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 “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia

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Felix Moorgate
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MessageSujet: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Ven 27 Déc - 21:01


J'avais probablement passé les meilleurs vacances de ma vie à New-York, avec mon meilleur ami, il y a six mois. Et puis j'y avais même rencontré une magnifique blonde... avec laquelle je n'avais plus aucun contact jusqu'à maintenant. J'avais l'impression d'être comme ces filles qui attendent désespérément que leur rencontre masculine d'un soir les rappelle, et ça n'arrive malheureusement jamais. Mon meilleur ami essayait de me convaincre de l'oublier, de penser à autre chose et de reprendre ma vie à Arrowsic... J'essayais... Mais il fallait avouer que c'était bien difficile. En tout cas, je n'avais pas parlé de cette petite aventure à mes parents. Depuis mon retour – sain et sauf  -, ils semblaient s'être rendu compte que j'étais capable de me débrouiller tout seul et qu'ils pouvaient donc limiter leur attitude trop protectrice envers moi. Alors j'avais même eu le droit de passer mon permis, pour lequel je les harcelai presque depuis un an, et je l'avais obtenu du premier coup, nouvelle preuve qu'ils pouvaient me faire confiance, et que même si j'avais parfois du mal à travailler en cours, j'étais capable de travailler quand j'y voyais un intérêt réel. Alors en attendant, mon père me prêtait sa voiture pour vagabonder dans les rues d'Arrowsic. C'était le cas aujourd'hui. Nous avions prévu une après-midi puis une soirée entre amis, et cela m'avait même étonné que mon père me laisse la voiture pendant aussi longtemps. Enfin, je n'allais quand même pas contester. ! Je pris alors les clés et sortis de la maison, me dirigeant tranquillement vers la voiture.... jusqu'à remarquer que les pneus étaient anormalement plats contre le bitume... Plus je m'approchai, plus je remarquai qu'effectivement, les deux pneus qui étaient face à moi étaient bel et bien crevés. Génial. Je n'eus même pas le temps ni la pensée d'alller voir de l'autre côté pour vérifier l'état des deux autres pneus que je remarquai la présence d'un petit garçon blond juste à côté de la voiture. Automatiquement, j'avais fait le lien. Je m'approchai rapidement pour le prendre par le bras et ainsi l'empêcher de partir, tout en le retournant vers moi.

« Hey... C'est toi qui a fait ça ? »

Après tout, il pouvait quand même rester un doute ; que ce gamin aurait été là au mauvais endroit au mauvais moment... Mais ça m'étonnerait quand même beaucoup. Je l'avais déjà vu traîner dans le quartier et j'avais toujours eu l'impression qu'il cherchait une bêtise à faire. Avec la voiture, il avait trouvé. Et je me retenait de lui hurler dessus parce qu'en plus de me mettre en retard, je me disais que ça allait me retomber dessus dès que mon père l'apprendrait...
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Mattia Jarvis
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MessageSujet: Re: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Mar 7 Jan - 21:52

« Poule mouillée! »
« N'importe quoi! Toi, t'es pas cap non plus! »
« Tu plaisantes là? »
« Je te dis que toi non plus, tu n'es pas cap de péter les pneus d'une voiture! »
« Bien sûr que si! Je suis pas une poule mouillée, MOI! »
« ... »
« Je vais te le prouver alors! Je reviens dans 15 minutes!»

Le petit Mattia se retourna alors, et se mit à courir. Il arpenta la rue de chez lui à une vitesse folle, rasant les rosiers de Mme Murray, coupant par le jardin des Johnson, et sautant par dessus la mini-barrière que le vieux Swan avait installé pour son petit chien. Il arriva enfin chez lui, et il s'arrêta net, esssoufflé. Il jeta un bref coup d'oeil dans la maison; apparemment sa mère dormait, et normalement, vu l'heure, son beau-père devait être à la caserne. Tant mieux. Il avait une stricte interdiction d'aller fouiller dans ses affaires, et si jamais il le choppait.. Mattia eut un frisson rien que d'y penser. Il chassa cette pensée de sa tête, et fonça dans la garage. Il trouva en moins de vingt secondes ce qu'il cherchait; un gros clou.
Il en ressortit aussi rapidement qu'il en était rentré, et refit le même chemin en courant encore, sautant encore dessus la mini-barrière du Swan, coupant par le jardin des Johnson, et rasant les rosiers de Mme Murray, pour arriver, enfin, à côté d'un de ses amis; la poule mouillée Dylan.

Il s'arrêta, se courba et posa ses deux mains sur ses genoux. Il avait été tellement rapide que ça l'avait épuisé; et pourtant, il en faisant de la course. Il mit ainsi quelques secondes pour reprendre son souffle, et montra alors le clou qu'il avait déniché. Il était assez gros -sans doute le plus gros que son beau-père avait-. « Je suis sûr qu'avec ça, en moins d'une minute, j'en ai péter quatre! » Le petit blondinet souriait, le regard pétillant de malice. En face de lui, le petit brun semblait plus dubitatif. Même inquiet. Mais ça n'allait pas décourager Mattia. Lui, il n'avait pas peur. Il ne se ferait de toute façon pas prendre! Et si il se faisait prendre, bah tant pis! Ca n'allait pas être mortel! Il sourit, et montra du doigt une voiture un peu plus loin. Parfait. Il tapa dans la main de son ami, et commença à aller vers la voiture. Cette fois, il sentit le stress monter. Ses yeux virevoltaient à droite, à gauche, et il guettait le moindre signe de vie. Apparemment, personne n'était dans le coin. Parfait. Après un dernier regard il se pencha et enfonça le clou dans un des pneus. Aussitôt, celui-ci se dégonfla dans un Pssschiitttt!!!
Le gamin sourit, et il fit de même avec le deuxième. Il alla alors vers le troisième, quand le clou s'échappa de sa main. Il venait de se relever après l'avoir ramassé quand il sentit une main serrer son bras. Aussitôt, son coeur fit un bond dans sa poitrine avant de s'arrêter. Quelqu'un venait de le chopper! Il ferma le poing, histoire de cacher l'objet qu'il avait en mains, et ferma une seconde les yeux. Pas Mike. Il espérait de tout coeur que ce n'était pas lui. Et ce ne fut pas lui..

« Hey... C'est toi qui a fait ça ? » Celui qui le tenait était un jeune de 18 ans environ. Il ne se souvenait plus de son nom, mais c'était le fils de quelqu'un du quartier. Secouant la tête, Mattia répondit alors. « Quoi? J'ai rien fait moi!! Rien du tout !! » Il n'allait de toute façon pas lui dire que c'était lui le fautif. Il avait même pris sa tête d'ange, celle qui signifiait que jamais il ne ferait quelque chose comme ça. Voulant s'en sortir le mieux possible, Mattia réussit à retrouver un peu d'aplomb malgré la boule au ventre qui se formait dedans. « Mais j'ai vu quelqu'un partir en courant par là-bas! » Il pointa alors du doigt le coin opposé de Dylan (il n'allait pas non plus foutre Dylan dans la mouise).
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Felix Moorgate
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MessageSujet: Re: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Mer 15 Jan - 21:00


Je ne lui avais jamais parlé à ce gamin. Je l'avais juste déjà vu traîner dans le quartier, courir avec des amis à travers les rues… C'était juste un enfant. Je devais avoir presque une bonne dizaine d'années de plus que lui, alors forcément nous n'avions pas du tout les mêmes centres d'intérêts, et puis le peu que je connaissais de lui ne m'attirait pas non plus pour avoir une relation plus ou moins amicale comme je peux en avoir avec des frères et sœurs de mes amis. Et je crois que j'avais bien fait de ne jamais chercher plus loin, de ne jamais essayer de jouer le garçon social et d'aller parler au moindre garçon du quartier comme celui-ci. Parce qu'au moins, en n'étant pas son ami, ça me permettait de pouvoir dire ce que je voulais sans mettre en péril une quelconque relation. Alors quand je l'avais vu à côté de la voiture de mon père, qui bizarrement avait les pneus crevés, je n'avais pas vraiment réfléchi. Peut-être qu'il était simplement au mauvais endroit au mauvais moment, mais peut-être pas aussi. Pour l'empêcher de partir, je l'avais attrapé par le bras, le surprenant sûrement dans son petit plan. « Quoi? J'ai rien fait moi!! Rien du tout !! » Pourtant, j'étais persuadé de l'avoir vu cacher quelque chose dans sa main, et cacher ensuite cette dernière derrière son dos… « Mais j'ai vu quelqu'un partir en courant par là-bas! »  Instinctivement, j'avais levé la tête vers la direction qu'il m'indiquait, mais c'était très rapide, le temps que je réalise qu'il était clairement en train de me raconter des salades. Gardant alors son bras pour l'empêcher de s'enfuir en courant, je pris son autre main dans la mienne, l'obligeant à l'ouvrir pour y découvrir ce qu'il y cachait depuis quelques secondes : un clou.

« Évite de me prendre pour un abruti ok ? »

Je lui pris le clou des mains et le gardais dans la mienne tout en le regardant avec des yeux noirs. Je crois que si j'avais pu lui hurler dessus à ce moment précis, dans un lieu plus calme, en tout cas sans société autour de nous, il aurait été traumatisé à vie… Après avoir laissé un silence s'installer entre nous, durant lequel aucun de nous deux ne semblait vouloir détourner le regard - il est déjà bien coriace le petit ! - je hochai la tête vers lui, comme pour l'inciter à parler.

« Vas-y, explications. J'ai tout mon temps j'te préviens. »

En fait non, pas vraiment, mais au moins si j'étais sûr à trois cent pour-cent de comment tout ceci s'était passé, j'avais peut-être des chances que mon père me croit et ne me punisse pas pour le restant de mes jours…

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Mattia Jarvis
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MessageSujet: Re: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Mar 21 Jan - 21:54


Sans que ça paraisse, ça commençait à aller mal là. Même si le petit Mattia s'était senti beaucoup mieux lorsqu'il s'était rendu compte que la main qui le retenait n'était pas celle de son beau-père, il commençait de nouveau à stresser un peu. Après tout, il ne connaissait rien de ce jeune qui le tenait. Rien de rien. Il ne savait pas son nom, il ne savait même pas ce qu'il faisait dans sa vie. Est-ce qu'il travaillait? Est-ce qu'il était au lycée? Il n'en savait rien... Toujours est-il qu'il avait tenté de s'en sortir en pointant du doigt l'endroit opposé où Dylan était. Il fut soulagé lorsqu'il vit que le gars suivait sa main. Il le fut moins, deux secondes plus tard, quand il se rendit compte qu'il le regardait d'un regard noir. Il le fut encore moins, quand il sentit que de son autre main, il lui écartait les doigts, et qu'il vit alors le fameux clou. « Évite de me prendre pour un abruti ok ? » Cette fois, son regard était plus noir que noir, et Mattia le regardait aussi avec des yeux noirs. Il n'avait pas l'intention de se laisser marcher dessus par ce gars. Il n'avait pas fait grand chose après tout; ce n'était juste que quelques pneus dégonflés..

« Vas-y, explications. J'ai tout mon temps j'te préviens. » Les yeux toujours rivés vers lui, et le regard toujours noir, Mattia baissa un instant la tête. Il tenta de se dégager de l'emprise du jeune adulte, et voyant que ça ne fonctionnait pas, il répondit alors. « Lâche moi alors. » Ses sourcils s'étaient froncés, son nez s'était plissé; il avait pris la tête du gamin énervé. De toute façon, il n'aimait pas être tenu comme ça; il aimait se sentir libre, lui.
Se rendant compte qu'il n'allait sans doute pas s'en sortir en faisant sa mauvaise fois avec lui, le gamin décida d'opter pour une nouvelle technique. Il soupira un coup, et baissa un peu le bras (celui qu'il tenait toujours). D'un ton sérieux, il releva ses yeux bleus vers le jeune adulte. « Je vous jure, je n'y suis pour rien. J'ai vu quelqu'un que je connaissais et je suis venu le voir, c'est tout. Il s'est sauvé en courant, et moi, j'ai juste ramassé par terre le clou qu'il avait jeté. » Jouant de sa petite tête d'ange -ce qu'il était-, Mattia espérait que ça allait passer. Il commençait sérieusement à s'inquiéter. Si jamais son beau-père passait par là, il allait le tuer. Ca, c'était sûr. Il allait lui botter les fesses jusqu'à ce qu'elles ressortent de l'autre côté -dans le meilleur des cas-. Alors, doucement, il demanda d'une voix beaucoup plus calme. « tu peux me lâcher s'il te plait? Je ne vais pas me sauver.. »
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Felix Moorgate
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MessageSujet: Re: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Ven 21 Fév - 21:26

Ce gamin m'énervait déjà, pourtant c'était la première fois que je lui parlais, quoi que je l'avais déjà vu traîner dans les rues d'Arrowsic. Il me lançait lui aussi un regard noir, en réponse au mien. Et en plus, il me tenait tête. Je pensais bien que mon naturel horriblement têtu allait me servir dans cette situation, puisqu'il n'avait pas l'air de se laisser marcher sur les pieds. Et moi, ce n'était sûrement pas un gamin d'à peine une dizaine d'années qui allait me faire la leçon et me tenir tête. Je lui demandai des explications pour le pneu de la voiture. Parce que j'imaginais bien que c'était lui, le clou qu'il avait dans la main m'avait encore plus mis sur la piste. Je me doutais qu'il allait nier, mais au fond, j'avertirai plus tard que je serai en retard, je voulais savoir ce qui s'était passé dans sa tête de gamin. « Lâche moi alors. » J'écarquillais les yeux et ne fit pas ce qu'il me demandait. Et puis quoi encore ? J'allais le lâcher, il allait partir loin en courant et moi je serais comme un idiot à côté d'une voiture aux pneus crevés. Bien sûr. « Je vous jure, je n'y suis pour rien. J'ai vu quelqu'un que je connaissais et je suis venu le voir, c'est tout. Il s'est sauvé en courant, et moi, j'ai juste ramassé par terre le clou qu'il avait jeté. »

« Ah ouais ? Et c'était qui dans ce cas ? »

Je gardais toujours le bras du garçon dans ma main, bien déterminé à ne pas le laisser filer. Il me demanda pourtant d'un ton plus calme : « tu peux me lâcher s'il te plait? Je ne vais pas me sauver.. » J'hésitais un instant, puis desserrai doucement mon étreinte de son bras, retirant tout aussi doucement mon bras comme si j'étais prêt à le rattraper à la moindre tentative de fuite. Il n'avait pas l'air de partir, alors je ramenais mon bras le long de mon corps et continuait à le regarder d'un air accusateur.

« Tu comptes arrêter de mentir ? Cherche pas à continuer, j'ai fais les mêmes bêtises que toi et je sais très bien quand tu mens ou pas. »

Je n'avais jamais été jusqu'à crever des pneus, mais j'avais eu dix ans, il y a peu finalement, et j'avais aussi déjà menti, alors je savais très bien les attitudes que l'on pouvait avoir dans ce genre de moments... et mes parents aussi l'avaient bien vite découvert...
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Mattia Jarvis
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MessageSujet: Re: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Mar 4 Mar - 23:05

Cette fois, Mattia le sentait; il fallait qu'il se calme. Ce n'était pas en faisant sa petite tête de cochon qu'il allait réussir à attendrir le jeune homme qu'il avait en face de lui. Il fallait qu'il se la joue beaucoup plus adorable. Mais ça n'allait pas être facile. Il détestait qu'on le tienne de la sorte. Et pire, il détestait le regard noir qu'il venait de voir dans ses yeux. Il détestait de toute façon être pris en flagrant délit, et là, c'était carrément ce qu'il venait de se passer. Ce type venait quand même de trouver dans sa main le fameux clou. Il avait beau dire n'importe quoi, si ce type avait quelques neurones, il savait directement que c'était lui. Malheureusement pour lui, il avait ces quelques neurones. Malgré qu'il essayait de l'attendrir, et qu'il tentait par tous les moyens de lui avouer que ce n'était pas lui, il sentait que rien ne passait. Pas même quand il entendit le jeune homme lui demander, le plus sincèrement possible. « Ah ouais ? Et c'était qui dans ce cas ? »

Il n'allait pas lui répondre non plus. Il ne fallait pas qu'il rêve; Mattia Jarvis n'était pas un dénonciateur ! Jamais, même pour un mensonge, il n'avouerait. Mais le plus sagement et gentiment possible, il lui demander de le lâcher. Pour être enfin un minimum libre. Il remarqua que le type hésitait, et finalement, il le lâcha. Il en était surpris; jamais il n'aurait cru que ce serait si facile. « Tu comptes arrêter de mentir ? Cherche pas à continuer, j'ai fais les mêmes bêtises que toi et je sais très bien quand tu mens ou pas. » Il faillit lui répondre que c'était il y avait très longtemps, mais il se tut. Il hésitait à changer de tactique. Peut-être qu'il devrait dire qu'effectivement, c'était lui. Peut-être que si il se dénonçait assez facilement, ce type finirait par croire qu'il couvre quelqu'un. C'était tordu comme idée, mais ça pouvait fonctionner.
Jetant un coup d'oeil au gars, Mattia hésita un instant. Se dénoncer ou pas? Fuir ou pas? Fuir, il ne pouvait pas; il était bien trop près de lui et avec son grand bras, il pouvait facilement le rechopper. Mais que pouvait-il faire? Après tout, si il se dénonçait, que risquait-il? Il n'irait sûrement pas dire son nom. Alors, tout penaud, il baissa la tête. Il allait tenter. « Ok, c'est moi. Mais qu'est-ce que ça change au fond? Ca ne fera pas revenir tes pneus.. » Il releva un peu la tête, et observa un coin plus loin. Là où celui qui avait fait ça était censé être parti. Son regard s'était fait un instant noir. Comme si, justement, le vrai coupable était là, tranquille dans son coin, et qu'il se dénonçait pour lui.
Il reporta son attention sur le jeune homme. Il haussa les épaules. « Je peux partir maintenant? » Il le priait presque du regard; tentant désespérement encore une fois de se faire passer pour la pauvre victime de cette affaire. Ca allait marcher. Non?
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MessageSujet: Re: “Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.” — Mattia   Sam 22 Mar - 11:34

Bien sûr, le jeune garçon ne me répondit pas lorsque je lui demandai qui était l'auteur des pneus crevés. En fait, c'était plutôt une question rhétorique, je n'attendais pas vraiment de réponse puisque j'étais totalement persuadé que c'était lui le coupable. Et au fond, son silence m'avait encore plus conforté dans cette idée. “Qui ne dit mot consent”, comme on dit. Depuis le début il mentait, je le savais. Alors peut-être que si je le laissais “en liberté” il avouerait et qu'on trouverait une solution. Et vite, parce que j'étais déjà bien en retard moi avec toutes ses bêtises ! Je relâchai alors mon étreinte autour de son bras, sous son regard surpris, probablement que j'ai été si facile à convaincre sur ce coup là. Je voyais bien qu'il y avait quelque chose qui le démangeait. Soit parce qu'il savait très bien que c'était lui le coupable... soit parce qu'il se dénonçait à la place d'un autre. Je le vis alors baisser la tête, comme un enfant pris sur le fait - ce qu'il était après tout. « Ok, c'est moi. Mais qu'est-ce que ça change au fond? Ca ne fera pas revenir tes pneus.. »

Je fus alors pris d'un mélange de sensations. À la fois fier qu'avoir réussi à le faire admettre qu'il avait crevé les pneus de la voiture, et sidéré par sa réponse. Je rêve ! Ce gamin a vraiment un culot pas possible ! « Non c'est sûr, pas tout de suite en tout cas. Mais ce qui change c'est qu'on peut aller voir tes parents pour régler cette histoire. Je suis sûr qu'il seront ravis de savoir qu'il vont devoir rembourser des pneus. » Je réalisai en fait que j'y avais été un peu fort... Après tout, ce n'était qu'un gamin. Sans jamais avoir été aussi loin, moi aussi j'avais déjà fait des bêtises dans la rue avec des amis. Perdu dans mes pensées, je ne remarquais qu'il s'était retourné pour regarder derrière lui que quand son regard se reposa sur moi. « Je peux partir maintenant? » Je ne dis rien. Pas sur le moment en tout cas. J'étais déjà en retard, la voiture ne pouvait plus rouler pour l'instant, et j'allais donc devoir me rendre chez mes amis à pieds, alors il valait mieux que je m'y mette maintenant, pour éviter d'arriver dans deux semaines. En soupirant légèrement, je lui fis un signe de tête pour lui dire qu'il pouvait y aller. Comme il avait dit, pour l'instant en tout cas, ça ne servait à rien de le garder avec moi. Mais avant qu'il s'en aille pour de bon, je l'interpellai.

« Hey ! C'est quoi ton nom ? »

Parce que s'il fallait que je justifie l'état de la voiture à mon père, autant que je connaisse le nom du vrai coupable. Je n'allais quand même pas tout prendre à la place de ce gamin ! Surtout que je ne savais pas encore que dans quelques années, il allait encore m'en faire voir de toutes les couleurs...
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