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  “ you were the chosen one. ” (astrée)

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Llewyn H. Fitzgerald
please, save me from myself. ”
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MessageSujet: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Jeu 12 Nov - 19:46



you were the chosen one
astrée micah lloyd — llewyn h. fitzgeral



Je ne sais plus depuis combien temps je suis là. Depuis combien de temps je suis assis sur ce même banc, dans la place centrale de la ville. Je dois avouer qu'il y a quelque chose de plaisant à voir les vendeurs locaux s'installer sur la place comme si rien n'avait changé. Rapidement les stands prennent forme et c'est comme si le marché n'avait jamais quitté la ville. Comme si rien n'avait jamais changé. Je sais que ça peut paraître stupide, mais c'est le moment que je préfère dans la semaine. La ville renaît soudain de ses cendres, des habitants apparaissent et les vendeurs font de bonnes affaires. Quoi de mieux qu'une ancienne ville fantôme qui commence à reprendre vide ? À part le mini-market de Luke, je crois que nous n'avons pas grand-chose pour faire nos courses. Sauf pour ceux qui ont le temps d'aller dans la ville d'à côté – ce qui arrive. Moi, ce que j'attends, c'est surtout les vendeurs de livres. Émile m'avait garanti son retour cette semaine, même s'ils doutaient que qui que ce soit s'intéresse à ses bouquins. Il se trompait. J'avais acheté une bonne partie de ma propre bibliothèque chez lui et il ne se rendait pas compte de la joie que sa présence me procurait. Je ne pense pas qu'il revienne aussi souvent qu'auparavant, mais une fois de temps en temps, c'était un bon début. En attendant son arrivée, j'étais allé faire un tour chez Bailey's, pour un grand chocolat arôme caramel. Depuis que j'habitais Rocky Rigde, je me sentais tellement mieux. Comme si j'avais enfin compris où se trouvait ma place, ma véritable place. J'avais toujours du mal à croire que la librairie était la mienne. Que j'avais accès à tout, que j'ai le pouvoir de tout changer. J'ai bien dû refaire l'endroit une dizaine de fois avant d'en être satisfaits.

Maintenant que mon chocolat était fini, je pouvais me lever et parcourir les différents stands. Certains habitants étaient déjà là, mais c'était loin d'être aussi vivant qu'avant. J'allais en profiter pour acheter quelques petites choses – comme des fruits et des légumes. Pourquoi pas de la viande aussi, mais j'étais loin de m'y connaitre. Finalement, après une bonne heure, je tombe enfin sur le stand d'Émile. J'y découvre une collection impressionnante, comme toujours, dont de vieil exemplaire des romans de Jack Kerouac que je veux absolument. « - Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux, et j'ai compris que quoiqu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie. » Un sourire apparaît sur mon visage. Il fallait que je tombe sur cette page. Je tends le livre pour qu'il rejoigne la pile qu'Émile gardait déjà pour moi. Ce mouvement un peu trop rapide me fait lâcher mon sac de pommes de terre dont plusieurs décident de s'échapper. « - Mince ! » Il n'y avait qu'à moi que ce genre de choses arrivées, alors forcément je me dépêchais de tout ramasser. S'il y avait bien une chose que je savais faire, c'était les frites !

Une ombre se baisse à mes côtés, ramassant la dernière pomme de terre pour me la tendre. Ma vie aurait pu s'arrêter à ce moment même. Comme si le diable avait décidé de me tendre un piège.

Astrée était là, juste en face de moi. Je pense qu'elle se doute que ma surprise est légitime, après tout, elle était partie. J'ai beau vouloir me montrer plus fort que ça, il me faudra bien quelques secondes avant de prendre le légume et de le ranger avec les autres. Son regard a sur moi le même effet qu'autrefois. Je me sens faible, mais autre chose s'ajoute à ça. Je crois que c'est la colère. Ce qui explique sans doute pourquoi je ne la remercie pas. Pourquoi je lui tourne le dos, immédiatement.

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Astrée Micah Lloyd
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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Lun 16 Nov - 6:03


«  - You were the chosen one»

Le froid venait chatouiller doucement les joues déjà rougies de la jeune Astrée alors que le vendeur de légumes – de carrottes dans ce cas précis- la remerciait pour son achat. C'était étrange, c'était un peu comme si elle n'avait jamais quitté cette ville, comme si finalement, cette année n'avait été qu'une parenthèsle pour en revenir là. Astrée aimait croire que ce n'était pas un hasard si Arrowsic n'avait pas sombrée, si elle était revenue là, elle aimait croire qu'elle avait quelque chose à y faire, quelque chose à terminer. Bien sûr, en pensant ainsi, les prunelles azures de Llewyn n'étaient jamais loin dans son esprit, son coeur espérait le croiser à chaque instant alors que son esprit apréhendait de le revoir. Elle appréhendait parce qu'elle ne savait pas comment les choses se passeraient, ce qu'il en serait et si elle pourrait enfin lui dire... bien que pour cela, il fallait encore qu'elle trouve le courage.

Elle retrouva sa grand-mère à qui elle confia les carrottes alors que cette dernière discutait du froid avec un commerçant, il faut dire qu'ayant toujours vécu en Arizona, elle n'était pas habituée à ces températures. Ted se glissa derrière elle avec un large sourire, revenir ici semblait lui faire un bien fou à lui aussi. « Ted, je vais faire un tour, je rentrerais de mon côté, d'accord ? ». Il hocha la tête sachant combien Astrée aimait flâner en ville, chercher de vieux bouquins, boire des boissons trop sucrées, manger du chocolat et sans doute d'autres choses bien plus excitantes qu'il ne désirait pas connaître -comme retrouver un garçon par exemple, ou aller boire une bière-. En fait, la jolie brune avait simplement besoin de se retrouver seule avec ses souvenirs et ses espoirs.

Et puis, elle le vit face au stand d'Emilie, face à ces bouquins passionnants qu'il dévorait sans cesse et pour lesquels il pourrait se ruiner, il était là et son coeur battait furieusement. C'était comme un rêve – ou un film-, tout semblait tourner au ralenti autour d'elle maintenant qu'elle le voyait, maintenant qu'elle pouvait admirer son sourire timide et deviner l'éclat de ses yeux bleus. Elle ne savait pas quoi faire à part l'observer et afficher ce sourire béat, ridiculement attendrissant.

Presque par bonheur, Llewyn fit tomber ses légumes et Astrée put enfin sortir de sa torpeur. Elle s'approcha de lui sans un mot, sans crier son prénom de loin, sans lui demander si c'était bien lui en arrivant à sa hauteur, non, elle se contenta de ramasser la pomme de terre orpheline et de le faire relever les yeux vers elle. Son coeur manqua un bâtement en croisant ce regard qui la troublait encore plus qu'autrefois et ses mains étaient si moittes que si elle avait tenu quoique ce soit d'autre entre ses doigts, elle l'aurait laissé échappé, elle aussi. Elle pouvait lire la surprise sur son visage si bien qu'il mit un petit moment avant de saisir ce qui était à lui. Elle pouvait comprendre, elle était partie si vite et pendant tout ce temps, ils ne s'étaient pas donner de nouvelles. Il n'avait sans doute pas penser qu'il pourrait la croiser de nouveau dans les rues d'Arrowsic et elle, ce n'était que parce qu'elle l'avait espéré de tout son coeur qu'elle affichait cet immense sourire.

Cependant, la surprise s'afficha sur le visage de la demoiselle quand elle réalisa qu'il y avait de la colère dans le regard de Llewyn, quand il lui tourna le dos sans un mot, comme s'ils n'étaient que des inconnus. « Llewyn ! ». Elle avait prononcé son prénom aussi fort que possible, comme si sa vie en dépendait, comme si elle ne pouvait pas agir autrement. Elle se mit face à lui alors que son coeur battait à tout rompre – au point que s'en était douloureux- et que ses mains tremblaient, craignait ce silence, craignait ses mots. « Pourquoi t'es en colère contre moi ? ». Oui, il y avait beaucoup de façon de dire les choses, de faire les choses mais celle-là n'en était sans doute pas une aux yeux de la bienséance. Seulement, Astrée était toujours aussi ponstanée et elle ne tenait pas tellement compte des codes sociaux qui la pourrissait, il était enc olère, c'était évident, elle voulait savoir pourquoi, elle n'allait pas lui cacher.

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Llewyn H. Fitzgerald
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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Mar 17 Nov - 23:15



you were the chosen one
astrée micah lloyd — llewyn h. fitzgeral



S'il y avait bien une chose à laquelle j'avais fini par m'habituer, c'était bien l'absence d'Astrée. Je ne l'avais pas désiré, car à aucun moment je n'avais envisagé son départ. Je vivais dans cette utopie où il y avait cette fille extraordinaire qui n'allait jamais quitter le périmètre qu'avait créé ma vie. Hier encore, j'avais l'impression de l'observer de l'autre bout du couloir alors qu'elle trainait avec Kavi et Mattia. À l'époque, j'étais celui qui préférait rester à l'écart. Celui qui ne voulait pas créer davantage de problème encore. J'aurais sans doute dû m'effacer encore plus, mais Astrée avait fini par me tendre la main. Elle n'avait rien fait de bien compliquer, elle avait juste décidé qu'elle obtiendrait les réponses dont elle avait besoin. Fidèle à sa personne, son entêtement l'avait conduit à s'installer en face de moi à la cantine. Je ne regrette pas d'avoir, quelque part, retrouvé cette connexion qui était apparue alors qu'on ne faisait qu'un projet ensemble pour un cours aussi commun que les autres. Par contre, ce que je regrette, c'est d'avoir espéré. D'avoir imaginé certaines choses, d'avoir cru qu'il y avait plus entre nous que de l'amitié. Oui, j'avais tout du type qui ne pouvait pas être ami avec une fille. Ce n'était pas vraiment pas le cas, car Astrée avait toujours connu une place à part dans mon cœur. Et je ne m'imaginais pas en couple avec toutes les filles que je croisais. J'étais assez logique pour savoir que peu de personnes pourraient m'accepter tel que je suis. Et j'étais assez bête pour qu'Astrée n'était pas comme les autres.

Je n'avais jamais connu l'abandon de cette façon. Mes parents étaient morts, c'était vrai, mais c'était différent. Avec eux, il n'y avait aucune possibilité de retour alors qu'Astrée avait quitté la ville comme sans doute beaucoup d'autres. Je ne peux pas mentir et dire que je n'ai pas imaginé son retour à de nombreuses reprises. Mes pensées ne sont pas contrôlables et malheureusement, j'ai souvent pensé à elle. J'ai souvent passé en boucle la soirée de Gala où elle avait dansé, ce qui était complètement idiot de ma part. J'avais finalement décidé d'arrêter d'alimenter la flamme en moi qui s'accrochait à elle. Alors forcément, le fait qu'elle soit là chamboule tout ce que j'avais fini par accepter.

Je ferme les yeux un instant. Astrée venait de prononcer mon nom comme j'étais partie en courant et que c'était l'unique moyen de m'arrêter. Ce n'était pas le cas. Je lui tournais simplement le dos. Je voulais qu'elle ne soit qu'une illusion prête à disparaitre, mais ce n'était pas le cas. J'avais mal, terriblement mal, mais j'étais bien plus en colère encore. Fuir, c'était une solution comme un autre. Elle ne pouvait m'en vouloir pour ça. Par contre, qu'elle ne comprenne pas pourquoi ne fait qu'augmenter ma colère. Je sentis qu'elle me faisait face désormais et j'ouvris doucement les yeux vers elle. Le temps n'avait pas changé, car Astrée avait toujours ce même visage que j'affectionnais tant. Et c'était terrible.

« - Tu le sais très bien. » J'aurais aimé être moins brutale, moins directe et prendre mon temps pour répondre, mais j'avais tout de suite enchaîné comme si mes mots étaient des coups de feu incontrôlables d'un fusil chargé à bloc. J'aurais aimé pouvoir lui dire que ce n'était rien, mais je ne pouvais pas contenir tout ce que j'avais accumulé ces derniers mois. « - Le fait que tu sois de retour ne change rien au fait que tu sois partie. » J'étais incapable de la regarder dans les yeux plus longtemps, alors forcément je me concentre sur autre chose. « - Et le fait que tu me parles ne change rien au fait que je ne valais même pas un au revoir. »

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Astrée Micah Lloyd
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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Sam 21 Nov - 6:44


«  - You were the chosen one»

Il ouvrait doucement les yeux et Astrée ne pouvait qu'espérer voir naître un sourire sur ses lèvres qu'elle avait si souvent rêvé d'embrasser mais elle savait par avance qu'il n'en serait rien. Il semblait encore plus en colère par sa question, comme si c'était de trop, comme si c'était évident mais pour Astrée, cela ne l'était absolument pas. « - Tu le sais très bien. ». Elle fit un signe négatif de la tête, non, elle ne savait pas, elle aurait peut-être dû mais Astrée n'était pas à l'aise avec ce qu'on l'on attendait d'elle et ce n'était pas la première erreur qu'elle faisait sans s'en rendre compte. Tout ce qu'elle voulait, c'était retrouver Llewyn et elle était prête à tout pour cela, alors, elle n'avait plus qu'à espérer qu'il ne lui en voulait pas tant que ça -mais elle avait peut d'espoir-. « - Le fait que tu sois de retour ne change rien au fait que tu sois partie. ». Il détourna les yeux mais il semblait lui en vouloir  au point que le brunette ne put s'empêcher de tressaillir, son coeur loupa un battement, oui, elle était partie. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais songé que cela puisse être une faute ou quoi que ce soit parce qu'elle s'était persuadée que Llewyn était parti aussi parce qu'il le devait, tout comme elle. Elle n'avait pas imaginé qu'il puisse lui en vouloir pour cela parce qu'il n'avait pas d'autres choix mais... peut-être était-il resté là. Alors, elle était comme figée pendant qu'il continuait, pendant qu'elle commençait à réaliser. « - Et le fait que tu me parles ne change rien au fait que je ne valais même pas un au revoir. ». Ses yeux brillaient, au bord des larmes, il avait tort à cet instant. Elle n'avait pas voulu le blesser de la sorte, elle aurait voulu trouver le courage de lui dire au revoir mais il ne fallait pas croire, ce n'était pas si facile pour elle. Son père était la seule personne à qui elle avait dû dire au revoir pendant des années et chaque fois, c'était la même douleur, jusqu'à ce qu'elle le perde.

Elle inspira un grand coup, toujours face à lui, ne le lâchant pas du regard même si lui, regardait ailleurs. « Llewyn, je suis tellement désolée. ». Parce qu'elle ne savait pas, elle n'avait imaginé ce qu'il avait pu ressentir et elle se sentait si idiote. « Les choses se sont fait très vite. Mon oncle et mon père ont décidés que c'était mieux pour moi de repartir en Arizona chez ma grand-mère avec mon oncle parce qu'au vu du projet d'aéroport, Arrowsic n'était plus sain pour moi. Et je pensais vraiment que ta famille aurait décidé la même chose et que... ce départ était une évidence pour toi comme pour moi. ». Elle parlait à coeur ouvert parce que oui, elle pensait que tout le monde ou presque à Arrowsic avait décidé de partir, pour leurs enfants ou pour toute autre raison, elle pensait sincèrement que la famille de Llewyn l'avait décidé aussi. Astrée n'avait pas eu son mot à dire, son oncle avait appelé son père sur le front en urgence et en une demi-heure la décision était prise, ils allaient chez la grand-mère d'Astrée, pas de discussion possible. Et qu'est-ce qu'elle aurait pu dire ? Qu'elle ne voulait pas partir parce qu'elle était amoureuse ? Ça ne faisait aucune différence et elle pensait sincèrement que Llewyn allait partir aussi.

Elle prit un instant pour elle avant de poursuivre, avant de laisser son coeur parler. « Tu méritais largement un au revoir mais, j'en étais incapable. Il y a eu cette lettre et une nouvelle j'ai pensé qu'on devrait partir tous les deux. Je voulais te dire un tas de choses mais pas au revoir, j'ai choisi la facilité. ». Ce n'était pas un mensonge, elle voulait lui dire un tas de choses mais certainement pas au revoir, elle ne voulait pas renoncer à lui et quelque part c'était sa façon à elle de lutter. Au revoir, dans son langage, c'était presque un adieu et sans doute devait-elle lui dire. « Je voulais rendre les choses plus facile... parce que les au revoir pour moi... je n'ai jamais eu à en faire. Quand j'ai quitté l'Arizona pour Arrowsic la première, je ne connaissais que mon père et ma grand-mère.... et... tu vois, les au revoir sans arrière goût d'Adieu, c'est nouveau pour moi... ». Elle avait un peu plus larmes au bord des yeux, ne sachant comment lui dire, craignant un peu plus les mots qui devraient tôt ou tard de sa bouche. Et s'il réagissait comme Kavi ? Elle ne voulait pas l'imaginer et elle ne voulait pas non plus lui expliquer s'il ne voulait pas l'entendre. « Je crois que... j'aurais dû te parler de quelque chose... il y a longtemps déjà... tu crois que tu pourrais encore m'écouter ? Je te demande pas de me pardonner parce que... je... je réalise que... je t'ai fait du mal... même si c'est pas ce que je voulais... mais j'aimerai que... tu me comprennes ? ». Elle était hésitante, inquiète, mais, elle était prête à s'ouvrir un peu plus, à marcher à ses côtés en lui expliquant, en priant pour qu'il ne le prenne pas mal.

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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Ven 27 Nov - 13:30



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astrée micah lloyd — llewyn h. fitzgeral



Je ne pouvais pas cacher ma colère, ni même camouflé ça derrière un sourire. Pas avec Astrée. Elle avait ce pouvoir de faire ressortir ce qu'il y avait de plus réelle en moi. De plus honnête. Et là tout de suite, j'étais simplement blessé et je n'arrivais pas à passer à autre chose. J'avais eu toute une année pour digéré son départ, mais je savais qu'au fond, je n'oublierais jamais. Elle ne pouvait clairement pas s'attendre à ce que je lui ouvre les bras, comme si tout était normal. Comme si c'était simple. Elle m'avait brisé le cœur, tout simplement. Elle était partie en pensant qu'il n'y avait rien d'autre à faire, m'oubliant comme si je n'avais jamais été important à ses yeux. J'avais l'impression d'avoir tendu la main vers elle, bêtement. J'aurais dû garder une distance, j'aurais dû ne jamais lui reparler. J'avais tort, terriblement tort, de croire qu'elle aurait pu être plus qu'une simple amie. Elle n'était peut-être pas si différente de Mattia et Kavi. Bon sang, j'avais envie de partir. J'aurais aimé qu'elle soit là, toujours, qu'elle reste à mes côtés. J'étais un crétin. Et plus je restais, plus je sentais que cela allait être difficile. Partir, c'était tout ce que j'avais. J'avais envie de ne plus plonger mon regard dans le sien, parce que j'avais peur d'être piégé. Je sais, au fond, que je pourrais lui pardonner aussi vite qu'elle m'avait fait mal. Je sais, parce qu'il y a une part de moi qui éprouvais toujours les mêmes sentiments à son égard. Cela expliquait sans doute pourquoi j'étais si en colère. Pourquoi je lui tournais le dos de la sorte. Je ne me rendais pas compte du mal que cela pouvait lui faire, à elle-aussi. Parce que tout ce qui comptait, à ce moment précis, c'est qu'elle sache. Qu'elle réalise que je ramassais toujours les morceaux brisés de mon âme.

J'y allais un peu fort, mais je ne pouvais plus contrôler mes paroles. Je me sentais faible, cruel aussi. J'aurais pu tout garder pour moi et la laisser dans l'ignorance, mais je ne pouvais pas. Je ne sais pas ce que j'attendais. Peut-être des excuses, peut-être rien. Je n'avais aucune idée de ce que j'attendais d'elle, mais je savais que je ne voulais pas me faire avoir une seconde fois. Sans attendre très longtemps, Astrée s'excusa ce qui me poussa à la regarder de nouveau. Je me rends compte à quel point ses excuses ne changent rien. La douleur est toujours là. « - Ce n'était pas le cas. » Ma voix et froide, presque glacial, mais c'est sans doute parce que je me rends compte qu'elle ne sait rien de ma famille. Qu'elle ne sait rien de mes parents, de mon oncle… Que sait-elle de moi, finalement ? Je baisse les yeux, me disant que finalement, c'était inévitable. Finalement, même si j'avais la capacité de retourner en arrière, les choses ne se passeraient jamais comme je le voudrais.

Lorsqu'elle reprend la parole, je me mets à comprendre tout comme elle à quel point se dire au revoir aurait-pu être terrible. Je me dis cependant que ça m'aurait aidé à mieux encaisser les choses. A mieux envisager l'avenir sans avoir à espérer bêtement son retour. Fronçant les sourcils, j'essaye de comprendre ce qu'elle me dit. Dire au revoir, sans dire adieu, c'était nouveau pour elle. Qu'est-ce que cela signifie ? Où voulait-elle en venir ? Je ne suis pas aveugle, je vois bien l'intensité qu'elle implique dans ses mots. Je vois bien les larmes aux bords de ses yeux. Il y a quelque cloche, mais je ne saurais dire. Ma colère diminue à mesure qu'elle prend la parole, laissant place à une inquiétude nouvelle. De quoi voulait-elle me parler ?

« - Il y a des tas de choses que j'aurais aimé de te dire aussi, Astrée. Mais c'est trop tard. J'aimerais te dire qu'on pourrait recommencer à zéro, mais ce n'est pas possible. » Je la regarde droit dans les yeux et je regrette déjà les mots qui sortirent de ma bouche. « - Je suis désolé, quoi tu veuilles me dire, quoi que ce soit, ça ne changera rien. A l'avenir, je finirais toujours par croire que tu t'en iras de nouveau. Et je ne veux pas revenir ça. » Je recule d'un pas, tout en la fixant. « - Garde tes mystères pour quelqu'un qui en vaux la peine. » Je lui tourne le dos et mon cœur s'arrête. Pourquoi la douleur au fond de ma poitrine s'était intensifié ?

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Astrée Micah Lloyd
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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Sam 28 Nov - 9:19


«  - You were the chosen one»


Le passé d'Astrée n'était pas une histoire de paillettes sortie d'un conte de fée, c'était beaucoup plus sombre, beaucoup moins agréable à dire mais elle en était sortie et elle avait su en tirer certaine leçon. L'une d'entre elle était qu'il fallait se battre constamment pour ce que l'on veut et surtout pour ceux que l'on aime. Elle avait appris bien trop jeune que demain n'était qu'hypothétique et qu'à partir de là, chaque seconde de chaque jour comptait, chaque mot prononcé avait son impact et chaque geste pouvait tout faire basculer. A ses yeux, la vie avait un côté effet papillon qui était à la fois magnifique et dévastateur. Cela dit, c'était en croyant en cela, qu'elle acceptait de s'ouvrir à Llewyn, parce qu'elle croyait qu'elle pouvait changer les choses, que le changement était l'unique constante de ce monde et puis surtout, elle tenait trop à lui pour renoncer sans même avoir essayé. « - Il y a des tas de choses que j'aurais aimé de te dire aussi, Astrée. Mais c'est trop tard. J'aimerais te dire qu'on pourrait recommencer à zéro, mais ce n'est pas possible. ». Trop tard, aux yeux de la brunette, cela ne pouvait pas être trop tard, tant qu'ils respiraient tous les deux, rien n'était trop tard. Le jeune homme avait peut-être oublié à quelle obstinée il avait à faire, mais, elle ne se contenterait pas d'un bien maigre « trop tard ». « Je te demande pas de recommence à zéro mais, je crois qu'il n'ait jamais trop tard pour parler. ». Pour parler des choses importantes, de celles qui font qu'un coeur se serre, qu'une gorge se noue et qu'un esprit succombe aux doutes, il n'était jamais trop tard pour parler de ce qui compte, de ce qui rend heureux, pour parler des échecs et des réussites, pour s'ouvrir.

Cependant, le beau brun ne l'entendait pas de cette oreille, ses yeux azurs plantés dans ceux d'Astrée, il laissa les mots s'échapper. « - Je suis désolé, quoi tu veuilles me dire, quoi que ce soit, ça ne changera rien. A l'avenir, je finirais toujours par croire que tu t'en iras de nouveau. Et je ne veux pas revenir ça. ». Il recula d'un pas alors qu'Astrée était là, stoïque, cherchant à analyser et comprendre ce qu'il venait de dire, cherchant un sens à tout cela. Elle n'y parvenait pas, il ne pouvait pas avoir dit cela, il ne pouvait pas renoncer comme cela, en tout cas, pas pour cela. Elle refusait la possibilité que le simple fait qu'elle soit partie brise à jamais ce qu'ils avaient pu être et ce qu'ils auraient pu être. Non, c'était trop douloureux parce qu'elle s'était accrochée à lui durant toute cette année, elle avait si souvent penser à lui, elle le croisait dans ses rêves la nuit, elle avait tant voulu le revoir, pendant toute cette année, il n'avait jamais été très loin. « - Garde tes mystères pour quelqu'un qui en vaux la peine. ». Il lui tourna le dos, comme si c'était la seule chose à faire et qu'il n'y avait plus rien à dire.
Il lui tourna le dos et Astrée aurait pu en faire autant, rentrer et se résigner à ne plus le voir mais, il n'en fut rien. Elle fit un grand pas et se pencha pour attraper la main de Llewyn qu'elle serrait alors dans l'espoir qu'il ne fuit pas, qu'il cesse de l'éviter encore et toujours, dans l'espoir qu'il reste auprès d'elle. « Tu en vaut la peine Llewyn. ». Sa voix était douce mais cela n'empêchait pas la demoiselle d'être convaincue, Llewyn était un type bien mais, il se dévalorisait tout le temps. Astrée le savait, il ne voyait pas plus loin que les moqueries qu'il avait pu subir alors qu'il valait bien plus que cela, il avait tellement de qualités et il passait son temps à les nier. « Tu as toujours été honnête avec moi, alors, je te demande de l'être encore une fois... quels sont tes mystères Llewyn ? ». Astrée tenait toujours sa main et elle n'était pas prête à la lâcher, elle tenait à savoir. « On dirait que tu as tellement peur de souffrir que tu ne peux pas être heureux. Tu as si peur de voir les autres partir que tu ne veux pas t'ouvrir... ». Sa voix était douce alors qu'en disant ses mots, elle se rendait soudainement compte qu'elle n'était peut-être pas totalement à côté de la plaque et que l'histoire de Llewyn n'était peut-être pas plus douce que la sienne, que pour lui aussi, les paillettes n'avaient pas tenu. « Tout le monde part Llewyn, tôt ou tard. Et toute chose a une fin, quoiqu'il arrive. Mais ce n'est pas une raison suffisante pour vivre dans la peur. ». Elle ne voulait pas le voir gâcher sa vie, se priver de choses simples qui rendent heureux, elle n'allait pas le laisser s'enfoncer dans sa solitude. Elle savait qu'elle aurait probablement dû être vexée par ce qu'il avait dit, chercher à rentrer chez elle et à lui tourner le dos mais, c'était d'autres mots qui sortaient de sa bouche. « En tout cas moi, je te laisse pas tomber. ».

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Llewyn H. Fitzgerald
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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Dim 6 Déc - 23:24



you were the chosen one
astrée micah lloyd — llewyn h. fitzgeral



Cette rencontre typiquement dû au hasard me déranger. J’avais l’impression d’être le mauvais de l’histoire, celui qui n’a pas de cœur et qui ne veut pas faire le moindre effort. J’avais l’impression d’être le vilain d’un film en noir et blanc d’époque dont seul la musique pouvait témoigner des émotions. Je m’en voulais. Terriblement. Je ne voulais pas être comme ça, pas avec elle, mais quelque chose en moins ne pouvait pas baisser la tête et accepter que rien ne s’était passé. Je ne pouvais pas agir comme si son absence n’avait pas marqué mon existence. Elle faisait un pas en avant vers moi, elle essayait de se faire pardonner pour avoir fait quelque chose sur laquelle elle n’avait pas eu le moindre contrôle. Je ne pouvais pas rester rancunier face à ça, face à elle, je le savais. Astrée était bien la seule fille qui arrivait à me secouer. Cette situation était insupportable. Sans grande certitude, je crois que j’étais en train de renoncer à elle. Je sais en revanche qu’on ne peut pas faire comme si la vie n’avait pas modifier notre propre histoire. Recommencer à zéro n’était pas une option. La prendre dans mes bras non-plus. Je ne pouvais pas simplement lui dire tout ce que j’aurais aimé lui dire à l’époque, comme si le temps n’avait pas eu sa place entre les deux instants qui séparé son départ à aujourd’hui. Ce n’était jamais si simple, mais j’avais l’impression qu’Astrée ne voyait pas les choses comme ça. Reprenant la parole, Astrée me souligne qu’il n’est jamais trop tard pour parler. Elle n’a pas tort. Mais il est trop tard pour toutes ces petites choses que j’aurais aimé lui déclaré et qui aujourd’hui semblait avoir perdu de leur intensité.

Je laisse tomber. Je veux partir, je veux m’enfuir, je veux disparaitre. Je veux me protéger du mal qu’Astrée pourrait me causer. Parce que je sais que je lui ouvre de nouveau la porte, je risque de l’aimer de nouveau comme si je n’avais jamais cesser. Elle m’a brisé le cœur et j’ai détesté ça. Ma conclusion est simple : je n’en vaut pas la peine. C’est peut-être un peu brute comme façon de penser, mais les choses avaient été différente, j’aurais gardé contact avec elle malgré la distance. Si les choses avaient été différente, mes sentiments ne seraient pas aujourd’hui synonyme de douleur. J’étais prêt à partir maintenant, c’était ma sortie. Le dos face à Astrée, je fais un pas en avant qui n’aide pas. Elle attrape ma main et je m’arrête d’un coup. Je ne suis pas quelqu’un de très tactile. J’ai parfois du mal quand on me touche, mais là c’est différent. Tout en moi s’arrête alors qu’elle me contredit – quelque part je n’en attendais pas moins d’elle, je la connais. Je m’accroche à son affirmation, à sa douceur, mais je ne veux pas bouger. C’est un piège ! Sa sincérité ne trompe pas, mais je sais qu’Astrée ne veut pas m’abandonner. Qu’elle n’a sans doute jamais voulu le faire.

Sa question m’intrigue au point où je me tourne vers elle. Mes mystères ? Alors qu’elle reprend la parole, je sais où elle veut en venir. Je sais où cette conversation pourrait aboutir si jamais je le désirais. Elle a raison. Elle a tellement raison. J’ai peur de l’abandon, du départ, des adieux. Je n’aime pas les absences que cela procure, car j’ai la sensation que le monde change, mais que moi je reste le même. Les mots d’Astrée me touche plus que je l’aurais pensé, où je lâche ce que je tenais. Je me sens faible, si faible que mes mains trembles et qu’Astrée doit sûrement le sentir. Je ne peux rien lui cacher, c’est un fait. C’est inévitable. « - Je sais… Je sais que tout le monde part un jour où l’autre, je le sais très bien. » Je me penche rapidement pour reprendre mes affaires, qu’est-ce que je peux être con parfois. « - Je sais ce que ça fait. Mieux que personne. Tu sais ce qui était le plus dur ? Ce n’est pas le jour où j’ai compris que tu étais partie, Astrée. Le plus difficile, c’était tous les autres jours qui ont suivi, tous les jours où j’ai dû affronté ton absence. » Je marque un silence, parce que je sais qu’elle aimerait que je m’ouvre à elle et que j’arrête de vouloir partir. Cette fois je ne pars pas, cette fois je lui dit ce que je pense. « - Tu ne peux pas revenir comme ça et me parler comme si hier encore ont été aux lycées. C’est trop facile. »


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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Mar 8 Déc - 7:56


«  - You were the chosen one»


Le regard de la brunette était plongé dans les prunelles azures du jeune homme dont les mains tremblaient au son des mots qui s'échappaient de la bouche d'Astrée alors que ses affaires flirtaient avec le sol. « - Je sais… Je sais que tout le monde part un jour où l’autre, je le sais très bien. ». Bien sûr qu'il le savait, c'était bien pour cela qu'il avait peur, il craignait sans cesse ce départ sans pouvoir s'accrocher à l'instant présent. Il se baissa, elle aussi, pour l'aider une nouvelle fois à récupérer ce qui lui appartenait. « - Je sais ce que ça fait. Mieux que personne. Tu sais ce qui était le plus dur ? Ce n’est pas le jour où j’ai compris que tu étais partie, Astrée. Le plus difficile, c’était tous les autres jours qui ont suivi, tous les jours où j’ai dû affronté ton absence. ». Son coeur manqua un battement et elle ne put s'empêcher de pincer légèrement ses lèvres, parce qu'elle n'avait jamais voulu lui faire du mal, parce que malgré tout, ce qu'il disait la touchait et surtout parce que repenser à tout cela lui déchirait le coeur, il l'ignorait mais il lui avait terriblement manqué. Tous ces jours sans pouvoir se confier sans se sentir juger, tous ces jours à croiser sa photo sans pouvoir le voir de ses yeux, tous ces jours à sentir son coeur s'emballer en se perdant dans leurs souvenirs... tous ces jours avaient eu un goût d'éternité sans lui. « Tu ne me croiras peut-être pas mais, pendant tous ces jours, tu m'as manqué. ». Elle avait nourrit l'espoir de le retrouver, elle avait passé de longues heures allongée sur son lit à songer à ce moment. Et oui, il lui en voulait mais cela ne changeait pas la donne pour Astrée, parce qu'elle était heureuse de le retrouver, parce qu'elle voulait croire que les choses pouvaient s'arranger.

« - Tu ne peux pas revenir comme ça et me parler comme si hier encore ont été aux lycées. C’est trop facile. ». Astrée lui offrit un léger sourire idiot, ne pouvant réprimer la bêtise qui allait sortir de sa bouche. « C'est vrai, on est plus au lycée.». Elle savait qu'elle aurait sans doute dû éviter cette tentative d'humour mais, Astrée était trop spontanée pour cela et surtout, l'argument de Llewyn n'allait pas la décourager. « Pardon, c'était nul même si c'est vrai... je suis étudiante en médecine aujourd'hui et je sais même pas ce que tu fais de ta vie, il y a un an qui est passé et... ». Elle se coupa une seconde, réalisant qu'elle était à côté de la plaque, qu'elle se laissait prendre dans un flot de parole incontrôlable, elle inspira pour se recentrer. « Et non, ce n'est pas trop facile mais, je vais m'accrocher. Je vais continuer de te parler et de tout faire pour que tu me pardonnes jusqu'à ce que ta rancune t'abandonne... et ça n'a rien de facile mais... tu en vaut la peine. ». Les pomettes d'Astrée se mirent à rougir et instinctivement, elle baissa la tête. Bien sûr, elle pourrait toujours accuser le froid mais elle savait que ce n'était pas cela, non, c'était plutôt le fait que pour la première -et même si c'était à demi-mots- elle exprimait à Llewyn son affection, elle lui laissait entendre qu'il comptait pour elle même s'il ne savait pas encore à quel point.

Astrée le savait, il y avait des combats perdus d'avance, il y avait des combats qui n'en valait pas la peine mais celui-ci, elle n'était pas prête à l'abandonner.

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MessageSujet: Re: “ you were the chosen one. ” (astrée)   Lun 21 Déc - 18:33



you were the chosen one
astrée micah lloyd — llewyn h. fitzgeral



Je dois avoir l’air d’être une tout autre personne, je m’en doute. Astrée se pose surement des questions. Elle doit se demandait ce qui a bien pu m’arriver, pourquoi j’étais devenue si rancunier. J’aurais pu rendre ces retrouvailles agréables, mais ce n’était pas le cas. Finalement, je suis mauvais. Quelque part, je pense qu’elle me comprend plus que n’importe qui et que malgré tout ce que je dis, elle cherche à saisir ce qui s’est passé, ce qui se passe. Elle a toujours eu cette faculté étrange de pouvoir lire facilement en moi et je crains que quoi que je fasse, elle y arrive. Je me penche pour ramasser mes affaires, j’ai l’impression d’être au bout d’un chemin sans savoir si je dois tenter de sauter pour atteindre l’autre côté où tout simplement faire demi-tour. Je sais que mes mots doivent faire mal à Astrée. Mais elle m’avait terriblement manqué au point où son absence était devenue douloureux car j’avais aucun moyen de savoir si elle reviendrait un jour. C’était horrible. Je m’étais sentie complétement abandonné, délaissé. Je ne sais plus grande chose maintenant. Ce qu’elle était devenue, ce qu’elle faisait. Dansait-elle toujours ? S’était-elle inscrite à la fac aussi ? Je n’en sais rien. Et sa famille ? Et ses amis ? Qu’avez-t-elle fait ses derniers mois ? Elle était comme un carnet tout neuf dont l’image me rappeler vaguement quelque chose de familier. A l’intérieur, tout était à découvrir, tout était à comprendre. Finalement, tout en m’aidant, elle m’avoue que je lui avais manqué aussi. Elle avait raison, j’avais du mal à la croire comme j’y croyais complétement. Elle n’avait aucune raison de me mentir, aucune raison de me manipuler. Elle n’était pas comme ça. Je le savais, mais je n’arrêtais pas de me dire que tout le monde changeait un jour ou l’autre. Et qui sait ? Peut-être que pendant tout le temps où j’étais ici, elle, elle s’était transformé en autre chose.

Nous n’étions plus aux lycées, voilà. C’était dit, c’était réelle. Nous n’étions plus l’un en face de l’autre à la cantine en train de parler passion et romantisme russes. Nous n’étions plus que deux vieilles connaissances, que deux étrangers. « - Tu es têtue. » Je ne sais pas pourquoi je dis ça, c’est même plus un constat qu’autre chose. Mais elle ne veut pas me laisser tomber, c’était presque… rassurant. Oui, parce que c’était un peu une preuve. Un espoir que tout n’était peut-être pas si différent. Elle baisse soudain la tête et je sens mon cœur palpité étrangement. Finalement, je me décide.

« - Je travaille. » Je fouine dans la poche intérieure de ma veste pour en sortir une petite carte, celle de la librairie que je lui donne. Je n’ose pas en dire plus, j’ose pas parler plus alors tout simplement je rajoute : « - Je dois y aller. » Je suis fatigué en fait, je ne sais pas pourquoi. Sans rien rajouter, je lève légèrement la main pour lui faire signe que j’y vais et je me retourne lentement. Finalement, j’ai réussi à partir, mais elle a aussi réussi à me déstabiliser. Je dois être faible dans mon genre, il ne doit pas y avoir de doute là-dessus. Face à elle, surtout. Je suis incapable de lui dire non, je le sais bien. Je reste sur mes gardes pourtant, je ne veux pas retomber bêtement dans quelque chose qui pourrait me briser le cœur, une seconde fois. Parce que c’était de ça dont j’avais le plus peur. Ce n’était pas uniquement l’idée de la voir partir, c’était surtout l’idée de me retrouver avec le cœur brisé, une nouvelle fois.


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