fait peur. Comme si j'allais y trouver des choses que je ne devrais pas savoir. La peur et la passion. Aussi deux mots qui résument notre relation. Il sait très bien. Il sait que je le lirais. Juste parce que je veux savoir ce qui le met dans cet état.

Comment tu sauras que je l'ai lu puisque je-je pars demain matin à l'aube ?

J'insiste sur chacun de mes mots. L'aube. Lui faire comprendre que là, tout de suite, c'est la dernière fois qu'on se voyait. Si ça ne lui fait aucun effet, moi, ça me donne la nausée en plus d'avoir les larmes qui me montent aux yeux. Je n'ai pas envie de craquer devant lui. Moi aussi je peux me contenir. Je passe près de lui, épaule contre épaule pour ainsi dire. Je file dans la cuisine pour lui tourner le dos et me servir un verre d'eau au robinet.

Tu fais chier Louis . . . - je murmure, en espérant qu'il n'entende pas- . . J'étais vraiment bien avec toi . .  Je comprends plus rien . . .

Ma gorge est sèche. Mon ventre est noué. Je vide le verre, avant de le reposer lourdement dans l'évier. Je reste dos à lui, m'essuyant les lèvres humides. Remettant en place sur mes épaules la veste que je lui ai empruntée quelques semaines avant. Quand on passait nos journées ensemble. Quand on passait notre temps à se taquiner, à jouer, à parler, à faire l'amour. Parfois durant des heures. Parfois à ne plus savoir s'il faisait jour ou nuit. Parfois à s'en couper du monde. Parfois à en mettre la maison à l'envers. J'avais goûté à un degré de plénitude, à en rendre jaloux tous les bouddhistes du monde réunis.

J'étais bien. Ca me rend furieuse de tout perdre. De le perdre. J'ai juste envie d'aller fermer ma porte à clé ( comme la première nuit qu'il a passé ici ). J'ai juste envie de partager ma dernière nuit ici avec lui. Mais ma conscience m'étrangle à cette idée.
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mar 3 Sep - 16:00

Cette situation m'horripile. Je me sens mal, pas à ma place, pas le bienvenue. Toute trace d'assurance s'estompe lentement et je me retrouve totalement nu face à Joe. Elle n'est pas plus rassurée que moi de toute évidence. Son pouvoir réside simplement dans culpabilité destructrice. Je m'en veux de l'avoir rejetée. Je m'en veux d'avoir refusé qu'on affronte le problème ensemble, notre problème. Je m'en veux d'avoir réduit ce que l'on avait vécu à néant. Je m'en veux terriblement pour tout ça et je compte bien ramper autant que je le peux pour rattraper ça. Même si aujourd'hui Joe ne semble pas comprendre, je sais que ce n'est qu'une histoire de quelques heures. Demain, elle aura nos destins entre ses mains, elle aura compris.

« Comment tu sauras que je l'ai lu puisque je-je pars demain matin à l'aube ? » Elle est loin, très loin de se douter ce que contient ce livre de toute évidence. Elle n'a absolument pas conscience que cela pourrait tout changé. Et tant mieux, après tout. « Je le saurai, crois moi. » dis-je avec une assurance déguisée. Je fais tout pour garder un semblant de dignité. Je fais tout pour ne pas craquer devant elle et ne pas abaisser ma garde. Je considère que ce n'est plus nécessaire, pas à ce point précis de notre relation. Bientôt elle connaîtra mes plus sombres secrets et mes pensées les plus éclairées. Bientôt.

Alors qu'elle s'éloigne tout à coup. Je l'entends murmurrer quelques mots. D'abord, je décide de ne pas la suivre. Je décide d'accepter cette soudaine distance mise entre nous, cette coupure dans notre conversation. Mais après quelques secondes de silence, je ne tiens plus. Je la suis dans sa cuisine. Elle boit doucement. J'ai la gorge déssechée moi aussi, toute cette situation me rend malade. Et apparemment je ne suis pas le seul. « Je vais te laisser Joe. » je chuchote presque. « Mais puisqu'il semblerait que c'est un adieu, s'il te plait, laisses moi t'embrasser une dernière fois. » Et sans lui laisser ni même le temps, ni même l'occasion de refuser, je me colle tout entier contre son corps et je m'empare de ses lèvres, doucement. Cela ne dure que le temps de quelques secondes que déjà, je pars. Quelques secondes iréelles et au dessus du temps. Quelques secondes qui m'arrachent ce qui me reste de coeur et qui me donnent envie de tellement plus. Quelques secondes que je stoppe brusquement pour marcher dans le noir glaçant de la nuit.

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Joe A. Schiele
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Dim 8 Sep - 19:23

« Mais puisqu'il semblerait que c'est un adieu, s'il te plait ... » Je n'ai pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, Louis était déjà dans mon dos. Et mon seul réflexe a été de me tourner face à lui. Mon souffle se coupe. Les quelques centimètres de distance entre nos corps me fait perdre pied. «Laisses moi t'embrasser une dernière fois. » Non. C'est sûrement ce que j'aurais du répondre. Mais le temps, l'envie m'en ont empêché. Mon coeur explose dans ma poitrine. Mes mains se crispent le long de mon corps. Mon corps est chaud. Je ne réalise que quelques instants plus tard. Ce baiser. Sûrement le plus triste. Ce baiser au goût poison vient de tuer ce qu'il restait de colère en moi.

Louis est parti. Je n'ai pas eu la force de le retenir. Je suis restée de longues minutes figée contre le plan de travail dans ma cuisine. Dans la position dans laquelle il m'a quittée. Complètement ailleurs. Cherchant encore à rester debout grâce au souvenir de ce baiser.

«Et si tu ne le lis pas, c'est que tout ça n'en valait pas la peine.» Une prise de conscience. Ca n'était peut-être le mot qui décrivait notre relation, mais peut-être sa venue ici ce soir. J'ai le cerveau complètement retourné. Je n'arrive même pas à me poser les bonnes questions, alors pour en trouver les réponses ...

Charlie s'active à l'entrée. Merde avec tout ça j'ai complètement oublié de le sortir. Le pauvre. Je suis vraiment conne.

Attends mon gros ... T'énerves pas comme ça je vais ouvrir !

Il est tellement énervé qu'il cogne contre le meuble à l'entrée, faisant tomber quelques babioles. Je lui ouvre la porte et je le vois déjà courir dans le jardin. La fraîcheur du soir me claque le visage, j referme la porte. M'accroupissant pour ramasser ce qu'il vient de faire tomber, je découvre ce fameux livre. La couverture ouverte sur quelques mots. « À Joe, pour m'avoir inspiré le dernier et plus important chapitre. » C'est quoi ce bordel ? Pourquoi c'est mon prénom que je lis là ? Je délire ? Je relis plusieurs fois pour être bien sûre de voir ce que je vois.





Le soleil se lève.


Je n'ai pas dormi. La pluie cogne contre les fenêtres. Cette nuit, je l'ai lu. J'ai lu ce fameux livre. L'histoire d'un oiseau en cage. "De Jonathan Alberson". Tu parles. Louis, quel idiot. C'est toi. Tous ces mots, toutes ces pensées, ce sont les tiennes. Celle d'un oiseau en cage. Tu parles de liberté, de notre liberté. De cette notion utopique qu'on ne contrôle pas, qui ne nous appartient peut-être pas. De cette société qui nous la vole, des codes qui nous enferment. Des jugements des autres. Ces choses qui me sont plus ou moins étrangères. Moi qui me suis donnée le droit de ne plus écouter cette société, moi qui aie essayé de d'apprendre à te boucher les oreilles à ces jugements.

«L'amour et la liberté». Le dernier chapitre. J'y ai lu chaque mot des dizaines de fois. Le chapitre dont je suis l'inspiration. J'en pleurs encore. Et en traversant les rues résidentielles sous la pluie, le livre serré contre moi et un parapluie dans l'autre main, j'arrive devant la porte de chez la tante de Louis. J'en ai oublié mon départ d'Arrowsic. Plus question de partir. Il le savait. Mais je ne peux plus ressentir de colère envers lui. Mon coeur est plein. Plein d'amour et d'espoir.

Je frappe doucement. Resserrant le livre contre ma poitrine. Le parapluie encore au dessus de ma tête. J'ai enfilé un petit short en jean, en gardant la veste de Louis comme haut. Mes cheveux sont tout juste coiffés, j'ai l'air d'une sdf. Mais qu'est-ce que je m'en fous ! Ouvre moi Louis.


Tu l'as enfin compris. Le bonheur, la liberté, l'amour, ces mots sont des synonymes. Moi qui aie passé tant de temps à explorer le monde en pensant que j'étais libre. C'était faux. Cette longue solitude n'était pas une liberté. Rien de ce que j'ai fais avant de rencontrer Louis ne m'a rendue heureuse. Ce n'est pas ce que tu fais, ce que tu as qui te rendent heureux. C'est ce que tu donnes et qu'on te donne en retour, c'est l'amour. C'est niais ? Rien à foutre. Simplement au stylo noir, j'ai modifié tes écrits. Juste que je trouve que ça rend mieux. Juste pour te faire chier Louis. Alors ouvre cette porte que je te montre cette petite lettre que j'ai modifiée.

   
« L'amour eSt la liberté.

Certaines personnes se considérant comme des « handicapés sentimentaux » vous diront que l'amour n'est qu'une prison dorée. Il faut se déguiser, agir selon les désirs de l'autre pour plaire. On ne peut être aimé qu'en respectant tous ces codes que nous imposent la société - dont nous avons parlé précédemment. En réalité, c'est totalement faux. Il suffit pour cela de trouver la bonne personne, celle qui nous correspond et qui saura nous accepter tel que nous sommes. Le jour où l'on trouve quelqu'un qui veut bien chercher à nous comprendre, qui ne nous demandera jamais de changer et qui nous aimera aussi bien pour nos défauts que nos qualités, il ne faut pas la laisser partir. À ce moment là, l'amour devient une liberté : la liberté d'être soi même et d'être aimé pour cela. »



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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mar 17 Sep - 17:06

Ça passe ou ça casse. Voilà ce que je me suis dit en allant chez Joe. C'était ma dernière chance et je me devais de la saisir. C'était ma dernière chance avant que ce soit trop tard, avant qu'elle parte. J'ai vraiment attendu le dernier instant, j'ai hésité jusqu'à la dernière seconde n'étant absolument pas sûr d'être prêt à assumer les conséquences au cas où elle refuserait le livre, au cas où cela ne la toucherait pas, au cas où elle voudrait partir malgré tout. Le rejet, oui le rejet c'est ça au fond qui me fait le plus peur. Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas le contrôle de la situation, pour la première fois de ma vie la décision n'est pas entre mes mains. C'est moi qui ai toujours tiré les ficelles, incapable de lâcher prise. Mais cette fois, c'est différent. Cette fois, je me suis senti prêt à lui laisser le choix, à l'écouter plus que je ne m'écouterais. Parce qu'au fond, c'est aussi ça l'amour, c'est se laisser aller à l'autre, lui faire confiance et lui confier son coeur. Je suis prêt pour ça, je crois.

Je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit. Je n'ai cessé de penser à elle. Je n'ai cessé de me demander si elle avait fini par lire ci fichu bouquin, si elle avait compris et puis ce qu'elle en pensait. C'est devenu une obsession. C'est devenu quelque chose qui me tournait dans la tête à vive allure, quelque chose qui me rendait fou. Et puis, il y a eu les souvenirs, la nostalgie des débuts, de la bonne époque et quand tout a basculé. Je me souviens de chaque détail, de chaque baiser, de chaque mot échangé. Je n'ai rien oublié de Joe et je n'oublierai jamais rien.

Il est six heures du matin. La maison est silencieuse, tout le monde dort. Pas moi. J'en ai marre de tourner en rond dans ma chambre. J'en ai marre de sentir ce putain d'enfermement. J'ai besoin de courir, j'ai besoin de prendre l'air. J'enfile un bas de training et un sweat. Il fait froid, il pleut, mais tant pis. J'ai juste envie et besoin de sortir. Plus que tout. Je mets mes running et j'attrape mes clés et mon téléphone portable. Je le consulte avant de l'enfouir dans ma poche : pas de message. Je n'avais pas osé le regarder depuis mon retour de chez ma belle blonde, de peur de ce que je pourrais y découvrir. Mais au final, il n'y a rien. J'ouvre la porte fenêtre qui donne accès aux escaliers à l'arrière de la maison et je sors sans un bruit. Et là, tout à coup, je découvre une silhouette que je connais, une silhouette assise sur les escaliers en bois, la tête dans les mains. Le livre est là, à ses côtés. Je devine qu'elle l'a lu grâce aux quelques pages légèrement écorchées. « Joe... » je murmurre. Je m'approche d'elle. Je lui tends ma main. Elle l'a saisi. Elle semble frigorifiée, elle semble terriblement fatiguée. « Je pensais que tu étais déjà partie. » Je l'aide à se relever et je l'attire vers moi. « Viens. » Et j'ouvre à nouveau la porte pour la laisser entrer un instant.

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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Ven 27 Sep - 18:57

« Je pensais que tu étais déjà partie. »
Le froid avait eu l'effet d'anesthésiant sur moi, je ne sentais plus le bout de mes membres, et je crois même mettre endormie quelques instants assise sur les marches de l'escalier. Mon parapluie encore ouvert au bas des marches, mes cheveux trempés par la pluie, mes lèvres tremblantes, mes jambes également, et la main de Louis dans la mienne. Cette infime chaleur me réveilla. Du moins sur le coup je n'étais pas sûre de réaliser ce qui se passait. Je ne sais même plus comment malgré le froid et la fatigue j'ai su me redresser sur mes jambes pour suivre mon auteur préféré chez lui. Contre lui, je n'aurais jamais cru oublier aussi rapidement la douleur du froid. Mes mains glissèrent dans son dos alors que je m'accrochais à lui comme si ma vie en dépendait. C'était le cas. Tout mon corps et mon âme sont devenus dépendants de lui. J'avais beau faire la forte tête et dire que je pouvais partir comme ça en laissant tout derrière moi, c'était faux. Comment j'ai pu vivre sans amour ? Non, tout ça était beaucoup plus simple avant de le rencontrer, et maintenant que je le connais, je ne peux plus m'en passer. Je ne sais pas si c'est une bonne ou mauvaise chose, mais j'adore ce sentiment autant qu'il m'effraie. C'est cet équilibre parfait entre passion et peur qui fait battre ainsi mon coeur.

La porte derrière nous est encore ouverte, je peux entendre la pluie claquer le sol, je peux entendre le coeur battre dans la poitrine de Louis. J'ose enfin redresser le visage pour tenter de prendre connaissance de l'expression sur son visage. Je me souviens de son livre. Des mots tapés à la machine sur le papier, de ces mots qui m'étaient indirectement destinés. Et je ne peux m'empêcher de le désirer, plus encore . Je n'ai plus envie de réfléchir, de partir ou de lui faire la moral. Mes lèvres se pressent contre les siennes, j'en oublie de tout lui dire. Il doit le savoir. Il doit tout savoir à travers ce baiser. Je ne pars plus. Je reste à Arrowsic. Et j'ai l'impression de mieux comprendre comment fonctionne ma petite tête de démon, Louis. Je lui souris alors que je me détache doucement, reprenant conscience de l'endroit où nous sommes. Chez lui, dans son entrée.

Je voulais pas déranger ... Je suis juste passée te dire ...

Et là. Tellement de mots et de souhaits se bousculent dans ma tête. "je t'aime". "je reste". " recommencons tout à zero". "reste avec moi".

Merci ...

Mon regard chuta au sol alors que je soupirais, détendue et réchauffée à l'intérieur. J'avais tout de même honte d'être venue jusqu'ici. J'avais pas pensé au fait qu'il pourrait ne plus vouloir me voir après ce que j'ai pu dire hier. J'avais pas pensé à cette option, mais j'étais prête à envisager sa décision.
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Lun 30 Sep - 18:54

Nous rentrons à peine à l'intérieur de ma chambre que, déjà, je la serre dans mes bras. Je la serre fort, très fort, comme si elle allait m'échapper d'un instant à l'autre. J'étais persuadé qu'elle partirait quand même. J'étais persuadé que c'était trop tard, que je ne la reverrais plus, que ma minable tentative n'aurait aucun effet sur elle. Mais il faut croire que ça en a eu un. Au moins un petit, puisqu'elle est là avec moi. Je n'ose même plus bouger, de peur de me réveiller. Tout cela semble irréel. J'étais persuadé, réellement persuadé. Enfin, je m'en étais persuadé tout seul. J'avais travaillé dur pour y croire, pour ne pas être déçu. J'avais tout fait pour ne pas imaginé une fin heureuse à cette histoire. Il faut croire que je n'ai pas eu assez confiance en elle, ou en moi. Il faut croire que je me déteste tellement pour ce que j'ai pu lui faire que je ne pouvais croire qu'elle aurait une quelconque force pour me pardonner. Je m'étais jugé coupable cette fois.

Joe m'embrasse. Elle m'embrasse comme si c'était le premier de nos baisers : timidement, affectueusement, ayant perdu l'assurance d'antan. Ce baiser n'a rien avoir avec celui que nous avons échangé la veille, celui qui était pourtant sensé être le dernier. Je me délecte de cet instant, de ce partage, de cette douceur. Je m'en délecte en sachant pertinemment que j'en aurai probablement d'autres, mais rien n'est jamais gravé dans le marbre. Ça je l'ai bien appris à mes dépends. Donc je profite de ce baiser comme si ce serait le dernier. Je prends à présent la décision de le faire à chaque fois. J'aimerais prolonger ce baiser, j'aimerais l'empêcher de se détacher de moi, là, tout de suite, mais je suis toujours aussi peu capable de bouger. Même ne serait-ce qu'un peu.

« Je voulais pas déranger ... Je suis juste passée te dire ...» commence-t-elle tout doucement, d'une voix extrêmement faible. Elle semble bouleversée, complètement bouleversée. Je ne dis rien, je ne veux pas la brusquer. Je la laisse venir à son rythme. « Merci... » finit-elle par lâcher alors que ses yeux fixent le sol. J'attrape son visage entre mes mains et je la force à me regarder. Elle n'a pas à être honteuse. Je devrais l'être. Je le suis. « Merci ? » je demande tout doucement. « Tu l'as lu... C'est moi qui doit te remercier il me semble. » Je murmurre.

Je marque une pause. Le silence s'installe le temps d'une demi minute. Nous nous regardons simplement dans les yeux. Les miens brillent comme des étoiles et les siens reflètent toute sa beauté. Je comprends alors que c'est le moment parfait, le moment clé pour dire quelque chose que j'aurais du lui dire il y a déjà bien longtemps.« Je t'aime. »

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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Lun 7 Oct - 22:29


« Tu l'as lu... C'est moi qui doit te remercier il me semble. » Peut importe qui devait dire merci, peut importe tout ça. Je ne voulais plus en arriver à tant de larmes, je ne voulais plus penser le quitter. Ce caprice résonnait dans ma tête, ne plus le quitter, c'était comme si je réalisais à nouveau fortement mes sentiments pour Louis. De l'amour, celui qui brille, celui qui brûle. Je sens ses mains entourer mon visage, et son regard chaud se poser sur moi, dans le mien. Nous sommes là comme deux idiots à nous regarder sans oser prendre la parole durant un long moment. Ma tête est vide, j'ai tellement d'envies qui se bousculent dans mon corps, mais peut-être qu'il était trop tôt pour me jeter à son cou ? Dans les films, ils font quoi dans ces moments ? Merde, je m'en souviens plus. Dans Titanic, il meurt. C'est pas le bon exemple.

Louis ...

Je ne sais pas ce que j'ai voulu dire. J'ai juste voulu soupirer, mais son prénom était trop présent dans mon crâne, mes lèvres l'ont soupiré. Et puis mes mains glissent contre les siennes, nos doigts s'entremêlent. Je voudrais qu'il m'enlace aussi fort qu'il le peut. Je n'ai même plus conscience du lieu dans lequel on est. Sa chambre ? Ca doit être la première fois que j'y mets le pied. Et tout ce qui m'intéresse ici c'est lui. Juste encore plonger dans ses yeux quelques instants. Encore quelques instants. Je perds le sens de la réalité. Il prononce des mots qui me semblent incompréhensifs. Et pourtant je les connais, c'est ceux que j'aurais voulu lui dire, depuis trop longtemps. Deux mots. Mon coeur s'emballe et bat de plus en plus vite, je comprends que je ne rêve pas. Il m'aime. Il m'aime enfin. Ca ne me fait plus peur, j'ai envie de pleurer. Ca semble si niais, mais les larmes creusent mes joues étirées par mon plus beau sourire. Je suis gênée, je me love dans ses bras, contre son torse chaud.

J'essaie de calmer mes sanglots, alors que ma bouche s'ouvre enfin pour remplir mes poumons d'air frais, avant de lâcher un simple « je sais », amusée, taquine comme toujours. Mais tout en me replongeant contre lui, je murmure ma réponse, tout bas, comme pour me le faire aussi comprendre.

Moi aussi ... Je t'aime Louis ...

Des minutes, des heures, je ne sais même plus. Je me détache de mon écrivain et essuie mes yeux humides et fatigués. Mes lèvres se pincent. J'ai envie de me foutre des claques. Comment je peux en avoir envie dans ce genre de moment ? Dans les films ils ne couchent pas après des retrouvailles. En même temps aux retrouvailles c'est la fin du film, alors peut-être qu'au générique ils baisent ?

Il est encore tôt ... Je voudrais pas réveiller ta tante et ta cousine ... Si c'est pas déjà fait  ...
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mer 16 Oct - 13:42

Quelque part c'est parfois quand tout espoir nous quitte, que le meilleur arrive. Je n'y croyais plus. Je ne pensais plus que ça arriverait. Joe était partie. Joe n'avait pas été touchée par mon geste, par mon message ou bien elle ne l'avait tout bonnement pas compris. C'était ce que j'avais pensé en me réveillant ce matin et en voyant que je n'avais pas de nouvelles. J'avais réussi à m'en persuader. J'avais presque réussi à l'accepter. Je savais que c'était un risque, je le savais depuis le début. J'ai essayé quand même. Et là, au final, Joe est tout près de moi, elle est dans mes bras. Je la sens entre mes doigts, sa chaleur me réchauffe et son souffle régulier me rassure. Joe est bel et bien là. C'est irréel.

Je lui dis ces deux mots, ces sept lettres. Je t'aime. Je le lui dis enfin, après tout ce temps. Je lui dis et je me sens soulagé d'un poid. Parce que ça fait du bien de se sentir aimer, certes. Mais c'est encore mieux d'aimer, d'aimer pleinement et sans aucune retenue. Ce que je suis enfin prêt à faire. « Je sais » dit-elle amusée. Mais je sais que ça lui fait plaisir malgré tout. J'en suis persuadé. « Moi aussi ... Je t'aime Louis ... » chuchote-t-elle d'une voix à peine inaudible. Elle non plus n'est pas habituée aux grandes déclarations. D'ailleurs, ce n'est pas ce que l'on fait, non, on se contente de se dire que l'on s'aime. Simplement ces deux petits mots, parce que c'est largement suffisant.

Je l'embrasse à nouveau et cette fois sans aucune retenue. Et elle me le rend bien. Joe prolonge ce baiser et le rend des plus fougueux. J'ai envie d'elle. Ça me prend comme ça, fortement. C'est un désir que je n'ai plus ressenti depuis longtemps dans ma dure et longue période de dépression. « Il est encore tôt ... Je voudrais pas réveiller ta tante et ta cousine ... Si c'est pas déjà fait ... » dit-elle entre deux baisers brûlants. Je la fais taire en m'emparant à nouveau de ses lèvres. Je la pousse lentement vers le lit et je m'allonge sur elle en l'empêchant de bouger. « On s'en fout, j'ai trop envie de toi Joe... » dis-je quasiment comme un supplice. Je passe ma main sous son pull et je caresse doucement sa poitrine.

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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Lun 21 Oct - 8:43

J'ai tellement confiance en lui, du moins maintenant, que je ne me méfie même pas quand il me fait reculer vers son lit. J'y chute alors en fermant fermement les yeux, soupirant doucement quand son corps vient s'imposer sur le mien. Venait-il de lire dans mes pensées ? Dans ces vicieuses choses. Je n'arrive pas à croire que ce qui se passe est réel, il y a encore quelques heures j'étais sur le point de tout quitter, de le quitter. Et là, je me retrouve dans son lit, pour la première fois, comme une première émotion, comme ma toute première fois. Mais je n'ai pas encore envie d'y repenser, à ma première fois, ça remonte et le cadre n'était pas le même. Ca n'était pas Louis.

Quand le soleil se lève, ses rayons percent les volets pour chatouiller nos visages. Je n'ai plus la notion du temps, je ne vois que ses yeux. Je ne vois que lui. Sous mon pull, contre ma peau encore froide de la précédente pluie, je sens sa main. «On s'en fout, j'ai trop envie de toi Joe...»
J'ai besoin de lui dire que c'est réciproque, que mon cœur est tout à lui, autant que l'est mon corps. J'ai l'impression que nous ne sommes pas doués pour les longues phrases, pour les discours. Et qu'à la place de quelques mots, on se simplifie la vie au lit, à s'enlacer, à s'embrasser, à baiser. Je préfère les caresses à de futiles mots, peut être un tord, mais jusqu'ici les gestes m'ont rendues heureuse.

Heureuse. Ce mot, longtemps j'en ai cru connaître le sens, en voyageant dans le monde, en pensant être libre. Mais c'était faux, le vrai bonheur n'est pas dans les voyages, dans la liberté telle qu'on peut l'entendre. Le bonheur c'est à deux que je l'ai découvert, c'est avec Louis que j'en ai compris la signification. Tout comme Egon Schiele, à la fin de sa vie mon arrière grand-père a compris trop tard, ce que nous humains, devions faire sur cette terre, ce dont nous avions besoin pour vivre : boire, manger, aimer et être heureux. Tout le reste n'est que artifice, des paillettes qui vous font oublier vos maux quelques instants. Alors que le bonheur est si simple à comprendre. Ce matin je le comprends, dans les bras de mon écrivain, contre ce corps perturbateur.

Malgré mes doigts qui viennent soulever son haut pour le lui retirer, malgré mes lèvres qui s'échouent contre sa gorge encore tremblante et chaude, malgré mes soupirs à son oreille, et malgré mon corps déjà épris d'un langoureux déhanchement, cette pensée, cette lourde pensée me revient en tête. Mes mains stoppent alors Louis, tout contre son torse. Je bafouille avant de trouver le souffle et les mots.

On peut pas le faire …

Je culpabilise. Je me souviens comment toute cette précédente merde est arrivée. L'origine de tout ce mal, je le sais, c'est moi. Moi et mon irresponsable imprudence. Je l'ai entrainé avec moi dans cet enfer sans issue, nous sommes condamnés, et tout est de ma faute. On aurait du faire attention, ce matin je me souviens de notre erreur. De notre première fois ensemble, on était ivres, on ne faisait pas attention, on ne s'est pas protégés.

On peut pas … On peut plus ….

Je ne sais pas justifier toute cette tristesse que je ressens à cet instant, mes mains se joignent contre mon visage, je ne veux pas qu'il me voit comme ça, encore en train de chialer. Je ne veux plus lui faire de mal, le blesser ou risquer qui lui arrive encore quelque chose par ma faute. Si on cède encore ce matin, c'est donner raison à cette merde qui nous arrive, c'est ne pas s'en inquiéter, c'est faire comme si tout allait bien, ou faire comme si on n'avait pas compris la leçon ?

Tu veux encore de moi ? Recommençons tout … Tout comme il faut cette fois …
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Sam 9 Nov - 18:10

Elle semble céder. Elle semble doucement et lentement céder... Elle cesse toute résistance et devient même de plus en plus entreprenante. Elle me retire mon t-shirt et me couvre de baiser brûlants, mêlés à des caresses délicieuses. Je me délecte de cette chaleur suppliante qui couvre l'ensemble de mon corps. Je n'ai qu'une envie, je n'ai qu'un désir : sceller nos deux corps et oublier à jamais tous les évènements de ces derniers mois. Je veux juste avancer, avancer à la vitesse de la lumière, effacer rapidement tous ces pas en arrière que nous avons fait. Je retrouve doucement ma Joe, celle qui m'a fait craqué, celle dont je suis tombé amoureux. Je ne la lacherai plus.

«On peut pas le faire » dit-elle soudain. Je m'arrête net. Elle a envie, ça se voit, ça se sent, mais quelque chose, un je ne sais quoi la bloque et l'empêche de s'abandonner à moi entièrement. « On peut pas... On peut plus... » ajoute-t-elle après quelques secondes. Elle tremble. Je peux le sentir contre ma peau, ces frissons qui sont les siens. Je me blottis contre elle, je la serre fort, sans rien dire. Pour la rassurer, pour me rassurer. Je ne veux plus la perdre, je ne veux plus qu'elle m'échappe. Je ne comprends pas tout de suite ce qu'elle veut dire, puis j'y réfléchis et la réponse me parait évidente. Je m'énerve presque, je ne veux plus en parler, je ne veux plus y penser, je veux enterrer cet épisode, même si le problème restera toujours là. « On s'en fiche Joe. N'en parlons plus. » je chuchote à son oreille.

« Tu veux encore de moi ? Recommençons tout... Tout comme il faut cette fois... » dit-elle presque timidement. Je peux, dans ces quelques mots, ressentirent l'ampleur de la souffrance de Joe, du mal que je lui ai fait en la quittant et du ravage qu'a causé toute cette merde. Je ne peux que m'en mordre les doigts. « Bien sur que je veux de toi. Bien sûr que je veux tout recommencer. » Je ricane doucement, ayant une petite idée derrière la tête. Je me lève et me sépare de ma blonde. Elle se relève à son tour, vraisemblablement surprise. « Mademoiselle, vous êtes fort séduisante. Je ne vous connais pas, mais j'ai très très très envie de vous mettre dans mon lit, ici et maintenant. » je déclare avec un sourire de circonstance.

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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Jeu 14 Nov - 21:29


« On s'en fiche Joe. N'en parlons plus. »
Je sens mes mains quitter mes yeux humides, je ne sais même pas pourquoi je faiblis aussi vite. Avec Louis, je m'ouvre comme un livre, j'ose me montrer telle que je suis. Et je ne suis pas la femme forte comme je veux le faire paraître, je pleurs, je ris, je sombre parfois. Si les sourires sont aussi éclatants c'est parce qu'ils sont vainqueurs d'une période noire. Avec mon écrivain, je me sentais l'âme d'une guerrière, contre lui je savais que ça irait. Parce qu'à deux on peut surmonter cette merde. On peut la surmonter à quel prix ?
Louis, quant à lui, ne voulait plus y penser. Je ne m'attendais pas à ce qu'il tourne la page aussi rapidement, ou même qu'il la tourne tout simplement. C'était de ma faute, et de ce simple souhait qu'il me chuchote, je comprends qu'il me pardonne, et qu'il me veut encore. Mes larmes se réchauffent, je peux affirmer qu'elles coulent à cause de la joie que je ressens à cet instant. Je peux l'affirme, me l'affirmer haut et fort : je l'aime. J'aime Louis, et je me battrais pour nourrir ce profond sentiment.

Je le sens me quitter, il se redresse. Je peux admirer la finesse de sa musculature, son haut est encore entre mes doigts alors que je me redresse surprise de sa réaction. Il rit ? Il prépare quelque chose, je dois avouer que depuis le temps, je le connais. « Mademoiselle, vous êtes fort séduisante. Je ne vous connais pas, mais j'ai très très très envie de vous mettre dans mon lit, ici et maintenant. » Quel joueur ! Je ne peux m'empêcher de sourire, je me mords les lèvres. Il est adorablement charmeur. Il sait ce qui me fait craquer, son regard, sa voix, ses répliques. Lâchant son haut, je viens retirer la simple veste qui me couvre le buste ; restant assise sur le bord du lit, torse nu. Je joue, je réponds à ce qu'il vient de commencer.

Monsieur, on ne connait pas certes, et vous me paraissez bien audacieux pour vous adresser à moi ainsi. Mais je ne comprends pas pourquoi vous continuer de parler au lieu d'agir ! Attendez-vous ma permission ?

Je lâche un petit rire, déboutonnant le bouton de mon short en jean, avant de me pencher pour chopper mon sarcastique écrivain par la ceinture, le rapprochant de moi. Il se laisse faire. Je redresse la tête pour planter mon regard dans le sien, mon coeur s'emballe, le souffle coupé, je ne peux que murmurer. « Cette permission tu l'as ... »
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Louis Moreau-Leroy
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Dim 29 Déc - 23:40

Je ne peux refouler ce sourire qui lutte pour s'étirer sur mon visage. Je retrouve ce que j'affectionnais tant. Ce jeu, cette tension, ce coeur qui bat si fort en moi. L'excitation, l'adrénaline. Je retrouve Joe, la Joe dont je suis amoureux, qui me fait palpiter à chaque instant. Je retrouve Louis, le Louis que j'aime être à ses côtés : conquérant, séducteur et prêt à tout. Nous sommes puissants tous les deux. Je n'aurais jamais pu l'imaginer, non, jamais. J'ignorais qu'il était possible que l'union fasse réellement la force. Avant, j'étais réellement persuadé qu'on n'était jamais mieux servi que par soi même, qu'en restant seul on était sûr de n'être jamais déçu, de se protéger. Seul, je pensais qu'on était fort. Mais que fait-on lorsque la vie en a après nous ? Comment affrontons-nous les problèmes sans armes, sans aide ? On capitule, et puis c'est tout.

« Monsieur, on ne connait pas certes, et vous me paraissez bien audacieux pour vous adresser à moi ainsi. Mais je ne comprends pas pourquoi vous continuer de parler au lieu d'agir ! Attendez-vous ma permission ? » Sa voix est chaude, sa voix est séduisante. Elle me fait frémir de désir. J'ai un sourire en coin. Peut-être parce qu'elle est là, si belle, prête à s'offrir à moi. Peut-être parce qu'elle me rend fou à entrer dans mon jeu de fausse amnésie. Peut-être parce que je la désire plus que tout, tout simplement.

Elle rit doucement et déboutonne le bouton de son short en jean. Elle fait ça de manière terriblement provocante, ça me rend dingue. Je me fais violence pour ne pas lui sauter dessus tout de suite, histoire de faire monter la pression encore d'un cran. Elle attrape ma ceinture et me tire contre moi. Je sens son souffle chaud contre ma peau. Résister devient de plus en plus dur. « Cette permission tu l'as ... » Oui, résister est dur. Résister est impossible.
Je me laisse tomber sur elle, de tout mon poids et j'arrache sans peine son petit short histoire de sentir sa peau sous mes doigts rendus chauds par l'excitation. Je retire mon pantalon sans même lui laisser le temps de le faire pour moi. Alors que je m'apprête à retirer son t-shirt pour goûter à la douceur de sa poitrine, elle fait de même avec mon sweat, ce qui rend toute opération impossible. Nous rions doucement, légèrement gêné, comme deux adolescents surpris en pleine action. Mon regard est encré dans le sien et je comprends enfin ce regard qui m'avait si souvent troublé auparavant. Je profite de ce petit instant figé pour prendre les devants et lui arracher son t-shirt. « J'ai gagné, belle blonde. » dis-je avec un petit air de vainqueur. Sans plus attendre, je retire également mon sweat pour lui faciliter la tâche et je l'immobilise de mes deux bras. « Tu es toute à moi ma chérie. »

Afin d'éviter qu'elle puisse dire quoi que ce soit, je dépose mes lèvres tout délicatement sur les siennes avant de lui offrir un baiser beaucoup plus passionné. Puis, tout doucement, je quitte ses lèvres pour couvrir tout son corps de baisers brûlants. Mes mains, mes lèvres glissent, glissent toujours plus bas dans le but de faire jouir ma blonde.

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Joe A. Schiele
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Lun 6 Jan - 11:28


« J'ai gagné, belle blonde. »
Je le reconnais, il avait la main pour ça, pour gagner, pour me battre sur mon propre terrain. On était là, tous les deux, lui sur moi, sur son lit. Comment j'aurais pu imaginer ça un jour ? Etre ainsi dans ses draps, je peux sentir son odeur partout, sa présence m'entoure comme une bulle, je m'y sens bien. Il m'en a fallu du temps, pour me retrouver enfin chez mon écrivain. Je ne connaissais pas grand chose de sa famille, et là à vrai dire je m'en foutais de faire trop de bruit. J'espérais juste que ce moment ne soit pas interrompu. Mes mains remontent dans son dos quand il retire son pantalon. Je sens sa peau contre la mienne, ça m'échauffe doucement. On rit un instant, je peux pas croire qu'on soit si bien là. J'avais cru que tout ça aurait trouvé sa fin quand cette merde était arrivée. Jamais j'aurais pensé qu'on en serait là, à la défier. C'est ce qu'on faisait, et même sans le lui dire, j'avais peur. On venait de l'apprendre, et notre étreinte était nouvelle depuis qu'on le sait. Mon coeur battait à cent à l'heure, j'avais peur, j'étais excitée, je l'aimais. Pitié, arrête toi, je vais faire une attaque. Je crois que je suis morte une fois avant de revenir à la vie, pile au moment où ses doigts reprennent le dessus afin de me dévêtir de mon haut. La faute à moi de ne pas porter de soutien gorge, et sa faute de me  rendre dingue à retirer son sweat ainsi. Assis sur moi, j'en profitais pleinement pour remonter mes doigts contre sa musculature. Mon écrivain savait s'entretenir quand même. Je souris, contre ses lèvres, me laissant porter dans un langoureux baiser. Mes mains se logèrent sur son dos, je voulais que nos corps s'embrassent , s'embrasent.

« Tu es toute à moi ma chérie. »
Quand il quitta notre chaud baiser, je jetai mon regard vers le ciel, le plafond de sa chambre. J'épiais les bruits de la maison, au fond je n'étais pas sûre d'être à l'abri d'une interruption. Je m'en mordais la lèvre inférieure, Louis descendait les siennes de plus en plus bas. C'était un supplice, jamais je ne pourrais résister à ses attentions. A force de retenir le moindre bruit, je lâchai un long soupir sonore, j'en rougis tellement je n'avais pas fait preuve de discrétion. Mes doigts rejoignèrent la tignasse bouclée de mon diablotin. Il était trop bas, j'en serrai les cuisses encore couvertes de mon dernier tissu.

Ha . . Tricheur . .

Il fallait inverser les rôles, ce que je fis. Lui relevant son visage , je me redressai pour l'embrasser doucement, profitant de son inattention pour le renverser à son tour sur les draps encore tièdes.

Qui a gagné ? Ne me sous-estime pas Louis . . .  Tu me connais maintenant . .

C'était vrai, au niveau de tout ce qui se passe dans les draps, on se connaissait assez bien. Il savait ce qui me plaisait, et je savais aussi ses petits points faibles. Je voulais être la seule maintenant qui le connaisse ainsi, personne n'avait le droit de me prendre ce savoir. Si on me demande un jour ce que j'ai de plus que les autres, je voulais répondre " j'ai Louis ". C'était un caprice, que je ne comptais laisser à aucune autre fille, et c'est maintenant que je m'en rendais compte. Plus rien, et encore moins personne ne devait nous séparer. Et même si le temps en décide autrement, je veux toujours être près de lui, amie, amante, ennemie, peut importe, juste être près de lui.

Mes baisers se dispersent sur son ventre, son torse qui gonfle à chacune de ses lourdes inspirations. A mon tour, je descends, je ne perds pas de temps à lui rendre de chaudes attentions. Mes doigts s'accrochent au dernier tissu qu'il porte. Ne pas lui laisser le temps de contester, je dominai un court instant, c'était lui qui se retrouvait nu avant moi. J'en étais fière, mais rattrapée par l'excitation. Les longues minutes qui suivent n'étaient pesantes qu'en soupirs, qu'en gémissements, j'étais restée à genoux au pied du lit, rendant tout ce plaisir à mon râleur de service.

Me redressant finalement vers lui pour lui dévorer le cou d'humides baisers.  Je riais dans son cou, mes mains encore occupées à garder en ardeur son envie.

Alors looser . .  Qui a gagné ? mmh ? ♥ Si à la fin je gagne . .  Tu viendras habiter avec moi ?

J'avais lâcher une bombe, je n'avais pas pu attendre, je voulais connaître la réponse à cette question qui me brûlait les lèvres depuis trop longtemps.
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mer 5 Fév - 18:50

Le souffle de ma belle se fait de plus en plus haletant. À croire qu'elle ne parvient plus à me résister. J'en tremble de plaisir. Tout cela m'excite au plus haut point. Je compte me débarrasser de ce dernier bout de tissu qui l'encombre et de goûter à son intimité. « Ah.. Tricheur.. » dit-elle entre deux râles. Elle m'agrippe par les cheveux et me force à me relever, d'une manière plutôt sauvage, bien loin de me déplaire. Elle m'embrasse divinement bien. Son baiser est chaud, humide et il me rend fou. Joe profite de cet instant de faiblesse pour me faire basculer sur le lit. « Qui a gagné ? Ne me sous-estimes pas Louis... Tu me connais maintenant.. » dit-elle d'une voix envoutante. Bien sûr, Joe est animée d'une espèce de fierté, comme si elle refusait de se faire dominer par un homme. C'est quelque chose qui m'amuse d'ailleurs beaucoup, qui la rend absolument craquante. Pas très désireux de lutter, je la laisse me dominer et se délecter de ce renversement de situation.

Et comme pour me narguer, la belle blonde me fait subir le même sort. Vengeance ? Oh, non. Je pense plutôt à une envie de me rendre ce plaisir brûlant et saisissant. J'imagine également qu'elle cherche à me rendre fou, comme elle sait si bien le faire, afin de faire monter la température très, très très haut pour nos retrouvailles. Elle se relève tout à coup et rejoins mon visage pour m'embrasser à nouveau. Moi, je ne peux plus bouger, temps je suis prisonnier de ce trop plein d'excitations. Je n'en peux plus. Je n'en peux tellement plus que je crois que si je la pénétrais, je jouirais instantanément. « Alors looser... Qui a gagné ? Mmmh ? Si à la fin je gagne... Tu viendras habiter avec moi ? » Je suis complètement, totalement pris par surprise. Je ne m'attendais pas du tout à cela, à ce qu'elle dise quelque chose comme ça. Je reste muet et immobile. Joe me regarde, visiblement inquiète par ma réaction, ou plutôt ma non réaction. «Je...» je murmure. « Toi ? et moi ? Vi...Vivre ensemble ? » Je suis sonné. La température baisse d'un coup dans mon corps. Je réalise la portée de ces mots, de cette demande balancée en plein préliminaires. « Tu..Tu crois que ça pourrait marcher ? »

Je suis là, moi, Louis, complètement désarçonné par une petite blonde qui me pose une simple question. Je ne sais pas comment prendre la chose, comment y songer de manière calme et sans paniquer. C'est gros, énorme même de vivre ensemble. Bon, c'est vrai que je viens de lui faire la plus grande déclaration d'amour de ma vie. Je l'aime et je ne me vois pas avec quelqu'un d'autre, mais je viens tout juste d'accepter l'idée que nous soyons ensemble, vraiment ensemble. Et là, on ne se quitterait plus, jamais. On serait ensemble 24h sur 24. J'ai peur. Mais en même temps... J'en ai envie.

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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Sam 15 Fév - 19:44

« Tu crois que ça pourrait marcher ? »
Il a mis le point sur une évidence. J'avais parlé trop vite, et mes pensées, non mes désirs avaient passé la barrière de mes lèvres. Je me redresse doucement, toujours contre lui, notre passionnel instant se refroidit, mais étrangement je ne regrette pas. J'ai envie de connaître sa réponse, et visiblement ça le surprend, ça l'effraie peut-être ? Pitié Louis, ne me rejette pas à cause d'une simple proposition. Et puis on pourrait juste tester quelques jours, quelques semaines pour voir si on est fait pour vivre ensemble. Rien n'empêche d'essayer, donner une chance à cette nouvelle relation qu'on se donne aujourd'hui. Ca ne signe rien, ça ne veut pas dire qu'on va se marier, d'ailleurs je ne pense pas à ça. Juste que le savoir chez moi quand je rentre du boulot, savoir que chaque nuit je ne serais plus seule, savoir qu'on va partager quelques autres moments ensemble, savoir qu'on officialise notre relation, tout ça m'anime d'une grande impatience.

Ce n'est pas comme si je te demandai d'aller en prison Louis . . . - je ris doucement et glisse ma main contre sa joue, sa mâchoire, caressant sa chaude peau, sa barbe de 3 jours, c'est dingue comme ça peut lui donner cette animalité, ça s'ajoute à son regard malin - et oui, je pense que ça peut marcher, mais si tu as peur, on peut juste essayer quelques jours, je ne t'oblige pas, mais si tu perds mon cher, ça deviendra une obligation !

Je me redresse, assise sur son bassin, quand je me rends compte qu'il m'observe j'en rougis, encore aujourd'hui son regard et notre proximité me font de l'effet. Louis est cette personne, cet homme qui a mis la main sur mon corps, sur mon coeur, et je prie pour qu'il ne desserre jamais le poing. Je me rends compte aujourd'hui que le méchant garçon m'a attiré, que notre jeu du chat et de la souris m'a amusé, l'écrivain m'a séduite, les bas fonds m'ont endurci, mais que c'est Louis tout entier que j'aime. Aujourd'hui j'ai envie d'être dans sa vie, d'être une de ses préoccupations. Mes doigts s'emmêlent à ses mèches brunes, j'adore passer ma main dans ses cheveux, sentir sa peau frissonner sous mes ongles, Louis est terriblement attirant quand il domine, et tellement craquant quand il me donne l'impression de dominer.

Je préfère que tu ne dises rien que tu me dises "non" . .
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MessageSujet: Re: i love you, i love you and i don't know how to tell you. (joe)   Mer 12 Mar - 12:42

Joie, bonheur, confusion, tout se mélange. Je suis paralysé. Paralysé par cette petite blonde décidément pleine de surprises. J'en ai vécu des choses, j'en ai connu des difficultés dans la vie. Mais je n'aurais jamais cru me prendre une claque pareil. Joe, ma Joe, souhaiterait vivre avec moi. Il y'a encore quelques heures j'étais persuadé de ne jamais plus la revoir. Il y a encore quelques heures je me faisais à l'idée que je vivrais sans elle jusqu'à la fin de mes jours. Et là, tout est trop beau, trop... Non, ce n'est pas nous. Ce n'est pas ce à quoi je me suis habitué. On se courait après, on se rejetait, on se disputait, on se détestait, mais on s'aimait. Et là, elle veut vivre avec moi. Personne n'a jamais voulu vivre avec moi. Je n'ai même jamais pensé que l'on puisse m'aimer. Moi, Louis, cet imbécile. Et elle, elle veut vivre avec moi, pour de vrai.

« Ce n'est pas comme si je te demandai d'aller en prison Louis . . . » La prison. Elle semble oublier, moi je n'oublierai jamais. J'y ai mis les pieds, et pas qu'un peu. Non, vivre avec elle ne sera jamais comme la prison. Rien ne pourra jamais être comme la prison. « et oui, je pense que ça peut marcher, mais si tu as peur, on peut juste essayer quelques jours, je ne t'oblige pas, mais si tu perds mon cher, ça deviendra une obligation ! » Elle joue sur l'humour, elle tente d'alléger la chose. Je ne la blâme pas, au contraire. Je reste juste muet, toujours trop choqué pour répondre quoi que ce soit. Ce n'est pas tant l'idée de m'engager qui m'effraie tant, c'est simplement que... Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment elle peut m'aimer autant. Après tout ce qui s'est passé, tout ce qui a été dit. Je ne comprends pas. Et j'ai trop peur de la décevoir, trop peur qu'elle s'imagine que je suis ce que je ne suis pas. « Je préfère que tu ne dises rien que tu me dises "non" . . » Je la regarde, elle est penché sur moi et son regard est tendre, si tendre que je comprends que je n'ai pas à avoir peur. Je n'ai jamais triché avec Joe. Jamais. Depuis le début, nous sommes honnêtes, quitte à dire des vérités qui déplaisent. Nous ne jouons pas. Sauf à nos jeux à nous. Et c'est bien ça qui est beau. Nous nous aimons pour ce que nous sommes, et rien d'autre.

« Alors... Alors je dis oui. »

- FIN DU FLASH FORWARD -

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