Partagez | 
 

 ELLA Ҩ just a feeling.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Ella B. Clarke-Jarvis
DOUBLE-COMPTE : Carlie.
MESSAGES : 8680
ARRIVÉE : 07/09/2011
LOCALISATION : Dans le pays où on ne grandit jamais.



MessageSujet: ELLA Ҩ just a feeling.   Lun 23 Nov - 8:26




ELLA BABE CLARKE-JARVIS


❝ when you think you're losing your love... ❞

nom : Clarke-Jarvis. ✗ prénom : Ella, Babe. ✗ 7 Septembre ✗ [b]âge : 21 ans ✗ lieu de naissance : Arrowsic ✗ nationalité : Américaine ✗ orientation sexuelle : hétérosexuelle ✗ statut marital : Mariée ✗ métier/études : étudiante en lettre et serveuse. ✗ groupe : I love challenge ✗ avatar : Aimee Teegarden ✗ crédit : aimeeteegardendaily (tumblr) ici.

 




J'ai été une adolescente très sage. Jusqu'à ce que je tombe enceinte. Ҩ J'ai donc eu un fils, Lleyton. Je n'avais que 18 ans. Je suis mariée avec son père. Ҩ J'étais dans la course pour être championne olympique de natation synchronisée. Ҩ J'ai un problème cardiaque qui m'oblige à suivre un traitement. Ҩ Ce même traitement m'a obligé à stopper ma carrière. Ҩ J'ai repris mes études, en lettre. Ҩ Je suis née et j'ai grandit à Arrowsic. Ҩ Le retour s'est fait d'un commun accord avec Mattia, pour prendre un nouveau départ. Ҩ Je me suis mariée lors d'un road trip. Ҩ J'ai un grand-frère très protecteur. Ҩ Mon père est mort dans un accident de voiture. Ҩ Je ne parle plus à ma mère depuis ma grossesse. Ҩ J'ai pris un petit boulot de serveuse en plus de mes études. Ҩ J'avais pour habitude d'être naïve et fleur bleue. Je le suis sans doute un peu moins. Ҩ Je ferais tout pour mon fils et mon mari. Ҩ Je suis devenue plus féminine. Je fais attention à moi. Ҩ Noël est ma fête préférée. Ҩ Je suis (finalement) heureuse de voir Arrowsic changer. Un peu de modernité ne fait pas de mal. Ҩ



BISOUSNOURS (CAM)


âge : 21 ✗ pays : France ✗ fréquence de connexion : autant que ce que mes études permettent ✗ où as-tu connu thub ? secret! ✗ inventé/scénario : scénario, à la base mais ça compte plus. ✗ avis sur le forum : c'est ton dernier mot, jean pierre ?







_________________

Can't erase this If you respect me don't protect me
you can tell me, I can handle it (...) Can't erase this, can't delete this. I don't need this, I can't handle it
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t2728-ella-le-meilleur-moyen-de-realiser-limpossible-est-de-croire-que-cest-possible http://hideunderbeds.1fr1.net/t2731-ella-dans-la-vie-les-choses-qui-ont-le-plus-de-valeur-sont-celles-qui-n-ont-pas-de-prix#91424
avatar
Ella B. Clarke-Jarvis
DOUBLE-COMPTE : Carlie.
MESSAGES : 8680
ARRIVÉE : 07/09/2011
LOCALISATION : Dans le pays où on ne grandit jamais.



MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Lun 23 Nov - 8:27





❝ (…) nothing else matter.❞
 




01. I will never let you go.
Assise sur mon lit je souriais. Sourire pour cacher ma peine. Neuf ans et j’apprenais déjà à le faire. Mais, lui, il me connaissait. Il s’est assis à côté de moi. Il a caressé ma longue crinière blonde. J’ai laissé tomber une larme. Je l’ai essuyé rageusement. « Tu n’as pas à cacher tes émotions, Ella. Je sais que cette décision te fait beaucoup de mal. » J’ai craqué. Littéralement. J’ai fondu en larmes dans les bras de mon Ashton. Il partait pour Portland. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je ne lui en voulais pas. J’étais simplement triste. Triste et seule. Mais, pas abandonnée. Je savais que mon frère reviendrait. Souvent, très souvent. Parce qu’il n’est rien sans moi et que je ne suis rien sans lui. Il m’a serré très fort dans ses bras déjà bien musclés. Je savais que ce jour arriverait. Je le savais mais, la peine est là malgré moi. Ce soir-là, je me suis endormie dans ses bras pour me retrouver avec une belle lettre écrite de sa main, un cadeau en or de la part de ce frère qui déteste écrire.
J’ai mis très longtemps à m’habituer à son absence. Les matinées à crier son nom dans la cage d’escalier furent nombreuses. Tout comme les va et vient dans sa chambre. Quand j’ai réalisé qu’il n’était plus là, plusieurs mois plus tard, son armoire était devenue la mienne. Je cherchais son odeur partout. Je me lavais les cheveux avec son shampoing. Je dormais dans ses draps. Quand il revenait un week-end sur deux, je faisais mine de rien. Mais, comment mentir à Ashton ? Je n’en ai jamais été capable. Une vraie merde. Il a tout compris mais, il n’a rien dit. Il savait simplement. Que j’en avais besoin. Pour mon équilibre. Pour grandir. Oui, j’ai mis très longtemps à m’habituer à son absence. D’ailleurs ai-je vraiment réussi ? Je l’appelais minimum tous les deux jours. Enfin, j’ai grandi avec cette épreuve. Je suis devenue plus débrouillarde, autonome. Je me suis vraiment endurcie. J’ai gagné en détermination. J’ai appris à être optimiste. À profiter de tout. Mais, surtout je savais qu’il fallait que je reste la même. Je devais rester la fierté de mon frère. Son rayon de soleil. Sa petite bouille préférée. Je devais rester celle qu’il aimait. C’est comme ça que j’ai tenu, en gardant son souvenir bien en moi. Mon modèle, mon héros, mon prince, mon frère, mon confident, mon meilleur ami, mon tout.


02. Le rêveur croit en ses rêves (...)

J'essuie mon visage dans la serviette. Je suis épuisée. Les entraînements sont de plus en plus intensifs. Ils prennent de plus en plus de temps dans ma vie. Je suis à bout mais, je pourrais continuer toute la nuit. Quand on aime on ne compte pas. Quand on est passionné on va au bout des choses. Parfois j'ai l'impression que c'est le seul moment où je me sens bien. Dans cette eau chlorée. Je me dis que tout ça vaut le coup. Que cette fatigue vaut le coup. Que ce travail acharné vaut le coup. Je ne doute jamais sur le fait que ce sport soit fait pour moi. Je ferme doucement les yeux. J'ai tout de même besoin d'avaler un petit truc. La voie de ma prof me surprend. « Ella, on se revoit demain, Mila sera là pour travailler le duo. » Je souris gentiment. « Tu sais qu'il y a toujours cette place pour toi... » Je hoche la tête positivement. Je sais. Je pourrais devenir une championne de natation synchronisée. L'avenir de sportive me tend les bras. Mes parents me disent de faire ce qui est le mieux pour moi. Ils n'y comprennent pas grand-chose en fait. Je n'en ai pas parlé à Ashton parce qu'il me dirait de choisir le sport. Sport ou littérature ? Le dilemme qui hante toutes mes pensées jour après jour. Championne ou écrivaine. Je sais qu'aucune de ses deux carrières n'est vraiment fiable mais, c'est-ce que je veux. Mon coeur me torture. Je file dans les vestiaires pour me changer. Ou plutôt pour tenter de chasser mes pensées. Rien à faire. Ça tape dans ma tête. Il faut que tu choisisses Ella. Peut-être ferais-tu mieux de chercher un autre avenir. Non, ça jamais. Ça sera l'un ou l'autre. Peut-être les deux. Redescends sur Terre la blonde, la vie ce n'est pas un kiwi. Je vais sous la douche. L'eau chaude me réchauffe. Je pense au devoir de philo que je dois rendre pour demain. Je vais encore travailler jusqu'à pas d'heure. Peu m'importe, le sujet m'intéresse vraiment. Deux passions pour une seule vie.

03. Le changement on aime pas ça, ça nous fait peur. Mais on ne peut pas empêcher les chose de changer

Les mains sur mon dos, un sourire taquin prit place sur son visage. Je souriais de plus belle. « Je n'ai malheureusement pas ce pouvoir. » Et délicatement il renversa la situation. Il était au-dessus de moi. Je voulais faire semblant de bouder mais, pas la peine d'essayer. Mon sourire était comme cousu. Il ne me lâchait pas. Alors, au lieu de faire mine de bouder, je caressais son dos. Lentement et délicatement. « Mais j'ai un autre pouvoir que tu vas adorer » Sa voix murmurée à mon oreille me faisait rêver. Autant que ses paroles éveillaient ma curiosité. « Vraiment ? Je peux savoir lequel ? ».J'avais demandé cela alors que dans un même temps, la couette nous abritait. Nous étions comme des gosses dans leur cabane. Des gosses à l'abri de tout. Il n'y avait que nous. Et ça c'était mon plus grand bonheur. Il y avait nous et le reste n'existait pas. Ses lèvres trouvèrent ma bouche. Mon nez. Et à nouveau ma bouche. Puis mon cou. Il avait raison. C'était bine mieux que n'importe quel pouvoir. Ou presque. J'étais aux anges. Je sentais son souffle comme il devait sentir le mien. Je me sentais vivante. Heureuse. Et il était la cause de tout ça. J'avais envie de l'embrasser. Encore et encore. Mais, il devança. Il m'embrassa avec passion. J'aurais voulu qu'il ne s'arrête jamais. Mais, sans que je ne comprenne pourquoi, il y mit un terme. Je le regardais dans les yeux alors qu'il se pencha à mon oreille. « Je t'aime. ». J'avais des étoiles dans les yeux. J'étais sans voix. In capable de réponse. Touché. En pleine coeur. Je ne m'attendais pas à de telles paroles. Et comme pour me prouver que ce n'était pas un mensonge, il m'embrasse. D'abord, sur la joue. Puis sur les lèvres. Je ne pouvais que lui rendre ses baisers pour lui prouver que c'était vraiment réciproque. Je ne retrouvais pas la voix. En quand il s'arrêta, je ne pouvais plus douter de ses sentiments. Même si je ne l'avais jamais fait. Il replaça ma mèche rebelle. Il me regardait avec tellement de tendresse.

Et d’un coup, je repassais au-dessus de lui. Avec un grand sourire. La couette avait valsé. J’en avais rien à foutre. Vraiment rien. Mes lèvres se posèrent sur les siennes. Un baiser passionné. Mes mains glissèrent dans ses cheveux. Et quand mes lèvres abandonnèrent les siennes, je plantais mes prunelles dans les siennes. Je sentais mes pommettes devenir rouges avant même d’avoir prononcé ses quelques mots. « Je t’aime aussi Mattia Jarvis. ». Et à ce moment-là, j’aurais pu l’embrasser. J’aurais dû l’embrasser. Mais, le bruit de la porte m’alarma. Mon cœur fit un bon de dix mètres dans ma poitrine.

Je ne m'attendais pas à voir mon frère. Vraiment pas. Et je ne comprenais pas ce qu'il foutait là. Ce que je comprenais en revanche, c'est que j'allais me prendre une soufflante mémorable. Sous les yeux de Mattia. Chic. Il m'envoya mon t-shirt en pleine face. Puis, il nous tourna le dos. « Vous avez trois secondes et demi pour vous habiller ! » Franchement je n'allais pas me faire prier. Je n'avais pas envie de rester en sous-vêtements devant mon frère plus longtemps. Heureusement, il n'était pas arrivé plus tôt. Rien que l'idée me mettait mal à l'aise. Et là, je l'étais déjà suffisamment. J'avais remis mon t-shirt et mon jean en moins de deux. Le quart d'heure suivant rimait déjà avec enfer.

04. Quand on est jeune, on a l'impression que tout est la fin du monde.

Mattia fronça les sourcils. Là, il avait compris que quelque chose ne tournait pas rond. Il fit glisser sa main de mon coude jusqu'à la mienne. Je me perdais dans ses belles prunelles. J'avais envie de lui dire de ne pas être aussi intentionné. Qu'il allait m'en vouloir par la suite. J'avais envie de lui dire qu'il valait mieux qu'il se contente d'écouter. Parce que ce n'était pas une bonne nouvelle. Mais, égoïstement, je n'avais pas le courage. Je voulais profiter de son contact. Comme si c'était la dernière fois qu'il pouvait à voir ce geste envers moi. « Ella.. ça ne va pas? » Mes yeux me brûlaient. Je retenais toutes mes larmes. Je me sentais prête à craquer. La gorge nouée. Je lui fis un non de la tête, n'arrivant pas à dire un mot. Non, ça n'allait pas. Pas aujourd'hui. Je ne pouvais pas sourire. Je ne pouvais pas aller au cinéma. Je ne pouvais pas faire comme si tout allait bien. Parce que ce n'était pas le cas. Et je me détestais à penser de cette façon.

Il me montra un banc du doigt. Et il m'y entraîna. « Ton exam s'est mal passé? Tu es malade? » J'aurais tellement aimé que ce soit si peu. Que ce ne soit qu'une mauvaise note. Qu'un stupide petit souci de santé. J'aurais tellement voulu que ce soit ça. Mais, non. D'après moi, c'était un peu -beaucoup- plus important. Je m'asseyais sur le banc à ses côtés. Incapable de dire le moindre mot. De savoir comment tourner mes phrases. Peut-être que je ne devais pas lui dire ? Peut-être que je pouvais éviter ça ? Il n'était pas obligé de savoir. Je pouvais toujours feindre quelque chose de moins important. Me raviser au dernier moment. Prendre la décision de ne rien lui avouer. Je pouvais. Mais, je n'en avais pas le courage. Je ne voulais pas lui mentir. Ce n'était qu'une pensée folle qui m'avait effleuré l'esprit. Une pensée soufflée par l'angoisse. J'inspirais profondément en regardant Mattia dans les yeux. Y avait-il une bonne façon d'annoncer ça quand on a dix-sept ans ? Je ne crois pas. « Je suis enceinte. ». C'était tombé comme un bombe. C'était tombé aussi brutalement que le résultat du test de grossesse. Je n'étais pas soulagée. J'étais horrifiée en imaginant la suite des évènements.

05. Elle lui a appris à vivre. Il lui a appris à aimer.

Le silence dura deux minutes. Entrecoupé par mes larmes. Deux minutes. Avant que son putain de sourire revienne. Deux minutes avant qu’il ne m’achève. « T'es encore amoureuse de moi. Je n'en reviens pas.. Il faudrait peut-être passer à autre chose Ella. Et dis pas de conneries. T'étais pas la seule à avoir des sentiments; Je t'ai aimé. Mais je suis pas l'homme qu'il te faut, crois-moi. ». Passer à autre chose ? à l’entendre, on dirait que c’est facile. Qu’il suffit de le vouloir. Il était mon premier et unique amour. Il était le père de ce bébé. Celui à qui j’avais donné mon corps. Passer à autre chose ? Lui, il y arrivait. Lui, il n’avait aucun mal. Mais je n’étais pas lui. J’avais besoin de temps. Et puis à d’autres. Il ne m’avait pas aimé. C’était facile de passer à autre chose dans ces conditions. Moi je l’avais aimé à en crever. Et je l’aimais toujours à en crever. J’avais besoin de temps. Parce qu’il n’était peut-être pas l’homme qui me fallait. Mais bien le seul que je voulais. « Tu sais pourquoi tout revient toujours sur lui là? ». Bien évidemment, il pointait mon ventre. Quelque fois j’aimerais crever. Juste pour ne plus qu’on me reproche mon choix. « Parce que c'est depuis qu'il est là que tout dérape. Tu te rappelles de nos vies avant? On était cent fois plus heureux! ». Bien sûr que je me souvenais de nos vies avant. Il n’y avait pas un jour sans que je pleure dessus. Mais, ce qu’il ne voulait pas comprendre c’est que dans tous les cas ma vie aurait été gâchée. Je m’étais déjà excusée pour ce que mon choix avait causé. Mais moi, dans tous les cas je crevais. Je n’aurais pas pu vivre en ayant avorté. Je n’étais pas forte. Je n’étais pas Teddy. J’étais incapable de le faire. « On était amoureux, on se voyait souvent, on s'entrainait, on gérait tout ça, avec les cours. Et depuis qu'on sait qu'il va arriver, tout est parti en live.» . Amoureux ?rectification. J’étais amoureuse. Lui il s’amusait. Ce n’était pas la peine de me prendre par les sentiments aujourd’hui. Parce que j’étais réveillée. Je ne croyais plus en notre passé. Je ne croyais plus en nous. En ce que nous avions vécu. Il m’avait brisé. Il avait brisé les restes de nous. Et dans ce sens, je ne pouvais que l’oublier. Au fond, c’était ce qu’il voulait non ? Il avait très bien réussit. Et puis franchement, ce n'était pas uniquement de ma faute si les choses s'étaient mal passée. Sa réaction n'avait pas aidé. « Et arrête de parler de Jona comme ça! Tu crois quoi? Qu'elle est la seule responsable? Que je suis un saint?..Tu veux que je te dise? Juste avant qu'elle ne prenne le volant, et qu'elle se rate dans ce virage, c'était moi qui conduisait! ». J’en parlais comme je voulais. J’en avais rien à battre de cette fille. Et il pouvait dire ce qu’il voulait. Rien ne m’empêcherait de dire ce que je pensais. Que ça le fasse chier ou non. Franchement entre un cœur piétiné et des oreilles irritées, qui était le plus cruel ?

J’inspirais un grand coup. Séchant mes larmes. Tentant de prendre une voix audible et claire. « Eh bien, si ce n’est pas toi, ça sera personne. ». Mon ton était tellement tranché. Certain. Que ça sonnait comme une vérité indéniable. Et je comptais bien faire ça. Une fois le bébé dans les bras, plus un homme ne m’approcherait. Plus aucun ne pourrait prétendre m’aimer. Je vivrais comme jamais vécu pendant dix-sept ans. Sans souffrir de leurs horreurs. « Il n’y a pas un jour sans que je ne pense pas au passé. Mais soit, honnête, même s’il n’était plus là aujourd’hui tu me haïrais toujours autant et moi, je ne serais que plus mal, qui sait si je n’aurais pas eu l’idée de me foutre en l’air ? ». Bien sûr que j’y avais pensé. Plus d’une fois. Et j’avais voulu le faire. Avant de me reprendre. Sans savoir vraiment ce qui me retenait. Et puis, j’avais vu Ashton cinq minutes après y avoir songé. Et là j’avais compris pourquoi je n’avais rien fait. Parce que je préférais souffrir que le faire souffrir. « Mais je t’interdis de dire qu’on était amoureux, j’étais amoureuse… ». Lui, non. Je refusais de le croire. Il ne pouvait prétendre à avoir eu de l’amour pour moi. Ni même du respect. Pas après m’avoir craché tout ça. Pas après s’être moqué de mes sentiments. « Et tu voudrais que je la respecte aussi pendant qu’on y est ? Je sais très bien que t’as été aussi con qu’elle dans l’histoire et que t’es tout aussi responsable, c’est bien ce que je te reproche. En attendant, c’est elle qui a manqué de te foutre en l’air. ». Oh oui, ce n’était pas parce que je l’insultais moins que je le voyais comme un saint. Il avait été connard. Égoïste. Inconscient. Stupide. Borné. Attardé. Enculé. Lâche. Salopard. Il était tout aussi responsable que cette salope.

Je lui lançais un dernier regard. Avant de quitter sa chambre. En claquant la porte. J’en avais assez. De lui et de son sourire. J’en avais assez. De ce cœur douloureux que j’allais arracher de ma poitrine. J’en avais assez d’être là. Dans cet appartement. A Arrowsic.

06. I need a world with news colors.

Je ne captais rien. J’étais étalée sur un carrelage blanc. Probablement froid. Je saignais. Et la situation me paraissait totalement normale. J’étais mal. Je respirais comme un asthmatique. Je pleurais à remplir les océans. J’avais un mal de chien. Mais voilà, c’était comme si je m’éteignais. Et que ni ça, ni le reste n’avait d’importance. Parce qu’en fait dans ma tête je voulais retrouver mon fils. Je voulais crever. « Ella bon sang, t'as entendu ce que j'ai dit ? ». Je le regardais. Mais je savais que mes yeux étaient vides. Comme si je ne comprenais pas de quoi il voulait parler. Et c’était le cas. Je savais qu’il avait dit un truc. Un truc mais quel truc ? J’en savais rien. Du coup j’agitais la tête de gauche à droite. Je ne me rendais même pas compte du mal que je faisais à Fernando. Mon meilleur ami. J’étais en train de lui imposer une vision horrible. « ELLA ! ». Je le voyais pleurer. Une larme s’était même écrasée sur moi. Mais je me sentais vulnérable. Inutile. Incapable d’agir. « Ella, s'il te plait, s'il te plait... ». Et mes yeux se noient encore. J’aurais voulu l’aider bordel. J’aurais voulu ne pas lui faire peur. J’aurais voulu ne pas lui faire subir ça. Mais je ne trouvais pas les mots. Je n’arrivais pas à parler. Tout était bloqué dans ma gorge. Ma gorge qui était sèche toute de même.

Il essayait de se calmer. Seul. Sans que je puisse l’idée. Mais j’étais affreuse. Immonde. Quelle amie j’étais ? Il aurait mieux fait de m’achever. Mais, non, il s’attachait à moi. « Il ira bien ton bébé, je te promets qu'il ira bien. ». Je posais une main sur sa joue. Je ne pouvais pas parler. Du moins je n’y arrivais plus. Je ne pouvais pas le croire non plus. Parce que je n’y parvenais pas. Parce que j’imaginais le pire. Et que je pensais qu’il voulait me rassurer. C’est ce que maman aurait fait. C’est ce que papa aurait fait. Ashton aussi. Kai aussi. Ils m’auraient tous menti. Simplement pour éviter ce qu’ils appellent le pire. Mais, malgré tout ça, il fallait que je fasse quelque chose. Je caressais sa joue. Il fallait vraiment qu’il aille bien. J’avais pas voulu lui faire du mal. Je faisais tout pour retenir mes larmes. Pour tenter de respirer.

07. Personne ne peux savoir à l’avance quel jour sera le plus important de sa vie..

La main de Mattia restait sur ma joue. Il continuait de la caresser. Et moi je ne savais pas. Je ne savais pas comment lui expliquer. Comment lui dire. Que mon fils était mort. Notre fils. Pourtant je devais le faire. Et une fois fait, je serais très fort sa main. Parce que j’avais besoin de lui. Parce que ça faisait mal de le dire. De lui dire. Et lui il agitait la tête. De gauche à droite. Niant ce que je venais de dire. Je le regardais sans comprendre. Pourquoi ce non de le tête ? Pourquoi ? Après tout dans tous les cas il n’en voulait pas. Et à part être désolé pour moi ça ne devait rien changer. Ça ne pouvait rien changer. N’est-ce pas ? « Nan. Nan. Nan. ». Il secouait toujours la tête. Comme s’il refusait que je croie ça. Et tout devenait confus dans ma tête. « Nan. Il n'est pas mort, Ella. ». Mes yeux s’arrondirent. Il n’était pas le premier à dire ça. Mais quel intérêt avait-il à dire ça ? Mattia n’avait pas peur de me faire souffrir. Et Mattia ne serait pas rentré dans cette chambre si c’était pour me mentir. Pas le Mattia que je connaissais. Et vu ses gestes, il ne pouvait pas mentir, n’est-ce pas ? Je voulais tellement avoir raison. Que ce qu’il dise soit vrai. J’avais envie de le regarder avec soulagement. Mais, j’étais toujours incrédule. Mattia pouvait-il m’imposer une telle épreuve ? Non, non et…. Pourquoi pas ? Qu’étais-je à présent pour lui si ce n’est qu’une fille qu’il avait baisé ?

Mais très vite je redescendais sur terre. Je n’étais pas que cette fille là. Il n’aurait pas fait ça. Parce que je le connaissais par cœur. Parce que je savais qui il était, ce qu’il valait. Il n’aurait pas fait ça parce qu’il me connaissait mieux qu’Ashton. Parce qu’il savait que pour lui je pouvais soulever des montagnes. Parce qu’il savait qui j’étais au plus profond de moi. De quoi j’avais besoin pour être heureuse. Et que je n’étais rien sans lui. Il ne pouvait pas me faire ça parce qu’à l’instant où il se penchait au-dessus de moi, il pouvait le lire dans mes yeux. Qu’un mensonge me tuerait. Et mon espoir, mon amour persistait à croire qu’il ne voulait pas ma mort. « Je l'ai vu, Ella. ». Il titillait ma franche. J’avais envie d’être dans ses bras. De ne jamais les quitter. Je voulais que ce geste ne s’arrête jamais. Je voulais le croire. Je voulais que le bonheur prenne à nouveau possession de moi. Mais, si j’entendais les mots. J’avais du mal à les comprendre.

Et puis mon regard, embrumé de larmes croisa le sien. Plus sincère que jamais. Aussi sincère que quand il m’avait dit je t’aime pour la première fois. Aussi sincère qu’il pouvait l’être. Comment douté de ça ? Même si j’avais jamais cessé de remettre en cause son amour passé depuis notre rupture, je n’arrivais pas à croire qu’il m’ait menti. Tout ça, c’était pour aller mieux. Rien de plus. Et d’ailleurs c’était un échec cuisant. Mais là, je le savais sincère surtout. Sur Lleyton. Et sur notre amour passé. C’était con hein ? J’étais conne ? De changer d’avis en un regard de la personne que j’aimais plus que tout au monde. Oh que oui, je l’étais. « Je l'ai vu ». Et il était toujours là. Il passait toujours sa main sur mon front. Il serrait toujours ma main. « Il est bien vivant, crois-moi. Il a bougé ses petits doigts. ». J’imaginais son petit corps tout frêle. Je l’imaginais bouger ses petits doigts. Je l’imaginais faute de l’avoir vu. Mais, j’imaginais très bien. Son petit corps plein de tuyaux à la rechercher d’un ventre. De mon ventre. Je commençais presque à sourire malgré les larmes. Alors que Mattia souriait franchement. « Et il m'a même montré l'intérieur de sa bouche. ». Je souriais. Je riais. Je pleurais. Les trois en même temps. J’étais perdue entre mes sentiments. Trop heureuse de l’apprendre. Mais ayant du mal à y croire. « Il va bien hein ? Il a pas de problème ? Je me pardonnerais jamais de ne pas avoir assez fait attention à lui… ». Un jour, j’allais m’en prendre une. Un jour quelqu’un aller m’arracher la tête. Pour culpabiliser pour tout. N’empêche que j’aurais dû faire attention à lui. « Il est vivant, vivant ? Il respire tout seul, c’est pas une machine qui respire pour lui pour pas que je fasse de connerie hein ? ». Bien sûr que j’imaginais les pires scénarios. Parce qu’avant Lleyton mon monde c’était barba-papa, petit poney et bisousnours. Et que tout le monde aurait voulu que je reste dans ce monde. Alors, je craignais réellement le pire.

Mattia jouait toujours avec ma frange. Me regardant droit dans les yeux. Sans crainte. Comme si tout ce qu’il voulait c’était que je le crois. Que j’aille bien. Etait-ce bête de dire que je me sentais humaine dans ses yeux ? Peut-être. Mais là, j’étais heureuse qu’il soit à mes côtés. « Il est tout beau. ». Mes pommettes viraient au rouge. Je me mordillais la lèvre inférieure. Comme si Mattia m’avait fait le plus beau compliment du monde. « Certainement presque aussi beau que toi. ». Je tournais la tête avec les joues toutes rouges, qu’est-ce que je venais de dire là ? Ce n’était pas le moment. Mattia venait de me rassurer et voilà comment je le remerciais. « Désolée, je n’aurais pas dû dire ça hein ? ». Je le regardais à nouveau droit dans les yeux. « Te fâches pas hein, je… Merci… ». Je lui offrais le sourire le plus reconnaissant du monde.



08. I'm a freak.

« Explique-moi que je comprenne Ella.. ». Son pouce caressa à nouveau ma joue. Je fermais les yeux à l’instant. Je revoyais tout en vrac. Le test de grossesse. Ma mère.  Le visage de Fernando. Celui des infirmières. Des médecins. Lleyton, si petit.  Si minuscule. Jona, blessée. Les familles en pleurs. Mattia. Le plateau sur le sol. Ash. Juste avant qu’il n’aille à l’hôpital. Leurs béquilles. Et leur vulnérabilité. A Mattia. Et a Ashton.

J’ouvrais les yeux. Me plongeant dans le regard de Mattia. Il fallait que je lui dise. « Le problème, c’est que ça fait trop longtemps que je fais comme si de rien n’était… ». Je soufflais un coup, c’était dur d’en parler. De dire à voix haute tout ce que j’avais sur le cœur. « Il y a eu ma mère qui m’a tourné le dos, puis cet accouchement désastreux que j’ai imposé à Fernando. Lleyton qui aurait pu mourir à cause de moi. Et j'aurais dû mourir aussi. Jona qui était prête à mourir pour moi. Et toutes ces familles qui ont perdu quelqu’un… alors que je n’avais rien. Alors que j’aurais dû mourir. Et puis il y a eu ta jambe, et celle d’Ash. Je n’étais même pas été le voir à l’hôpital. Parce que ça m’angoisse terriblement l’hôpital… ». Je pleurais. Parce que même si je ne voulais plus que Mattia me voit pleurer, là c’était trop dur. Là, je me livrais entièrement à lui. Parce que je l’aimais. « J’ai fait comme si rien n’avait changé, j’ai voulu rester la même… et aujourd’hui je ne me reconnais plus. Je ne me supporte plus. J’ai fuis la réalité trop longtemps. ». Est-ce qu’il pourrait comprendre ? Pour moi, ça semblait encore bien compliqué. Alors pour lui ? J’étais devenue étrangère à moi-même. A trop vouloir nier les faits, je m’étais blessée moi-même. J’avais dénigré ma souffrance. Affichant ce sourire adolescent. Mais, je n’étais plus une adolescente. J’étais une mère. J’étais une petite-amie. J’étais une nageuse. J’étais… une femme.

Je me blottissais dans les bras de Mattia. Comme si ma vie en dépendait. « J’ai peur d’amener Lleyton là-bas, parce qu’à chaque fois j’ai peur qu’on m’annonce le pire. ». J’étais complètement morte de trouille à cette idée. Tout en sachant que c’était irrationnel. Mais, je ne pouvais pas faire autrement.

09. Marry me.

J’ouvrais les yeux avec un sourire idiot sur le visage. Par réflexe, ma main chercha le corps de Mattia pour me blottir contre lui. Cependant, elle ne trouva rien d’autre qu’un papier. « Je suis parti en ville faire deux trois courses, je reviens vite mon amour. ». Inutile de dire que mon sourire s’était encore élargit en lisant les deux petits mots « mon amour ». Il était tellement adorable et ça faisait tellement du bien se sortir du quotidien, de vivre autre chose.

Les choses étaient parties d’un film qu’on avait regardé Mattia et moi. Je lui avais dit que parfois, j’aimerais faire ma valise, prendre la voiture et juste partir. Il avait eu ce sourire qu’il avait si souvent quand on s’était rencontré. Ce sourire que je n’avais pas vu depuis. Ce sourire qu’il avait quand nous avions séché. Celui qui voulait dire, tout ce qui désire est possible. Tu peux tout avoir. Et je l’avais eu ce road trip. Nous étions partis.

Ashton avait accepté de garder Lleyton sans aucun souci. Il faut dire qu’on avait prétendu partir en vacances et non à l’aventure. Nous avions décidé d’être des adolescents le temps d’un moment et de faire n’importe quoi. De faire tout ce que nous n’avions jamais fait. J’étais prête à dormir à la belle étoile. Rouler toute la nuit. Le suivre au bout. Je voulais juste me sentir vivante.

Pour la première nuit, nous avions quand même pris un motel, un truc un peu miteux mais le but était d’y dormir. Simplement d’y dormir et de se laver. C’est donc ce que je faisais, je me glissais sous la douche. Ce voyage allait sans aucun doute être riche en surprise. Mais c’était tout ce dont nous avions besoin. De l’amour et un peu de folie.

On s'est marié.

10. (...)Le champion le vit.

Je me sens faillir sans pouvoir faire quoique ce soit. Je me sens partir doucement. J'aimerai l'accepter simplement mais je me débat. L'eau rentre en moi. J'ai vécu pour nager. Vais-je mourir noyer ? Je ne veux pas. Je refuse. J'ai un fils. J'ai un mari. J'ai une vie que j'aime. Je ne veux pas perdre. J'agite une nouvelle et une dernière fois mes bras. Je n'y arrive pas. Je perds connaissance.
La lumière vient m'éblouir de nouveau. Pas celle d'un long couloir blanc ou que sais-je. Non, celle du jour. Je suis vivante. Je sens chacun de mes membres. Je suis vivante. Je passe une main dans mes cheveux. La culpabilité ne tarde pas à effacer le soulagement. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai pris un risque. Un risque inconsidéré mais au nom de quoi ? Au nom d'un rêve de gamine. Seulement, au nom de ce rêve de gamine, j'aurais pu briser ceux de mon fils et ceux de Mattia. Qu'ai-je fait ? J'ai refusé de prendre un traitement pour ne pas diminuer mes performances. J'ai menti à mon coach. J'ai menti à ma famille. Je leur ai caché que j'avais des problèmes cardiaque. Parce que je ne voulais pas y croire. Je n'y croyais pas avant cela. Avant de connaître de nouveau cette peur de mourir. Je n'y croyais pas avant de manquer de me noyer. J'entendais déjà les applaudissement, je croisais déjà les caméras. Voilà pourquoi je ne voulais pas y croire. Parce que je rêvais en grand. Maintenant, j'y crois. Et maintenant les larmes roulent sur mes joues. Parce que j'aurai pu tout détruire. Et parce que je vais devoir renoncer, abandonner. J'allais être championne olympique. J'aurais pu. J'avais tout pour. Les larmes coulent parce que mon coeur se serre de reconnaissance. Et mon rêve s'effondre en torturant mon esprit. Soudainement, j'ai peur de l'avenir. J'ai peur de la maladie. J'ai peur de la mort. J'ai peur de l'ennui. J'ai peur de la vie. L'horloge indique que cela ne fait qu'une minute que j'ai ouvert les yeux. Et pourtant, mon cerveau a déjà vécu dix ans au moins. Les pensées se bousculent. La douleur s'envenime.

11. Parfois, le plus difficile n'est pas de partir mais, de revenir.

J'avais eu énormément de mal à quitter Arrowsic. Mattia et moi étions très en colère à la suite de ce projet d'aéroport. Certes, partir pour la Californie était une bonne chose. Mais nous aurions voulu le faire dans d'autres conditions.
Seulement maintenant, c'était l'inverse. Il fallait revenir. Et non, ce n'était pas facile de quitter la Californie. Nous avions vécu une année géniale. Et les drames d'Arrowsic m'avait semblé loin. Et maintenant, ils me revenaient quelque peu en mémoire. C'était difficile d'oublier tout cela. Même si Mattia ne cessait de me rappeler que nous avions aussi eu de très bons moments. C'était de cela dont il fallait se rappeler. Et c'est ce que j'essayais de faire en emballant nos affaires.
Mattia et moi étions d'accord. Nous devions revenir. D'abord parce que nous n'avions plus de réelles raison d'être ici étant donné que j'avais abandonné ma carrière. Et surtout, nous avions besoin d'un lieu familier pour nous retrouver. Nous reconstruire. Il fallait qu'on le fasse pour nous trois. Mattia avait énormément de mal à me pardonner mon mensonge. Il avait du mal à me faire confiance. Il surveillait mon traitement. Il surveillait le fait que je ne retourne pas dans les bassins. Et comment pourrais-je lui en vouloir ? Je faisais au mieux pour me faire pardonner. Mais à l'évidence, nous avions besoin d'un nouveau départ.

12. Dreams come slow.

Reprendre les études avait quelque chose d'étrange, mais ça me plaisait. Je n'avais jamais perdu cette passion pour la littérature. Renouer avec tout cela avait quelque chose d'agréable. Bien sûr, le fait que je reprenne mes études avait quelque peu changer notre train de vie. C'est d'ailleurs pour cela que j'avais pris un petit boulot de serveuse. Mais on s'en sortait pas mal. Et puis, les choses changent. En tout cas, tout ici était en train de changer. Et je dois dire que ce n'en était que plus inspirant. J'aurais pensé être triste face à ce changement. Nostalgique de l'Arrowsic que j'avais connu mais, non. D'un seul coup tout était possible. Et j'avais des projets plein la tête. Des rêves qui naissaient avec cette ville. Comme si mon esprit avait besoin de cela. Comme s'il avait besoin de reconstruire un nouveau rêve.




_________________

Can't erase this If you respect me don't protect me
you can tell me, I can handle it (...) Can't erase this, can't delete this. I don't need this, I can't handle it
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t2728-ella-le-meilleur-moyen-de-realiser-limpossible-est-de-croire-que-cest-possible http://hideunderbeds.1fr1.net/t2731-ella-dans-la-vie-les-choses-qui-ont-le-plus-de-valeur-sont-celles-qui-n-ont-pas-de-prix#91424
avatar
Mattia Jarvis
MESSAGES : 6782
ARRIVÉE : 03/09/2011


MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Lun 23 Nov - 20:10

I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you  I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t2704-mattia-some-days-are-better-than-others http://hideunderbeds.1fr1.net/t2755-mattia-some-days-are-better-than-others
avatar
Llewyn H. Fitzgerald
please, save me from myself. ”
DOUBLE-COMPTE : La schizophrénie ne nécessite pas plusieurs corps, mais une seule tête.
MESSAGES : 422
ARRIVÉE : 10/11/2013
LOCALISATION : Au sommet du Squirrel Point Light, affrontant l'horizon.



MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Lun 23 Nov - 20:13

La plus belle. (Coucou Mattia, je vais te la piquer. *sort*)

_________________

    — it's hard to look you in the eyes when my heart want your lips. it's hard to love you, when you are everything to me, but i'm not everything to you. I deserve a smile, but it doesn't matter anymore... Shall I disappear in your shadow ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t5679-llewyn-dear-monster-let-s-go-back-home http://hideunderbeds.1fr1.net/t5733-llewyn-i-m-alone-but-you-can-follow-me
avatar
Mattia Jarvis
MESSAGES : 6782
ARRIVÉE : 03/09/2011


MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Lun 23 Nov - 20:15










( je t'adore :D <3 )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t2704-mattia-some-days-are-better-than-others http://hideunderbeds.1fr1.net/t2755-mattia-some-days-are-better-than-others
avatar
Rudy Gavennham
MESSAGES : 143
ARRIVÉE : 09/11/2015


MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Mar 24 Nov - 14:30

Hannn, ta fiche m'a glissée des yeux
Je suis trooooooop contente de re revoir Ella J'espère que ce nouveau couple Ella-Mattia continuera de nous éblouiir
Comme Matti, je ne te dis pas bienvenue, t'es chez toi, et tu l'as toujours été.
Plein de love
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t5741-rudy-votre-vie-ressemble-a-gossip-girl-sauf-que-tout-le-monde-est-vieux-et-pauvre http://hideunderbeds.1fr1.net/t5759-rudy-gavennham-tu-serais-mon-lascar-superstar
avatar
Felix Moorgate
MESSAGES : 962
ARRIVÉE : 15/05/2013


MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Mer 25 Nov - 0:07

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t5152-felix-le-chat-le-retour-termine
avatar
Neela Moorgate
DOUBLE-COMPTE : nop
MESSAGES : 1632
ARRIVÉE : 19/03/2013
LOCALISATION : Arrowsic.



MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Jeu 26 Nov - 9:22

ELLA I love you I love you I love you
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t4971-neela-cause-one-night-is-enough-to-make-your-life-turns-into-a-beautiful-disaster http://hideunderbeds.1fr1.net/t5011-neela-follow-me-when-your-fire-s-died-out
avatar
Fernando Gautier-Perez
DOUBLE-COMPTE : jona & louis.
MESSAGES : 8067
ARRIVÉE : 07/03/2012
LOCALISATION : à l'hôpital.



MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Ven 27 Nov - 9:20

Llewyn H. Fitzgerald a écrit:
La plus belle. (Coucou Mattia, je vais te la piquer. *sort*)
J'allais dire pareil Laughing C'est vraiment la plus cute quoi

C'est trop bon de revoir Ella ici

_________________
TAKEN AWAY TO THE DARK SIDE
Je ne sais pas pourquoi non plus est-ce qu'une petite goutte de pluie s'échappe de mes yeux ni pourquoi ça fait si mal d'être en vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t3256-fernando-mentir-est-ma-seconde-langue-maternelle http://hideunderbeds.1fr1.net/t3264-je-suis-docteur-je-peux-soigner-tes-maux-de-coeur
avatar
Ella B. Clarke-Jarvis
DOUBLE-COMPTE : Carlie.
MESSAGES : 8680
ARRIVÉE : 07/09/2011
LOCALISATION : Dans le pays où on ne grandit jamais.



MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   Sam 28 Nov - 7:04


JE VOUS AIMES

_________________

Can't erase this If you respect me don't protect me
you can tell me, I can handle it (...) Can't erase this, can't delete this. I don't need this, I can't handle it
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hideunderbeds.1fr1.net/t2728-ella-le-meilleur-moyen-de-realiser-limpossible-est-de-croire-que-cest-possible http://hideunderbeds.1fr1.net/t2731-ella-dans-la-vie-les-choses-qui-ont-le-plus-de-valeur-sont-celles-qui-n-ont-pas-de-prix#91424
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: ELLA Ҩ just a feeling.   

Revenir en haut Aller en bas
 

ELLA Ҩ just a feeling.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» ELLA Ҩ just a feeling.
» Taymans, Carin et Simon : Ella Mahé
» You've Lost that loving feeling [Traduction - OS - Smac]
» Ella elle l'a... ( Gosh, quel humour ! )
» PSEUDO de Ella Balaert
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THEY HIDE UNDER BEDS. ☂ :: i wish i was someone better :: lost in translation :: accomplished-