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 KAI Ϟ you can't break a broken heart.

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Kai Eowyn Bonistaw
les poissons sont plus affectueux que les hommes
DOUBLE-COMPTE : Astrée Micah Lloyd.
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ARRIVÉE : 01/02/2012


MessageSujet: KAI Ϟ you can't break a broken heart.   Mer 4 Nov - 8:27




KAI EOWYN BONISTAW


❝ all stories are love stories ❞

nom : Bonistaw ✗ prénom : Kai ✗ date de naissance : Le premier Février ✗ âge : Vingt-six ans ✗ nationalité : Américaine ✗ orientation sexuelle : hétéro-solitaire ✗ statut marital : anciennement fiancée, célibataire donc. ✗ métier/études : Elle était organisatrice de mariage, aujourd'hui elle est alimentairement fleuriste. ✗ groupe : IT DOESN'T MATTER ✗ avatar : Deborah Ann Woll ✗ crédit : allstoriesarelovestories (TUMBLR)






Kai est issue d'une famille riche et influente, chose qui n'a pas vraiment fait son bonheur ✗ Elle a été fiancée à Fernando mais elle est parti en lui laissant les jumelles : Silhoe et Gabriella ✗ Kai n'a jamais pris une seule de ses filles dans les bras, elle en est incapable. Elle ne se sentait pas prête à être mère et ne se sent toujours pas prête pour cela. ✗ Depuis l'opération de Fernando -pour son cancer- et son accouchement, Kai n'a fait que s'enfoncer dans un dépression dont elle se sent incapable de sortir. ✗ Elle est partie pour le bien de sa famille, seulement, elle n'a pas su rester totalement à distance, envoyant des lettres à Fernando ✗ Elle a passé plusieurs mois en hôpital psychiatrique avant que son père ne la force à sortir de là ✗ Kai ne voulait pas en sortir, elle n'était pas prête du tout ✗ Son activité préférée est sans doute de regarder son poisson tourner dans le bocal ✗ Elle a coupé les ponts avec tout le monde, en fait, elle ne parle qu'à son psy. ✗ Elle ne veut pas d'amis, ni les anciens, ni les nouveaux ✗ Elle joue avec sa vie à pile ou face, elle se lance des défis en espérant les louper ✗ Elle est revenue à Arrowsic parc que l'une de ses filles est malade et que c'est probablement la seule chance qu'elle aura de la serrer dans ses bras. ✗ Elle ne sait plus vraiment qui elle est ✗ Elle était organisatrice de mariage mais soyons honnête, ce métier ne lui allait plus aussi bien qu'avant ✗ Elle se sent définitivement très seule mais la seule personne qu'elle veut dans sa vie, c'est Fernando. ✗ Elle est encore amoureuse de lui, follement amoureuse. ✗ Revenir à Arrowsic ne lui plaît pas franchement. ✗ Elle ne sait pas si elle pourra ou non prendre sa place de mère, si Fernando la laissera faire, si elle sera capable. ✗ Elle ne voulait pas ressembler à ses parents absents et hautains mais elle se rend compte qu'elle est pire ✗ Elle se déteste, à vrai dire, elle ne se regarde plus dans la glace. ✗ Elle a énormément de chemin à faire pour se reconstruire.



MARGOT


âge  presque vingt et un ans  Laughing  ✗ pays : Australie (pour un petit moment) ✗ fréquence de connexion : n'en parlons pas  ✗ où as-tu connu thub ? BEBEY  inventé/scénario : KAINANDO !        avis sur le forum :  c'est ton dernier mot, jean pierre ?    




_________________

tears of an angel.
I know it's hard to remember the people we used to be...It's even harder to picture, that you're not here next to me. You say it's too late to make it,
But is it too late to try?


Dernière édition par Kai Eowyn Bonistaw le Jeu 5 Nov - 7:12, édité 2 fois
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Kai Eowyn Bonistaw
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MessageSujet: Re: KAI Ϟ you can't break a broken heart.   Mer 4 Nov - 8:28





❝ Oh, elle est pathétique... ❞





KAI 1.0:
 



« Non je ne vais pas bien... il suffit de me regarder pour le savoir. ». Et puis sinon, elle ne serait pas là, entourée de toutes ces personnes aussi blessées et baisées par la vie qu'elle ne l'était. Qui pouvait prétendre aller bien dans un endroit pareil ? Même les psychiatres devaient sentir leur cœur se serrer et leur ventre se retourner devant tant de désespoir, tant d'illusions.Et ce n'est pas les assommantes pilules qu'ils ingurgitaient tous qui feraient qu'un jour, le monde serait enfin meilleur, non, s'était même probablement tout l'inverse. Kai était dans cet hôpital psychiatrique depuis quelques mois et à vrai dire, elle ne souhaitait pas en sortir, elle ne voulait plus affronter la vie -sa vie-, elle ne pouvait plus. Elle refusait cette idée d'être de nouveau livrée à elle-même et de retourner hanter la vie celui qu'elle avait tant aimé, qu'elle aimait toujours aussi passionnément.

Elle était partie, elle avait quitté la maison un jour où personne n'était à la maison, ni Fernando, ni leurs jumelles. Elle n'en pouvait plus, elle était à bout et son corps tremblait déjà, les larmes coulaient en abondance alors qu'elle n'avait pas franchit cette porte, elle pouvait encore renoncer. Elle pouvait mais elle en était incapable en réalité, parce qu'ils avaient trop souffert et que dans cette bataille, elle avait perdu l'homme qu'elle aimait et elle s'était perdue elle-même.  Le cancer et cette grossesse n'avaient été que les premiers pavés vers leur enfer alors qu'ils avaient naïvement cru, qu'après tout cela, le paradis leur tendrait les bras. Ce n'était qu'une douce illusion qui avait bercé Kai jusqu'à ce qu'elle réalise que non, ils ne pouvaient pas être de nouveau heureux alors que Kai était incapable de toucher ses filles, incapable de les prendre dans ses bras. Le soir, elle les regardait et... elles étaient magnifiques mais la rouquine finissait en sanglot. Ils ne pouvaient pas être heureux alors que Fernando était un si bon père. Tout comme ils ne pouvaient pas être heureux alors que ce si bon père avait, malgré tout, perdu toute notion de la réalité et de la valeur de l'argent, il jouait avec l'argent de la famille achetant tout et n'importe quoi, plus que ce qu'ils avaient besoin. Un fait que Kai ne pouvait pas supporter, pas elle, pas celle qui ne voulait pas ressembler à ses parents et sentir le trop plein de pognon à travers chaque objet. Alors ça criait, alors ils se disputaient et l'idée du mariage s'évanouissait à chaque nouvelle pique, à chaque nouvel affront. Leur mariage aurait pu et aurait dû être beau mais il fallait se rendre à l'évidence, ils étaient incapables de s'entendre. Elle partait pour qu'il n'ait pas à la quitter, pour qu'il ne soit pas jugé coupable d'avoir tout foutu en l'air, d'avoir renoncé, non elle le faisait, elle le faisait pour eux... oui, elle pouvait au moins faire ça.

Alors, avant de partir elle lui a écrit une lettre, la première d'une longue série. Une première lettre pour lui dire qu'il n'avait pas besoin de l'attendre pour le dîner de ce soir, ni même pour les autres. Une première lettre pour qu'il sache que non, elle ne reviendrait pas, elle partait. Une lettre pour qu'il ait matière à lui en vouloir, à la détester, à la sortir de sa vie définitivement. Elle savait qu'il ne pourrait pas avancer autrement, pas s'il avait cet espoir fou qu'elle revienne et que tout redevienne comme avant alors, elle faisait de son mieux pour lui prendre cette dernière chose, ce dernier espoir. Elle ne voulait rien d'autre que le sauver d'elle, les sauver d'elle mais, elle lui laissait croire qu'elle ne sauver qu'elle-même, qu'elle se sauvait de lui, qu'elle se sauvait d'eux.

Et puis, elle en a écrit d'autres des lettres depuis Portland, des longues lettres d'abord. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'écrire pour lui exprimer ses regrets, ses peines, ses remords, pour lui jeter à la figure toute cette culpabilité qui la rongeait et toute sa haine d'elle-même. Et puis, est venu ce jour où la vulgaire petite fleuriste vivant dans un vingt mètres carrés miteux qu'elle était devenue a cessé d'écrire de longues lettres. Non, elle n’écrivait plus que quelques phrases, des phrases lourdes de sens, comme des appels à l'aide, un feu de détresse.

« Aujourd'hui, mon amour, j'ai acheté une arme. ». Parce qu'elle le pouvait, elle pouvait s'acheter une arme et se faire sauter la cervelle. Elle ne le ferait pas mais la tentation était grande, elle le faisait parce qu'elle était en détresse, il lui fallait une roue de secours et cette ultime issue était sa roue de secours. Ce n'était qu'une action parmi tant d'autre, ce n'était qu'un petit mot envoyé parmi tant d'autres, Kai flirtait avec la mort, épousant son frère, le danger.
« Aujourd'hui, mon amour, j'ai encore roulé trop vite. ». Aujourd'hui et hier et probablement à chaque fois qu'elle prenait le volant. Peut-être était-ce cette douce sensation de retrouver ses quatorze ans et de prendre le risque d’endommager de nouveau sa mémoire, qui sait ? Au fond, Fernando devait d'ores et déjà savoir qu'elle roulait trop vite, les pvs devaient toujours arriver à l'adresse supposée être « chez eux ».Bien sûr la rousse se foutait de cela comme du reste, il était d'ailleurs fort probable qu'elle n'ait plus le permis à l'heure actuelle. Bien sûr, elle prenait le risque de finir derrière les barreaux mais elle se sentait déjà prisonnière d'elle-même, de sa vie et de cette enveloppe charnelle, prisonnière de son manque de courage.
« Aujourd'hui, mon amour, j'ai marché au bord d'un pont, au-dessus de la route, j'ai souhaité tombé. ». Bien sûr qu'elle l'avait souhaité, quand bien même elle savait qu'il y aurait eu des dommages collatéraux. On ne pense pas aux autres quand on agit ainsi, c'était égoïste et Kai le savait pertinemment. Chacun de ses actes étaient égoïstes, chacune de ses lettres l'étaient d'autant plus mais c'était son moyen à elle de rester en vie.

Les choses avaient pris fin quand le remplaçant du bon vieux psychiatre qui la suivait avait décidé qu'elle était un danger pour elle-même et pour les autres. Enfin, il avait d'abord essayé un traitement mais la rouquine se refusait à le suivre, elle avait besoin de cette douleur, elle avait besoin de s'en vouloir pour exister disait-elle, parce qu'elle était monstrueuse et qu'un monstre dit souffrir. Elle n'avait même pas rechigner quand à l'idée d'être placée en hôpital psychiatrique, elle n'avait pas tenter de débattre ni envisager de refuser, en fait, c'était plutôt un soulagement. Elle qui était incapable de laisser le cœur de Fernando respirer, on allait enfin lui imposer. Elle ne savait pas s'il lisait ses lettres mais même si les derniers moments passés avec lui avaient pu lui donner la sensation d'être face un inconnu, elle savait. Elle savait que son cœur se serrait quand il voyant les courbes manuscrites de son écriture, elle savait que même s'il ne l'ouvrait pas, ses lettres le hantait. Alors oui, c''était mieux pour tout le monde, pour qu'elle se tienne enfin à ce qu'elle avait dit, aux promesses qu'elles s'étaient fait, c'était mieux pour qu'elle abandonne et c'était mieux pour qu'il vive.

Kai n'avait plus vraiment de maison, plus vraiment de famille et plus vraiment de vie mais elle ne cherchait pas à reconstruire ce qu'elle avait détruit, ce qu'elle avait brisé. Elle ne s’apitoyait pas sur son sort, elle n'avançait pas non plus, la thérapie était inutile mais Kai s'en moquait, elle était prise dans une routine quotidienne qui rendait chaque jour plus facile. Il n'y avait aucune surprise, aucun mensonge à desceller, aucune grossesse à découvrir, aucune annonce de cancer, aucun accident de voiture... elle ne risquait plus rien parce que de toute façon, elle n'avait plus rien. Rien, sauf un père qui était bien décidé à s'imposer dans sa vie, jusqu'au bout alors qu'elle avait déjà renier depuis mille ans.

Et parce que papa était un politicien et parce qu'une fille malade mentale ça la foutait mal médiatiquement, papa a fait jouer ses relations. Voilà comment la rouquine s'était retrouvée dans un très luxueux appartement à Portland -parce qu'elle avait quand même réussir à obtenir la permission de rester sur Portland- dans lequel elle n'avait à se soucier de rien -ni ménage, ni nourriture... retour en enfance en somme-. Kai ne voulait pas de toute cela, elle vouait retrouver ce quotidien morose de l'hôpital qui lui collait parfaitement à la peau. Seulement, elle n'avait pas assez de force en elle pour se rebeller, à vrai dire, elle n'avait même pas la foi de lever le ton, pas même contre son père.

Alors la jolie rouquine avait repris une vie mais au lieu d'écrire des lettres à Fernando, elle s'achetait des poissons -ce qui était théoriquement plus sain mais théoriquement seulement-. Elle regardait ces pauvres petites bêtes jours après jour, tourner en rond dans leur bocal, encore et encore, indéfiniment. Elle admirait leur existence dénuée de sens, tout comme la sienne, sauf que eux... ils l'assumaient. Elle pouvaient les regarder pendant des heures, voire des nuits entières et quand ils mourraient -parce qu'elle oubliait souvent de les nourrir-, elle en achetait de nouveaux et c'était un peu la seule raison pour laquelle elle sortait.

Du moins, jusqu'à ce que Felicia lui remonte son courrier et qu'elle voit à son tour, son écriture, à lui. Bordel, son cœur battait à tout rompre, il battait à en faire trembler les murs, il battait si fort qu'elle dû s'asseoir pour ouvrir l'enveloppe. Elle ne savait pas à quoi s'attendre, mais elle savait que ce n'était rien de bon, elle ne trouverait pas un je t'aime auquel se raccrocher. Non, mais peut-être sonnait-il la fin de cet enfer, lui donnant une raison suffisante pour que son courage se montre enfin et qu'elle en finisse ? Elle l'ouvrit, elle la lu et elle se mit à pleurer.

Elle ne s'attendait pas à une lettre et encore moins à celle-là. L'une de ses filles était malade, laquelle ? Cela n'avait pas d'importance, l'une de ses filles était gravement malade et comme Fernando le signalait, il y avait peu de chance qu'elle puisse la prendre ne serait-ce qu'une fois dans ses bras si elle ne bougeait pas. Alors, elle n'a rien pris d'autre que son sac à main, se décidant à retourner sur les traces de ce bonheur déchu, retour à Arrowsic.


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