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 Until we meet again ... if again is now || Lorcan

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Cole Hawkins
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MessageSujet: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Lun 21 Déc - 10:57

Until we meet again ... if again is now
Le bruit de l'auberge. Insoutenable.
Ils avaient tous l'esprit à cette fête de Noël, à laquelle je ne ressentais aucune attache. L'avais-je fêté un jour ? D'après mon dossier, je n'avais plus de famille depuis très longtemps. Je ne ressentais rien de ce qu'ils pouvaient ressentir depuis la veille mais je me fondais dans le décor, en discrétion. Profitant du repas de l'endroit pour me nourrir, retournant dans ma chambre pour écrire. Pourtant à la fin de la journée, je ne parvenais plus à rester sur place. Cette ambiance travaillait trop mon besoin de savoir.

Ma veste, mes clés et je disparaissais dans les ruelles de la ville, les arpentant sans destination précise. N'attendant rien de particulier, et me mentant à moi même sur ce point. Cette mélodie, cette ritournelle entêtante. Je la chassais tout aussi rapidement que ce besoin de recomposer la vie de Cole Hawkins. J'avais juste envie de me vider la tête sans l'encombrer encore un peu plus. Je sortais une cigarette de ma poche, un paquet froissé qui y traînait depuis plusieurs jours. Glissant le cylindre entre mes lèvres.

Avais-je toujours fumé ? Je n'en avais aucune idée mais j'en avais pris l'habitude depuis ma sortie de l'hôpital. Une réponse que ces dossiers froids et impersonnels, ne pourrait jamais m'apporter. Je maudissais celui que j'étais avant de n'avoir eu personne dans sa vie d'assez important pour l'aider à savoir ce qui était nouveau, ou ce qui avait toujours été. Le doute constant de se demander également ce qui m'avait poussé à ne m'attacher à personne durant ses vingt huit années où j'avais existé avant l'incident.

Perdu dans des doutes et des questionnements qui ne me quittait vraiment jamais, mes pas m'amenaient le long de la plage. La saison n'était pas idéale mais cela rendait l'endroit encore plus propice à être désertique. Même si une part de moi se doutait que tous ses braves gens devaient fêter la joie de cette journée en famille. Ou digérer les lourds repas qui avaient été concocté pour égayer leurs journées. Profiter des cadeaux que les enfants avaient découverts sous leurs sapins. Un pincement au coeur inexplicable, auquel une fois de plus, je ne pouvais pas donner de nom. Mes errances finirent par me faire longer une bonne partie de la plage, jusqu'à un ponton de bois. Je me stoppais en apercevant une silhouette solitaire, assise en contrebas.

Mon premier instinct était de fuir, le deuxième me poussait à une curiosité en reconnaissant les traits qui se trouvait sur ce visage qui n'était pas si inconnu que cela. Le souvenir de cette nuit, où je m'étais senti inexplicablement lié à lui, à son regard brun qui reflétait un appel que je n'étais pas parvenu à décrypter. Était-il donc lui aussi sans une famille avec qui partager ces instants de joies pour le monde ? Silencieusement, je finissais par me glisser non loin de lui, m'accoudant à la rembarre en bois se trouvant dans mon dos. Silence que je contemplais garder un long moment, car l'homme semblait perdu dans ses propres pensées et que je n'étais qu'un fantôme sans consistance qui n'attirait pas l'attention si il ne le désirait pas. Et pourtant ...

Un besoin de parler, de taquiner, peut être même d'échanger semblait s'instaurer en moi sans que je ne puisse donner explication.
Il était le premier humain qui semblait provoquer ce genre de réaction depuis mon retour dans une vie qui n'était plus la mienne. Depuis que mes souvenirs semblaient perdus à tout jamais. Depuis que je devais réapprendre à être Cole sans l'avoir jamais été selon mon cerveau. Il provoquait une réaction, et cela m'interpellait plus que je n'aimais l'avouer. Une distraction acceptable pourtant au vue de la journée maussade qui avait été la mienne. Noël plus que jamais avait marqué le vide au fond de moi.

- Dois je m'attendre à tomber sur toi à chaque fois que je me décide à explorer les lieux ? Je grinçais légèrement des dents, au vu du son de ma voix qui n'avait rien de franchement sympathique et je tentais de compenser en forçant un sourire sur mon visage qui au vu du peu de naturel devait me donner probablement l'air d'un fou. Je devais éviter les plaisanteries, elles n'avaient aucune consonance amusante sortant de mes lèvres. Je détournais le regard, appréciant le voile de la nuit, cachant mon embarras. Maladresse d'un manque d'habitude. - Désolé, peut être préfères tu rester seul ?
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Lorcan Kingsley
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Lun 21 Déc - 18:30

Until we meet again ... if again is now
   
Lorcan se gelait les fesses. S'asseoir au bout du ponton au beau milieu de l'hiver ? Mauvaise idée. Sur le coup, il n'avait pas pu s'en empêcher pourtant. En fait, il n'avait pas réfléchi du tout. Ses pas l'avaient guidés jusqu'ici pendant que son cerveau s'était arbitrairement mis en veille.

Techniquement, le jeune homme aurait du être chez ses parents. A siroter un chocolat chaud devant les programmes de Noël de la fin de soirée après avoir couché ses enfants. Il les avait couché. Lui- même. Parce que Nathan était une horreur sur pattes qui refusait de dormir tant qu'il n'avait pas une oreille de Monsieur Lapin – une vieille peluche toute râpée qui était originellement le doudou de Zachariah son frère aîné – dans la bouche. Le gosse refusait catégoriquement d'aller se coucher sans lui. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, mais Nate était au moins aussi borné que Lorcan. Il hurlait à la mort, pleurnichait, s'agitait dans tous les sens et cassait des choses tant qu'il n'avait pas Monsieur Lapin.

Ses parents et son fils aînés étaient sauvés de la crise de larmes. Et Lorcan s'était  mentalement attribué son diplôme de père-de-l'année avant de s'éclipser de la maison.

Sa destination ? Le cimetière. Parce qu'un Noël sans James, ce n'était pas vraiment Noël. Lorcan a salué ses parents. Il a eu quelques mots pour eux. Puis il s'est accroupit devant la tombe de son époux. Il lui a raconté comment Nathan a joué avec le papier cadeau plutôt qu'avec son actuel cadeau, et combien Zach lui ressemblait de plus en plus avec les années. Il l'a rassuré, il lui a dit qu'il prenait soin de leurs enfants. Il n'avait aucune idée de si James pouvait l'entendre là où il se trouvait, et Lorcan avait vu beaucoup de gens mourir à l'hôpital sans qu'aucun ne se soit jamais manifesté ensuite par une quelconque intervention divine. Mais venir ici, parler avec James, apaisait pour un temps les rats qui lui dévoraient l'estomac.

Lorcan était donc sur le ponton. Tapotant l'eau de ses semelles, après que son retour du cimetière l'ait mené ici plutôt que chez les Blythes. La nuit glacée et silencieuse engourdissant le train de ses pensées, cette douleur qui ne le quittait jamais –

« Dois je m'attendre à tomber sur toi à chaque fois que je me décide à explorer les lieux ?  »

Lorcan sursauta. Il ne savait même pas qu'il avait autant de muscles dans le fessiers avant de bondir littéralement surplace. « Oh mon dieu ! » Dans un réflexe piqué à Nate avec Monsieur Lapin, il s'était accroché au rebord du ponton comme si sa vie en dépendait. Les doigts crispés dans le bois, le jeune homme retourna de grands yeux alarmés sur – sur...

Le type.

Oh merde. Qu'est ce qu'il foutait là ? Aussitôt, tous ses muscles se contractèrent. En d'autres termes, Lorcan serra les fesses aussi bien que les mâchoires. L'homme le toisait du haut de sa rambarde, parce qu'il était debout et que Lorcan était assit, et que rien que ça, c'était totalement injuste. Un sourire carnassier – et vraiment, c'était le mot qui venait tout de suite à l'esprit – ourlant ses lèvres auxquelles Lorcan avait déjà goûté. Et non. Il n'allait pas penser à ça maintenant. Stop cerveau, stop.

Le type, il ne connaissait pas son nom, et qu'est-ce que ça voulait dire sur lui qu'il ne se rappelle même pas du nom de l'homme avec qui il avait couché – détourna finalement le regard. « Désolé, peut être préfères tu rester seul ? »

Oui ! « Non. » Comment ça non ? « Enfin... le ponton appartient à tout le monde, on est dans un pays libre tout ça... » Bravo Lorcan. Très convainquant. Peut-être qu'il s'en sortirait sans trop de dégâts s'il optait pour une attitude nonchalante ? La nonchalance c'était bien. C'était neutre. « Et puis ça serait malpoli de te barrer après failli me donner une crise cardiaque. »

Il était en train de le retenir. Et bon sang, c'était mal. Le jeune homme se remit à tapoter l'eau pour s'occuper, parce que sinon la gène allait s'installer et son coup d'un soir aurait le champ libre pour se moquer silencieusement de lui. « Tu sais, je pourrais croire que tu m'as traqué jusqu'ici pour me supprimer. Y a pas grand monde en ville qui vient se perdre au bord de l'eau la nuit de Noël. Ou alors, tu m'as juste traqué, mais si tu voulais mon numéro, t'avais qu'à demander. » Il quitta l'eau des yeux pour les promener sur sa silhouette. « Je te l'aurais p'têtre donné. »

OU PAS. Pour l'amour du ciel qu'est ce qu'il racontait ? Voilà les dégâts que deux ans d’abstinence  auront sur votre cerveau. Un chaos total. Merveilleux. « On va faire comme si j'avais jamais dis ça. La trêve de Noël tout ça. »

Le type n'avait pas l'air très concerné par Noël. Avec sa clope, et son air de fugitif échappé de prison, et cette barbe qui lui allait incroyablement bien, et qui le différenciait à la fois de son mari. L'homme qu'il avait en face de lui était l'exacte réplique de James. En plus vieux, plus sauvage et plus bousillé par la vie. Et si le cœur de Lorcan saignait dans sa poitrine en le regardant, il faisait admirablement semblant de rien. Il ne connaissait rien de lui. Pas même son nom. Et il avait déjà pleuré à cause de lui. A cause de sa maudite ressemblance avec James. A sa seule vue, Lorcan s'était senti porté jusqu'au paradis, avant de plonger directement en enfer. Et il avait pleuré. Il avait pleuré. Il avait trahit James.
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Lun 21 Déc - 21:24

Until we meet again ... if again is now
Le voir ainsi ... Le souvenir qu'il m'avait laissé s'estomper, il fallait dire que je n'avais pas eu le luxe de le voir vraiment agir en dehors du contexte d'un lit. Il était ridicule. Il gesticulait, parlait de manière étrange. Je ne pouvais me permettre de qualifier le spectacle d'adorable néanmoins. Mes idées étaient confuses. Je m'occupais juste de tirer sur ma cigarette, acquiesçant légèrement à sa permission tacite, ou ce que je supposais était une permission de sa part à lui tenir un peu compagnie.

Je ne parvenais pas à décrypter ce que ces yeux traduisaient mais comment le pourrais je alors que mes propres émotions m'étaient étrangères. Je laissais le son de sa voix remplir l'air, et la solitude de ce soir. Peut être que je pourrais le convaincre de m'accorder sa compagnie pour une nuit de plus, tuer les ombres qui restait à proximité par sa présence. Cependant je n'avais plus l'habitude .. L'avais je eu un jour ? Je ne voulais pas non plus qu'il se méprenne, j'étais voué à repartir tôt ou tard, même si cette ville était la première qui m'interpellait d'une manière que je ne pouvais expliquer.

Ses ruines ne semblaient pas être ce que la ville aurait du être, ses bâtiments vides, en peine de reconstruction. Mais je n'étais jamais venu ici auparavant, ou je n'en avais aucun souvenir. Je reposais mon attention sur mon compagnon d'infortune, et arquait un sourcil dans sa direction avant de le soulager de sa maladresse. Je supposais qu'il n'avait aucune envie de donner envie à quoique ce soit non plus, au vue de sa disparition au petit matin, avant même que je ne me réveille. J'en avais été soulagé mais le traquer jusqu'ici sans le vouloir comme il le disait, n'était peut être pas constructive pour prouver mon point de vue sur la question. Je m'accordais le temps de me laisser glisser le long de la rambarde pour poser mes fesses sur le bois froid. Écrasant le mégot se trouvant entre mes lèvres.

- Je n'avais pas le sentiment de te rendre si nerveux, la dernière fois ... Je ne posais pas les yeux sur lui, mais plutôt sur le paysage qui s'offrait à moi. Il était vrai qu'il avait été l'assaillant et l'initiateur même si j'avais été un participant consentant une fois que j'avais compris ou cela allait nous mener.

- Ne t'en fais pas, je ne te traques pas à la quête de ton numéro, je fuis juste ... cette ambiance. Ces chansons entêtantes qui n'éveillent rien en moi, qui ne me rappeler que trop le vide, le manque de connexion avec ma vie. Ces gens qui même en voyage avait de délicieux souvenirs familiaux à évoquer et partager avec le reste des clients de l'auberge. Les deux noëls dont j'avais souvenir n'avait rien de bien intéressant. Un passé dans une chambre d’hôpital, et l'autre à la lueur d'une lampe de chevet à lire un livre. Un programme qui aurait probablement pu se répéter encore une fois, si la tension ne m'avait pas poussé à sortir prendre une bouffée d'air.

Je ne cherchais même pas à faire la conversation avec l'inconnu qui se tenait prêt de moi, sa simple présence, une compagnie qui m'apaisait sans que je ne prenne le temps d'y regarder d'un peu trop près. Avais je besoin de ses connexions humaines que je me refusais, trop différent de ce que semblait avoir été ma vie jusqu'à ma perte de mémoire. Ce type d'avant ne semblait pas avoir besoin de personnes. Aucune famille, aucun ami. Un an de solitude dans un hôpital sans aucune visite. Une autre année sans personne sur qui demandait de l'aider pour réveiller mon cerveau endormi.

Les conseils des médecins en vain devant la réalité et soyons réaliste la tristesse de la vie qui m'attendait.

- Et toi, j'avais l'impression que tout le monde dans cette ville semblait se réunir en famille pour fêter les fêtes ... Je n'ai pas croisé un seul détracteur des fêtes depuis mon arrivée en ville. Pas que j'ai adressé la parole à grande monde pour être honnête, mais il n'avait pas besoin de le savoir. J'avais assez observer et écouter les gens parlaient quand ils étaient à proximité pour saisir que je serais probablement le seul qui n'aurait pas l'esprit festif ou un quelconque intérêt dans ces fêtes.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mar 22 Déc - 20:58

Until we meet again ... if again is now
   
« Je n'avais pas le sentiment de te rendre si nerveux, la dernière fois ... »

La mâchoire de Lorcan tomba d'un étage. Est-ce qu'il pouvait être moins subtil que ça ? « Ça avait pas l'air de te déplaire. » siffla t-il dans sa non-barbe. En colère, contre lui-même. Et contre son voisin de ponton qui ranimait le souvenir dégoulinant de culpabilité qui lui collait à la peau.

« Ne t'en fais pas, je ne te traques pas à la quête de ton numéro, je fuis juste ... cette ambiance. » annonça l'autre comme si c'était supposé le rassurer. Est-ce qu'il était rouillé avec les années ? Est-ce qu'il avait été un si mauvais coup que demander son numéro ne venait même pas à l'esprit de son unique conquête en deux ans ? Et pourquoi il n'en était pas soulagé ? Il était totalement soulagé. Et il ne comptait pas du tout remettre le couvert avec ce sinistre inconnu. Non non non.

Il ne comptait pas le laisser filer pour autant. Dans ses bras, Lorcan s'était laissé aller à ses pulsions. L'espace d'une nuit, il s'était oublié, perdu à la déraison dans un chaos d'émotion à des années lumière de son esprit d'analyse.

Lorcan avait voulu vivre et se sentir vivre. Et c'était exactement ce que son amant lui avait donné. Sans mot dire, il avait embrassé son caprice charnel. Il avait été James. Il avait mis le feu à sa nuit comme seul son époux savait le faire. Il lui ressemblait tellement. Lorcan avait tant voulu rester dans ses bras, se fondre dans son son parfum unique qui n'appartenait qu'à James. Il avait envie de le toucher maintenant. Pas seulement à cause de cette urgence physique, de ce besoin qui l'embrasait au contact de cet homme, mais parce qu'il l'intriguait.

L'espace d'un infime seconde, Lorcan caressa l'espoir que c'était James, cet homme assis à ses côtés. Il avait tant rêvé de ce moment. C'était absurde. Impensable.

Et pourtant.

« Et toi, j'avais l'impression que tout le monde dans cette ville semblait se réunir en famille pour fêter les fêtes ... Je n'ai pas croisé un seul détracteur des fêtes depuis mon arrivée en ville. » Lorcan qui dévorait son profil du regard, fronça les sourcils. « J'aime les fêtes. » corrigea t-il. « J'ai passé Noël avec ma famille. » Il baissa la tête sur la main de l'inconnu posée sur le ponton, plissa les yeux... et maudit son absence de nyctalopie qui l'empêchait de voir s'il portait la marque d'une alliance sur son annulaire. « J'avais seulement besoin de voir quelqu'un. Et de réfléchir. » Ce qui lui faisait penser que hmm – avoir l'air d'un home marié s'il comptait mener l'enquête n'était peut-être pas la meilleure idée. Dans le doute, Lorcan fourra sa main dans sa poche et y fit glisser son alliance.

Voilà, il avait l'air d'un parfait jeune homme libre et célibataire ! « Toi en revanche, j'vois pas bien ce que t'es venu faire ici. T'es en voyage ? En cavale ? Vu que t'as pas vraiment l'air d'être venu fêter Noël... » Sa phrase commencée sur le ton de l'humour s'acheva, plus basse et penaude. Lorcan ne connaissait rien de plus triste que de ne pas fêter Noël. Il avait le cœur brisé de fêter Noël sans James, et lui avait la chance d'avoir ses enfants et ses parents. « Attends, t'as pas fêté Noël ? Tu peux pas ne pas fêter Noël. C'est juste triste. » s'écria t-il, une moue de désolation au creux des lèvres.

James aurait fêté Noël songea t-il avec amertume. Ce qui faisait un point de moins en faveur de son mari. Un peu penaud, Lorcan releva les cercles bruns de ses yeux sur le tout nouvel objet de son enquête. Le désir de se rapprocher de lui flottait en surface de sa conscience, et le jeune homme frissonna avant de demander doucement. « T'as pas de famille dans le coin, pas vrai ? »
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Cole Hawkins
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mar 22 Déc - 22:45

Until we meet again ... if again is now
Une inexplicable déception se faufila alors qu'il me disait aimé les fêtes et l'avoir fait avec sa famille. Bien évidemment, il avait une famille. Mon regard restait fixé sur l'horizon, et je taisais ce sentiment étrange pour lequel je n'avais que pour seul nom solitude.

Je finissais par laisser mes yeux se posaient sur lui, alors qu'il continuait à parler, intriguer par ces propos avant que l'attention ne se porte sur moi. Mais j'étais à blâmer, les gens avaient toujours cette tendance à vouloir savoir, c'était la raison pour laquelle je l'ai fuyé en général. Je n'avais aucune envie de m'épancher sur mon histoire qui n'était rien de plus qu'une fiction sur le papier au même titre que mes livres, tellement j'en étais détaché. Tellement cela n'évoquait rien dans mon cerveau, obstiné à cacher ses secrets. J'acceptais seulement cela comme vérité.

- Ce n'est pas la chose la plus triste qu'il soit ... Le sourire que je lui offrais n'avait rien de bien heureux, il était noyé dans le cynisme de ce que ma vie était. Ne pas fêter Noël, me rappellait juste que je n'avais pas de souvenirs de ce que je n'avais pu en faire avant, que je n'avais personne avec qui le fêter. Je n'avais rien en soit contre l'idée, mais comme beaucoup de chose, cela me laissait indifférent.

Le brun de ses yeux se posant sur moi, déstabilisant et troublant. Je ne pouvais m'empêcher de penser à la nuit que nous avions partager ensemble. Parce que plus que la découverte, ou le rédecouverte de la chair, j'avais partagé quelquechose d'intense avec quelqu'un pour la première fois depuis le début de cette vie qui était mienne. J'étais bien tenté de le convaincre de me suivre à l'auberge et m'aider à ne pas finir seul, cette nuit. Mais il avait une famille à rejoindre, alors que je n'avais qu'une pièce silencieuse et froide en attente. Je sortais une nouvelle cigarette de ma poche, plus pour m'occuper l'esprit que par réel désir pour cette substance qui était toxique. Si mon amnésie eut été une chance pour moi d'arrêter, je semblais avoir loupé le coche.

- Non, pas dans le coin ...

Dans un élan de vérité inexplicable, je rajoutais doucement - Ni ailleurs. Parce que c'était le constat d'une existence. Je ne savais pas ce qui m'avait poussé à prendre la direction de cette ville. Je ne savais même pas pourquoi je continuais à parler à cet homme, pourquoi je l'avais autorisé à s'immiscer bien plus que quiconque mais cela avait tendance à laisser mes nerfs à fleurs de peau. Un frisson parcourant mon échine, comme un pressentiment que je ne savais pas trop si il était bon ou mauvais. Il y avait néanmoins définitivement quelquechose qui secouait mon inconscient même si il refusait de m'en dire les raisons.

- Je m'appelle Cole. L'information passant mes lèvres alors que je tendais une main maladroite dans sa direction. J'étais assez lucide sur les circonstances de notre nuit ensemble pour savoir que ni l'un ni l'autre n'avions retenu la moindre chose de l'autre. Et c'était ce qui me chagrinait le plus, l'envie d'en savoir plus. Je ne devais pas me faire d'illusion, ni m'attacher mais je me sentais aimanté. Restant sur ce ponton, à échanger des mots avec un étranger. - Pas en cavale, ni vraiment en voyage. Disons une personne qui n'a pas vraiment de racine ou de foyer et qui aime bouger.

Je n'avais pas vraiment de raison de lui dire tout cela, mais je le faisais sans regret. Tout comme je ne me cachais pas d'observer les détails de son visage à la lumière d'une lune clémente. Je me demandais bien quel détail, j'y trouverais si je venais à voir ce visage, finalement en pleine lumière. Un court instant à me perdre dans ces yeux, et mes sourcils se fronçaient alors que je détournais le regard. Je secouais la tête, pour remettre de l'ordre dans mes idées, alors que ce regard semblait si proche que celui dont le héros de mon oeuvre semblait hanté. Une coïncidence qui m'agaçait.

- Je devrais probablement y aller, et te laisser retourner auprès des tiens finir ces fêtes. Je ne faisais pourtant aucun effort pour me lever, encore ébranlé par ce pincement dangereux qui semblait ne pas vouloir se déloger de ma gorge.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mer 23 Déc - 21:45

Until we meet again ... if again is now
   
Cole donc, ne lui donnait aucune information concrète. A moins que son prénom ne compte comme une information, l'homme n'avait ni famille, ni amis et aucune raison d'être là. Ou de ne pas y être. Peu importe.

Lorcan n'était absolument pas avancé.

Un cinquantaine d'autres questions incluant mais pas limitées à : sa date de naissance, sa ville d'origine, ses préférence culinaires, ce qui était arrivé à sa famille, fusaient dans sa caboche de détective en herbe. Lorcan ouvrit la bouche avant de se raviser parce a) c'était légèrement invasif, surtout de la part d'un homme qui venait de dissimuler son alliance dans sa poche b) Cole le dévisageait.

Il le fixait, intensément. Et Lorcan en profita pour contempler ses prunelles fascinantes en retour, si claires sous la lumière argentée de la lune.Son cœur se serra dans sa poitrine. Tout son instinct lui dictait le nom de James. Chaque fois qu'il posait les yeux sur lui, son corps reconnaissait celui qu'il avait appris par cœur.

Pourquoi ? Ça n'avait pas de sens. James serait revenu vers lui, au lieu de se faire passer pour un autre. Ce n'était qu'une illusion, un mirage cruel dont Lorcan ne pouvait se détourner, parce que toute cette situation ? C'était bien trop irréel pour qu'il ne creuse pas jusqu'à déterrer l'origine de ce mystère.

Cole se détourna finalement, secouant la tête comme si Lorcan avait dit un truc de travers. Il n'avait pas pensé à voix haute, pas vrai ? « Je devrais probablement y aller, et te laisser retourner auprès des tiens finir ces fêtes. » La théorie de la pensée à voix haute prenait bien trop de sens. Lorcan sentit tout ses poils se hérisser d'effroi. Il rêvait où Cole le congédiait ? Poliment et avec beaucoup de tact, mais il le congédiait. Et Noël dans tout ça ? Pourquoi lui devrait finir Noël pendant que Monsieur-ni-vie-ni-famille pouvait rester tranquillement sur son ponton à fumer sa clope ? Ça n'allait pas se passer comme ça. Croyez en la franche honnêteté du jeune père Kingsley qui matait régulièrement deux tornades de 4 et 6 ans, il avait plus d'un tour dans son sac.

Le jeune homme se redressa sur ses jambes et s'étira langoureusement. « Ouais t'as bien raison ! » Revigoré, et une idée germant dans un recoin sombre de son crâne, il s'accroupit derrière Cole, déposa ses mains sur ses épaules. « Je vais aller finir les fêtes. Et toi, tu vas venir avec moi. » De ses épaules, ses mains curieuses serpentèrent le long de son torse. Il entoura son cou de ses bras alors que son corps épousait son dos. « Il est pas encore minuit, on peut encore te faire passer un Noël décent. Et mes parents doivent être déjà couchés, ya personne qui m'attend chez moi. » C'était l'idée la plus bidon de l'histoire des bidons. Et Lorcan avait un sacré passif d'idées de merdes. Seulement... le jeune homme ne pouvait pas se départir de son envie de passer plus de temps avec Cole. C'était mal. C'était terrible de s'attacher à cet homme après deux ans à renier tous les autres hommes et femmes qu'on lui présentait. Cole n'attirait son attention que parce qu'il ressemblait à James, et Lorcan culpabiliserait pour ça. Plus tard, tout seul dans sa chambre.

En attendant, il avait un Noël un fêter et, oh, ça c'était une bonne action. Voilà qui faisait plaisir à sa conscience ! « Allez, j'suis sûr que ya encore moyen de chaparder une bouteille de champagne à l'auberge et quelques trucs à grignoter. Et puis si tu dis non, ya des chances pour que je profite de ma position pour te jeter à la flotte. » Quoi ? Il n'avait jamais prétendu être un garçon fairplay.

Finalement, Lorcan inclina son visage, puis d'un souffle intime il susurra aux creux de son oreille. « Alors ? » laissant ses lèvres frôler sa peau dans un élan langoureux et tentateur.
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Ven 25 Déc - 15:28

Until we meet again ... if again is now
Même si c'était moi qui en avait pris la décision de manière détournée, le voir se lever et accepter me laisser déçu.

Je préférais me taire, parce que c'était stupide d'espérer qu'il choisisses ma compagnie. C'était normal, rien de déroutant au contraire, cela avait tout son sens.

Cependant au lieu de prendre congé comme je m'y attendais, il se baissait pour m'encercler de ses bras, le son de sa voix soufflant dans mon oreille. Arrachant un frisson que je renierais si on me le demandait à haute voix. Je me laissais quand même aller à m'appuyer contre lui. Nos deux corps l'un contre l'autre, une tentation qui faisait battre mon coeur. Ce n'était pas vraiment ce que j'avais pu imaginé pour ma soirée.

Mais ce serait mentir si je n'avouais pas le réconfort que m'apporter sa chaleur, sa proposition. La solitude pesante qui m'attendait semblait déserré l'étau qu'elle maintenait en permanence autour de mon âme. Et même si ce n'était qu'une question physique pour lui, il m'apportait un confort qu'il ignorait et je pouvais lui voler ce moment de temps égoïstement.

J'aurais pu dire non, l'inciter à rejoindre les siens mais je n'en avais pas envie. Il était la seule chose qui avait un sens dans mon existence même si il n'était qu'un inconnu. La seule personne qui éveillait mon intérêt et ma curiosité, me sortant de l'apathie dans laquelle je naviguais en permanence. Je sentais même le début d'un vrai sourire se formait sur mes lèvres à sa menace si je refusais son invitation.

Je secouais la tête, et me tournait légèrement, nos souffles s'entremêlant dans une caresse chaude. Je taisais tout autre mots alors que je me noyais l'espace d'un instant dans la chaleur de ses yeux bruns. Il était plus que dangereux, j'en avais conscience quand une impulsion, une pensée stupide traversa mon esprit. Je ne connaissais même pas son nom mais j'étais presque sur que je lui offrirais le monde si il me le demandait à cet instant précis. Il réveillait en moi des sentiments que je croyais disparu avec ma mémoire. Les mots qui n'avaient aucune valeur quand on les évoquer à voix haute sans les ressentir. Je finissais par hocher la tête, avant de reprendre une distance raisonnable, et me relever, passant une main dans sa direction pour l'aider à se lever à son tour.

- Est-ce que j'ai au moins le droit de savoir le prénom de la personne avec qui je vais fêter Noël ? Je laissais mon regard glissait sur lui, alors que j'avais gardé ma main dans la sienne, scrutant ses traits avec un peu trop d'intensité mais il ne semblait pas repousser par cet aspect de ma personnalité. Cette nouvelle personnalité que je m'étais façonné sur des bribes insuffisantes. Je levais mon autre main en direction de son visage, mon pouce s'enhardissant à caresser sa lèvre inféreure dans un geste impulsif. Peut être qu'il me laisserait enfin le souvenir d'une soirée de Noël agréable. Je n'avais pas d'illusion quand à ce qui se passerait au petit matin, mais nous n'étions pas encore le matin, il n'avait pas encore disparu et je n'avais pas encore ce besoin inexplicable de changer de ville. Je n'y étais pas depuis assez longtemps probablement, même si je devais admettre il m'était rare de me sentir confortable quelque part, plus de deux à trois jours, en temps normal, et j'étais là depuis bientôt trois semaines au bas mot. Un exploit que le fourmillement n'est pas encore pris racine.

- Je ne suis pas certain que je sois à la hauteur concernant mon esprit de fête mais ... Je laissais un hybride de sourire, à peine plus qu'un coin de bouche arqué, se diriger dans sa direction. - J'apprécie l'attention. Parce que c'est vrai, j'appréciais sa cause, même si je ne devais être qu'un cas de conscience pour lui, une bonne action pour finir les fêtes en beauté. Il n'avait pas l'air de passer ses dimanches à l'église mais je ne savais rien de lui alors peut être bien que c'était le cas.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Dim 27 Déc - 18:15

Until we meet again ... if again is now
   
Quand Lorcan avait suggéré de finir la soirée ensemble. Il s'était attendu à une hésitation, à un non, voir à une réponse à ses menaces. Au lieu de ça, Cole s'était redressé, et Lorcan n'allait pas mentir sur l'infime regret qui l'avait traversé lorsqu'il avait sentit son corps se séparer du sien, il lui avait demandé son nom et – il effleurait sa bouche.

Tendrement, comme s'il le découvrait sous ses phalanges, son pouce explorait ses lèvres fraîches. Lorcan n'avait pas la moindre idée de comment ils en étaient arrivés là et s'en fichait complètement ! Il voulait fermer les yeux de bien-être et refermer ses lèvres autour de ses phalanges. Les sentir contre le reste de son corps, contre sa peau nue...

« Je ne suis pas certain que je sois à la hauteur concernant mon esprit de fête mais ...  » Lorcan ouvrit les yeux. Ouvrit ? Tiens, il les avait vraiment fermés. Et papillonna des cils, rencontrant l'ombre d'un sourire voilé mais sincère. Il l'espérait en tout cas... sans réellement savoir pourquoi. « J'apprécie l'attention. » Ses lèvres s'incurvèrent en un fin sourire. De sa main libre, il recouvrit celle de Cole logée sur sa joue et lova son visage entre ses doigts comme un petit animal en quête de contact, embrassa sa paume. « Pas la peine d'essayer de me séduire Casanova. » roucoula t-il, laissant leurs mains jointes retomber entre eux. Il s'approcha de son corps et lui offrit une moue joueuse. « Je m'appelle Lorcan, et c'est pas parce qu'on va fêter Noël que ça veut dire que je serai ton cadeau. »

Il s'échappa là-dessus, détala à deux bon mètres de lui, plus joyeux et intrigué qu'il ne l'avait été depuis bien longtemps. « Mais qui sait ! » déclara t-il par dessus son épaule, sans attendre que Cole se décroche de sa place pour le suivre. « Les garçons sages ont toujours les meilleurs cadeaux. » Avant que Cole ne lui jette une quelconque moquerie au visage, Lorcan fit volte-face se mettant à marcher à reculons. C'était le cirque. Le cirque Kingsley. « Et je suis un super cadeau. Pas la peine de nier ! »

Les mérites d'un Lorcan emballé dans du papier cadeau vantés de toutes les manières possibles, l'auberge apparue finalement au coin de la rue. Le jeune homme s'y engouffra en quête de chaleur et fila commander leur dîner. Dont la facture serait mise sur la note de Cole Hawkins. A la découverte de son nom de famille se mêla une vague culpabilité à l'idée de le laisser payer.

« Le dîner sera ajouté à ta note. » annonça t-il en le rejoignant dans sa chambre. « Mais comme je suis un gentleman je te laisse m'offrir le champagne, et je m'occuperai du reste. » Il examina la chambre et okay, pas l'ombre d'un sapin de Noël. Il n'y avait même pas la trace d'une guirlande accrochée à un abat-jour ou juste entrain de traîner sur un meuble. Rien. Que dalle. Niet. Nada.

Bien. Ça n'allait pas être de la tarte. Retirant sa veste, Lorcan l'accrocha dans l'entrée et s'en alla directement allumer la télé. Un téléfilm à l'eau de rose de Noël, c'était parfait ! « Ça c'est fait. » Menant son index à sa bouche, Lorcan plissa les yeux, sonda le reste de la pièce en quête de quelque chose. De n'importe quoi qui rendrait les lieux plus festifs. « Tu rigolais pas quand tu parlais de ton esprit de fête. » nota le jeune homme en allant au moins tirer les rideau. Il dénicha une boite d'allumettes et alluma les vieux chandeliers qui trônaient sur l'âtre de ce qui avait du être une cheminée il y a des années de ça. Des yeux, il repéra la couverture d'un bouquin, l'attrapa et zyeuta la reliure par curiosité. « C'est à toi ? » questionna t-il en l'agitant distraitement dans sa direction. Son esprit tout dévolu à sa mission de Noël, Lorcan voletait d'un endroit à un autre et d'une idée à une autre avec la facilité d'un poisson rouge. Son enquête restait sur le feu, mais découvrir Cole, peut-être même pouvoir fourrer son museau dans ses affaires exaltait son intêret. Et puis, il aurait tout le temps de fouiller... une fois qu'il l'aurait suffisamment enivré et que son compagnon pour la soirée serait à sa merci !
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Lun 28 Déc - 17:13

Until we meet again ... if again is now

Lorcan. Atypique.

Mes sourcils se froncent, et je retiens la question qui pourrait être étrange venant de ma part, je me concentre sur sa mine adorablement joueuse qui me réchauffe même si je n'ai aucune raison pour cette émotion. Je le suis un long moment du regard, pensif, charmé. Cet homme m'interpelle et il pourrait être celui qui me laisserait brisé mes propres règles.

Je finis néanmoins par sortir de ma transe pour le suivre alors qu'il prends le chemin de l'auberge, agissant avec une frivolité qui contredit ce que j'ai pu entrevoir dans ce regard de miel à plusieurs reprises. Je le laisses libre de faire comme bon lui semble, comme ci c'était ce que j'étais censé faire. Lui apporter le sourire en laissant libre court à ses envies. Je sais que je n'ai pas grand chose d'autre à faire qu'attendre, et je finis par le devancer à ma chambre, jetant un regard circonspect sur les yeux qui n'ont rien de vraiment personnel ou accueillant. Trahissant probablement mon manque de vie. Il me rejoint, et je lui jete une esquisse de sourire, ressemblant plus à une grimace d'excuse. Gauche, et incapable de faire ou dire autre chose, je choisis de m'asseoir sur un coin du lit en attendant le repas.

Je suivais l'agitation avec détachement, et tentait de me demander ce que je pouvais faire pour contribuer mais mon regard se figea sur le livre qu'il tenait entre les doigts. Reconnaissant la couverture, je préférais ne pas entrer dans les détails et haussait mon épaule dans un geste de désinvolture. Préférant me dire que son esprit festif lui ferait oublier l'objet sans intérêt. Avec un des protagonistes partageant quelques uns de ses traits, ou j'en venais à me rendre compte au fur et à mesure du peu de temps passé ensemble. Il me prendrait probablement pour un fou, si il savait la vérité. Lorcan. Je me relevais, et sentait un soubresaut parcourir mon corps. - Je dois me rafraîchir, fais comme chez toi. Le son de ma voix était sec, un peu trop brusque avant que je ne trouve un refuge temporaire dans la salle de bain adjacente à ma chambre.

Je sortais mon portable, et faisait une rapide recherche google. Trouvant fondement à mon malaise. Lorcàn, prénom d'origine irlandaise. Je sentais ma poitrine s'affolait sous une respiration saccadé. Une coincidence, ce ne sont que des coincidences. Mes doigts se crispent sur la faïence, alors que je tente de convaincre mon reflet. Cela n'a rien à voir avec moi.

Conscient de ruiner la bonne ambiance qu'il tentait d'instaurer mais terrorisé, je prends le temps de me passer le visage sous l'eau. Calmer ma respiration, et je me retiens de fuir par la fenêtre de la pièce donnant sur le jardin. Comment expliquer un tel comportement après avoir été celui qui l'avait ramené avec moi en premier lieu.

Je finis par sortir de la salle de bain, et lui adresse un vague geste de la main penaud. - Je crois que mes maux d'estomac sont revenus, j'en suis navré. Est-ce que je tente de le faire fuir ou le congédier poliment, un peu. La panique me rends confus, et ce qui me confortait chez lui, devient source de terreur soudainement. Je suis perdu, et ce n'est pas une sensation nouvelle pour moi depuis mon réveil mais pour la première fois, je sens autre chose faire frémir mon cerveau. Cet homme bousculait trop mon quotidien, et je refusais de lui laisser une telle emprise. Pas alors que j'avais mis aussi longtemps pour me reconstruire un semblant de vie malgré tout, malgré les blancs. Mon regard se posait sur la moquette, mes épaules affaissées par le poids de la réalité, j'avais une profonde envie de hurler à l'injustice. - C'était peut être une mauvaise idée après tout. Le murmure sortait de mes lèvres en demi teinte. Après tout, il était tout à faire apte à trouver une autre personne pour lui tenir compagnie le temps d'une nuit si il le devait.
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mar 29 Déc - 2:52

Until we meet again ... if again is now
   
Lorcan clignait des yeux comme une chouette. Éperdu et... excusez le mais il rêvait ou Cole venait de se faire la malle ? Sans déconner, le type s'était crispé comme s'il avait soudainement avalé un cactus avant de se carapater dans la salle de bain comme si quelque chose d'affreux venait de faire son nid dans son caleçon.

Livre en main, il l'examina rapidement, feuilleta les pages, le referma et passa pensivement ses doigts sur la reliure alors que dans sa tête, un post-it ''à emprunter discrètement avant de rentrer à la maison'' se collait mentalement sur l'objet du délit. Inutile de pousser l'interrogatoire plus avant, Cole était à l'évidence du genre instable, et Lorcan était prêt à parier que ce bouquin avait un lien avec sa fuite soudaine.

Il le reposa et s'approcha de la porte. « Cole ? » appela t-il doucement, l'oreille tendue tel un suricate à l’affût. Le bruissement de l'eau caractéristique de quelqu'un qui se rafraîchit était aux abonnés absents. En tant qu'infirmier, le jeune homme caressa furtivement l'idée que l'homme enfermé dans sa salle de bain était en train de s'offrir un shoot de dernière minute et que s'il poussait la porte là maintenant, il le trouverait, l’œil torve, un sourire extatique sur le visage et une seringue plantée dans le creux du bras. Sa conscience professionnelle le poussa à poser sa main sur la poignée.

Cole lui offrait la diversion qu'il attendait. Mieux qu'une bouteille de champagne, sa pause-drogue lui donnait au moins une bonne minute de solitude à utiliser à bon escient ! Lorcan pesa le pour (fouiller dans ses affaires en douce) et le contre (laisser un homme se droguer dans la pièce d'à côté sans lever le petit doigt)...

Il retira sa main de la poignée. D'un pas vif et silencieux, il se glissa à pas de velours jusqu'au sac de voyage posé à côté du lit. Cet homme, c'était peut-être James. Sa conscience était puissante, mais son cœur parlait plus fort. Malgré son assurance naturelle, ses doigts tremblèrent lorsqu'il les plongea dans le sac. Il passa en revu des vêtements, à tâtons, attrapa quelque chose – un portefeuille, jackpot ! Lorcan avait chaud alors que la pièce était encore froide, son cœur tambourinait d'espoir, de peur, d'appréhension. Il l'ouvrit, en tira sa carte d'identité.

Cole Hawkins, né le 5 mai 1985 à Tallahassee, Floride.

« Non non non... » supplia t-il. L'impression d'étouffer, qu'on piétinait l'étincelle qui avait jaillie dans sa vie avec l'apparition de Cole l'envahissait jusqu'aux os. C'était facile de faire semblant. C'était facile d'avoir l'air heureux alors qu'il était triste. C'était facile de retirer son alliance et de se faire passer pour un jeune célibataire frivole. C'était facile de se faire passer pour quelqu'un d'autre.

Au final, ça restait un mensonge. Car ce soir, Lorcan portait un masque Le masque du jeune homme déterminé et sûr de lui. Le masque ne changeait pas qui il était, il le cachait seulement aux yeux de Cole, le temps qu'il lève le voile sur l'armée de doutes et d'ombres qui suivaient le sillage de cet homme.

Cole Hawkins était Cole Hawkins. Il n'était pas James Kingsley-Blythe. James Kingsley-Blythe était parti d'Arrowsic pour devenir reporter de guerre. James Kingsley-Blythe était mort. Cole Hawkins n'était pas James Kingsley-Blythe. Tout ça, Lorcan le savait. Ça martelait son esprit à chaque battement de cœur. C'était limpide, clair, évident.

Mais il y avait eu cette nuit. Ce désir de vivre qui l'avait enflammé.

La clenche de la porte derrière lui. Lorcan bondit sur ses jambes. Cole lui faisait face, l'air ailleurs et bouleversé. De fines gouttelettes d'eau perlaient encore sur son visage humide. « Je crois que mes maux d'estomac sont revenus, j'en suis navré. » Des maux de ventre ? Lorcan pencha la tête sur le côté, il aurait voulu trouver le regard de Cole mais ce dernier s'obstinait à contempler la moquette. Comme prostré. « C'était peut être une mauvaise idée après tout. »

« Quoi ? » s'écria Lorcan, décontenancé par ce nouveau revirement. « T'es encore en train de te débarrasser de moi ? » Un léger pincement lui agita le cœur à ce nouveau rejet, et il se mordit la lèvre, hésitant. L'hésitation lui allait mal, Lorcan était d'un ordinaire fonceur et impudent. « C'est un p'tit peu tard maintenant que tu m'as officiellement ramené dans ta garçonnière. » dit-il sans animosité. Face à tant de mauvaise volonté, le jeune homme s'arma de tout son courage et s'approcha de son hôte plus ou moins forcé, déposa sa main sur son front. « T'as souvent des maux de ventre ? T'as pas l'air d'avoir de la fièvre. » De son front, il glissa ses doigts sous son menton et lui releva le visage gentiment. « Mais t'as vraiment une sale gueule. » Un pauvre sourire désabusé se fit une place sur ses lèvres. « Si t'es vraiment pas bien, je peux m'en aller. » proposa Lorcan parce que tout infirmier qu'il était, il pouvait se résoudre à laisser Cole tranquille s'il estimait avoir besoin de paix et de repos. « Mais si tu regrettes juste de m'avoir invité, tu peux le dire, je serais pas vexé. »

L'un ou l'autre, il n'était plus tellement le bienvenue cela dit. Un peu maladroitement, le jeune homme fit un pas en arrière pour le laisser respirer. Il ne voulait pas avoir l'air vexé. Il ne l'était pas, sa récente découverte le laissait assommé, confus et revoir les traits de James dans le visage de Cole ne rendait tout ça que plus troublant et difficile à digérer. « J'ai compris tu sais, il s'est passé quelque chose. T'es pas juste un mec qui à la bougeotte et qui est de passage à Arrowsic et – je compte pas te demander de me parler. Je pensais qu'on pouvait juste se tenir compagnie pour la soirée. »

Parce qu'il était seul lui aussi. Il en avait fait l'expérience pendant deux ans, Lorcan Kingsley avec le monde ça ne marchait pas. C'était James et Lorcan Kingsley-Blythe avec le monde ou rien du tout. Il se sentait si vide et seul. Il avait l'impression d'être un pauvre chien abandonné sur le bord d'une route qui regarde l'univers entier passer en espérant que quelqu'un veuille bien l'adopter sans lui demander d'être capable d'aimer comme il avait aimé James. Comme il aimait toujours James. Mais personne n'adopte les bâtards bousillés par la vie. Mais Cole. Cole avait l'air d'un autre bâtard aussi bousillé que lui, et Lorcan se disait que peut-être ils pourraient s'adopter l'un l'autre, l'espace de quelques heures.

« J'attends rien de toi. » dit-il parce que c'était la triste vérité, avant de le contempler de nouveau. « Et puis ça serait bête de gâcher une bouteille de champagne. »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mer 30 Déc - 16:13

Until we meet again ... if again is now

Me débarasser de lui ? Oui c'était l'idée. J'avais envie de chasser cette sensation qui grouillait sous ma peau plus nous passions du temps ensemble, je voulais oublier tout de ses traits communs avec un personne de fiction. Je voulais le faire fuir et ne plus jamais le revoir. Je voulais faire ma valise et quitter cette maudite ville. Je voulais ...

Le prendre dans mes bras pour le serrer contre moi, et ne plus jamais le laisser partir. Je voulais voir son sourire, ne pas avoir ses teintes amers qu'il tentait de cacher dans un élan de bravoure. Rien, tout. La confusion la plus totale et le chaos secouant mon esprit comme une tempête faisant chavirer un navire en pleine mer. Je ne pouvais rien dire, je ne pouvais rien partager et pourtant. Il savait. Je n'avais aucune idée de comment il semblait passer outre les premières impressions que je laissais à chacun pour creuser et découvrir ce que je m'efforçais à cacher. Il voulait la même chose que moi. Ne plus être seul.

Si il me manquait une majeure partie de ma vie, j'avais comme l'impression que lui aussi comprenait le manque de sens. Je ne savais pas les raisons et tout comme lui, je n'allais pas pousser, pas creuser. Je savais juste à un niveau profond qu'il lui manquait quelque chose de vitale. Il n'attendait rien de moi, et je n'attendais rien de lui, un bon compromis sans aucune attente, sans aucune déception au bout du compte. Pourtant, j'avais envie de le voir me hurler dessus, exigeait ce en quoi il croyait sans avoir peur de mâcher ses mots. Et c'était ce genre de sensation qui me laissait perplexe, effrayé et incapable de bouger pour montrer que ses mots m'atteignaient, perçaient au travers le nuage intense de doute qui m'accompagnait en permanence.

- Okay. Un mot, un seul.

Non je ne m'étendais pas dans un long monologue d'excuse ou de justification. Je me résolvais à l'inévitable. Savourer sa présence avant de la voir disparaître. Ce qui était le plus terrifiant, c'était la peur de m'attacher et de perdre pour la première fois, plutôt que l'inverse, ne pas laisser les gens s'attachaient et me voir disparaître un beau jour.

Mon estomac était encore tremblant et prêt à se vider mais j'acceptais de ne pas revenir sur mes premières intentions. J'acceptais de partager cette soirée en sa compagnie.

Je me dirigeais vers la fenêtre et l'entrouvrait pour allumer une cigarette, cachant le tremblement de mes mains dans des gestes familiers et mécaniques. Je passais ma main libre dans mes cheveux, tout en tirant une longue bouffée du cylindre que je roulais entre mes doigts.

Les gens normaux, les gens qui n'avaient pas un cerveau semblable à un morceau de gruyère serait probablement comment tenir la conversation de manière poli et désintéressé. Ne laisserait pas des émotions les submergeait au point de n'être que trop sur qu'il avait sa propre théorie sur mon instabilité mental. Pourtant, il restait et c'était cela plus que tout qui m'interpellait. J'ignorais ce qu'il me cachait mais je savais que c'était assez important pour qu'il se tienne dans cette pièce et y reste plutôt que de fuir comme n'importe qui d'autre.

- Ex soldat ... Apparemment on est supposé avoir ce genre de réactions, les médecins appellent cela syndrome de stress post traumatique ... Un demi mensonge qui roulait avec aisance hors de mes lèvres. Une partie de ce que les médecins soupçonnaient bloqués le retour de mes souvenirs malgré que le traumatisme crânien se soit résorbés. Et c'était quelque chose d'assez connu chez les vétérans pour que le jeune homme avec moi, ne cherche à entrer dans les détails. On savait bien que les soldats, une fois à la maison, n'aimait évoqué les souvenirs de la guerre. J'étais plus chanceux qu'eux dans mon malheur, je n'avais pas à surmonter ce genre de souvenirs. De corps inanimés, de la perte d'amis ou autres personnes qui avait du traversé mon chemin.

Je relevais mon regard sur lui, et affronter l'ambre la tête la première depuis que j'étais sorti de la salle de bain, le défiant silencieusement de revenir sur ses propres mots et de commencer à vouloir savoir. Une mise en garde silencieuse qui n'avait rien d'une menace, et tout d'une supplication.

Je n'avais vraiment aucune idée de comment le garder et ne pas parler. Je n'étais pas le type de personne a faire la conversation pour parler de la pluie et du beau temps. Les banalités me dépassaient totalement.

- Si on ouvrait cette bouteille de champagne dont tu as l'air de tant vouloir. C'était toujours mieux que rien, même si je ne serais pas apte à boire jusqu'à oublier ... haha oublier, l'ironie ne m'échappait pas. Non, les cachets m'empêchaient de me livrer au rituel typique que j'avais vu dans plusieurs films de la biture en bonne et due forme. Je n'étais même pas certain d'avoir apprécier cela ... avant. Mais c'était une question, une question de plus sans aucune réponse, je devais faire avec les instincts qu'il me restait.
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Sam 2 Jan - 2:18

Until we meet again ... if again is now
   
« Okay. »

Oui ! Enfin Cole daignait se montrer aimable. Lorcan lui adressa un petit sourire discret mais ravi. A l'intérieur, il levait mentalement le poing de la victoire pendant que sa nouvelle porte de prison préférée s'en allait se percher à la fenêtre pour se griller une nouvelle cigarette.

« Ex soldat ... Apparemment on est supposé avoir ce genre de réactions, les médecins appellent cela syndrome de stress post traumatique ... »
Lorcan plissa e nez à case de l'odeur âcre de la fumée qui se glissait jusque dans ses narines malgré la fenêtre ouverte, et réprima un frisson à l'air frais venant mordre sa peau. « Je vois. » répondit-il laconiquement, après s'être mesuré quelques secondes au regard de braise braqué sur lui. Comme une menace. Un avertissement que Lorcan ne voulait même pas tenter de braver après l'épisode de la planque dans la salle de bain. Il connaissait le SSPT. La théorie, parce qu'il était infirmier, curieux et plus futé qu'on ne voulait bien le lui accorder au quotidien.

La soirée ne se passait pas si mal. Pas aussi bien que dans son imagination, mais il avait définitivement connu pire ! Et comme s'il avait contaminé par son optimisme, Cole eut sa toute première réaction humaine depuis qu'il avaient franchi le seuil de cette foutue chambre. « Si on ouvrait cette bouteille de champagne dont tu as l'air de tant vouloir. »
« Enfin une proposition qui ne consiste pas à me faire dégager ! » répliqua le jeune homme piqué au vif, et agréablement surpris. « Tu vois quand tu te donnes un tout p'tit peu de mal, t'arrive presque à être sympa ! »

On toqua à la porte alors qu'il réactivait les muscles de ses jambes pour... il ne savait pas, faire autre chose que rester planter là à se demander s'il avait le droit ou non d'approcher l'espace vital de Cole. Ce grand brun ténébreux lui donnait l'impression tenace d'un animal sauvage, et Lorcan était persuadé que l'impression qu'il allait le mordre n'était pas si éloignée de la réalité. Ça ne devait pas être aussi excitant.

« J'y vais. » signala Lorcan, en bondissant de sa place pour aller ouvrir. Le timing était parfait ! Pile au moment où sa libido tentait de prendre le dessus sur sa matière grise. Il salua le room service de son plus beau sourire et tira directement la bouteille de champagne de son seau de glace. Deux minutes plus tard, le jeune homme qui les avait servis repartait, un généreux pourboire (offert par Lorcan) en poche et un dernier regard intimidé vers Cole. « Tu lui as fait peur. » le taquina le jeune homme en faisant sauter le bouchon dans un pop sonore. Il attrapa les deux flûtes, en rempli une alors que deux yeux espiègles se relevaient sonder son hôte silencieux.

« T'étais pas si farouche la dernière fois. » minauda t-il de son plus bel air innocent. « Et je suis seulement infirmer, pas psy, mais j'suis certain que ton syndrome rend pas maladivement timide. » Tentateur, mais pas décidé à aller débusquer la bête dans sa planque, Lorcan recula, se laissa tomber sur le lit, lové comme un serpent sans quitter sa proie des yeux. Le pied du verre tenu entre deux doigts s'éloigna inexorablement de Cole, glissa le long du matelas au fur et à mesure que le jeune homme se couchait à moitié. « Alors... » De son autre main, il tapota la place à côté de lui. « Si tu veux avoir ton verre, va falloir t'approcher. Et touche pas à la bouteille, ça serait pas du jeu ! »

Quitte à passer une soirée ensemble, Lorcan voulait faire voler cette barrière que Cole maintenait entre eux. Il ne savait pas s'il l'appréciait ou s'il aurait préféré qu'il se taise et se contente de se déshabiller. Là tout de suite, il aurait plutôt opté pour la seconde solution... « Et si ça doit être donnant donnant sur les confidences, peut-être que je t'avouerai pourquoi j'étais tout seul ce soir. »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Dim 3 Jan - 12:26

Until we meet again ... if again is now

Je passais une main sur ma nuque, signe de défaite alors qu'il semblait bien décidé à rester avec moi. Et pourtant j'étais soulagé aussi.

Pourquoi ? Parce que sa compagnie m'était agréable même si elle me perturbait gravement également. Et ... comme ce groom, je ne semblais pas lui faire peur. La sensation de faire fuir les gens, uniquement à cause de ce que vous étiez n'était guère plaisante. Surtout quand vous saviez que vous n'aviez aucun intention de faire du mal à quiconque.

Je reportais néanmoins mon attention sur celui qui ne semblait guère intimidé, celui qui avait une moue joueuse et amusé. J'aurais voulu pouvoir lui rendre ses sourires avec facilité, mais quelque chose me freinait. Mais j'ignorais la raison comme souvent.
Je baissais néanmoins les yeux de nouveau sur le sol, quand il évoqua notre première rencontre. Je ne savais pas ce qui m'avait pris. Accepter les avances d'un inconnu ne me ressemblait pas. Je n'avais pas souvenir d'avoir été vraiment expansif à son égard mais ce n'était pas ce qu'il voulait sous entendre au vu de sa posture.

Peut être que ce prétexte de fêter les fêtes de Noël en ma compagnie n'était qu'une excuse pour retrouver la chaleur de nos deux corps étreints l'un contre l'autre.
J'avais conscience de ne pas être vraiment le genre de type qui attirait par sa substance. J'avais parfaitement conscience qu'en surface, je représentais un idéal esthétique. Si on faisait fi des cicatrices courant le long de ma cuisse, dissimulé derrière l'encre. Celles sur mon visage était suffisamment discrète pour ne pas complexer de montrer mon visage. Elles me donnaient même un caractère qui allait de pair avec la personnalité que je semblais développer depuis ma sortie de l’hôpital. J'avais conscience de mes forces et mon physique en était une.

Décision prise, je finissais par écraser la cigarette dans un cendrier trônant sur le bord de la fenêtre pour m'approcher de mon propre lit. Savourant le spectacle de la tentation incarnée sous la forme de cet homme. J'avais certainement du questionner mes préférences mais le doute n'avait pas été vraiment une priorité dans mon esprit.
Les gens me laissaient indifférents. Lui, non.

- Tu sais ... Je laissais mes jambes encadraient les siennes, alors que je restais debout, tout contre le rebord de mon lit, m'emparant de la coupe de champagne qu'il me tendait. Un sourire presque carnassier sur le visage, plus facilement envisageable que le reste. - Tu n'as pas besoin de faire la conversation.

A quoi beau prétendre après tout ? Pourquoi chambouler mon cerveau de manière irréversible alors qu'il aurait disparu au petit matin? Il pouvait obtenir ce qu'il désirait réellement et je n'avais aucun besoin d'être romancer pour cela. Il ne s'agissait pas d'un conte de fées, non.
C'était un simple échange charnel entre deux adultes consentants. Un accord tacite pour détourner la solitude de nos existences pendant quelques heures durant. Qui plus est me perdre dans une étreinte avec lui, ferait peut être taire ce cerveau presque douloureux qui cognait dans mon crâne avec violence. Sans répit pour moi.

Je portais le verre à mes lèvres, savourant une gorgée avant de le poser sur ce qui me servait de table de chevet. Une détermination toute nouvelle au fond du regard, et aussi le besoin qu'il arrête de faire semblant de se soucier, que ma solitude arrête de se raccrocher à ce gamin avec l'avidité d'un homme affamé. Temporaire. Comme toute mon existence. Je ne me priais donc pas pour me débarrasser de mon tee shirt, et exposer mon corps à sa vue.

- Comme tu l'as dit, je ne suis pas farouche, et je ne suis pas opposé non plus à une redite de la dernière fois ... Je n'aime juste pas perdre de temps inutilement dans des conversations qui nous mèneront au même point de toute manière.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Lun 4 Jan - 2:23

Until we meet again ... if again is now
   
« Tu sais... tu n'as pas besoin de faire la conversation. »

Lorcan se mordit la lèvre, mi outré, mi flatté. Parce que hmm – Cole l'invitait à se taire là non ? Peu importe, il était enfin venu près de lui ! Il lui tendit sa coupe de champagne, et se laissa retomber sur ses coudes. Une longue jambe glissa le long de la cuisse de Cole, taquine, enjôleuse, pour frôler son entrejambe.

« Comme tu l'as dit, je ne suis pas farouche, et je ne suis pas opposé non plus à une redite de la dernière fois ... Je n'aime juste pas perdre de temps inutilement dans des conversations qui nous mèneront au même point de toute manière. » statua t-il, et Lorcan se figea surplace parce que Cole venait de retirer son t-hsirt et – wow, pourquoi il faisait si chaud tout d'un coup ? Ce n'est pas comme s'il ne l'avait jamais vu nu ou quoi que ce soit. Wow.

Lorcan retira brusquement sa jambe, comme si Cole venait de se changer en tison ardent. « Inutilement ? » questionna t-il sans s'outrager davantage parce que Cole était, et bien... Cole. « C'est dommage parce que j'adore parler. Parler et manger. » Il pointa le plateau de nourriture qui les attendait, ignorant le regard de Cole qui était intense. Au moins autant que ses muscles saillants et lisses... mais Lorcan ne savait rien de tout ça parce qu'il ne regardait pas par là, non monsieur. « Mes deux activités préférées. »

Le problème était qu'ils étaient terriblement mauvais à simplement traîner ensemble.

Et par là Lorcan voulait dire sans sexe impliqué. S'il avait pâlit légèrement à cause de froid, il arborait maintenant une intéressante teinte rouge vif. Bon sang, si Cole persistait à se tenir devant lui dans sa glorieuse semi-nudité il allait se mettre à clignoter. Il déglutit. « Tu te souviens du programme ? Fêter Noël, tout ça ? » Lentement, il se redressa en position assise, déposa ses mains sur la ceinture de son possible coup de deux soirs. Avec une douceur dont il doutait que son partenaire veuille, il esquissa un demi-sourire et leva ses mains vers son torse. Sa paume était fraîche contre ses abdominaux marqués. Ses doigts dessinaient maintenant le contour de son nombril, le bout de ses phalanges traça la courbe masculine de ses hanches, plus léger qu'une plume.

« On pourrait essayer de faire ça ? Tu devrais m'accorder quelques questions. Des trucs simples, rien d'intense, je te promets que ça sera pas inutile. » Il sourit, et se dressa à genoux sur le lit. « Qu'est-ce que t'en dis ? Une conversation. Avec des mots. Pas seulement avec ton corps – magnifique soit dit en passant – comme tu fais d'habitude. »

Lorcan ne savait pas comment désarmer cet homme qui avait braqué toutes ses armes contre le monde entier. Comment lui faire comprendre qu'il ne lui voulait pas de mal. Il ne s'attendait pas à un oui. Mais qui ne tente rien n'a rien, et c'était bien Cole qui avait accepté de passer cette soirée avec lui. Affectueusement il glissa ses bras autour de son cou et baisa sa barbe rugueuse, puis sa mâchoire. « J'ai pas oublié ma proposition de cadeau. » souffla t-il, embrassant sa peau entre chaque mot. « Mais t'as pas encore été assez gentil, et je te ferais remarquer que j'ai pas eu ma part de champagne. » dénouant un bras de sa nuque, il rempli la deuxième coupe, la saisit entre ses doigts et l'agita doucement entre leurs visages.

« Trinque avec moi, Cole. » s'entendit-il proposer, complètement honnête pour la première fois de la soirée. « On est des étrangers, mais j'ai pas envie que tu restes ce type hyper sexy, mais anonyme, avec qui j'ai passé une nuit avant de l'oublier. »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Lun 4 Jan - 12:09

Until we meet again ... if again is now

Je sentais mes sourcils se plissaient dans un signe d'incompréhension.

Il fallait dire que je ne saisissais pas l'intérêt de ce qu'il faisait. Peut être en avait il besoin cependant ? Peut être que la première nuit avait été une erreur pour lui, il fallait bien admettre que moi même je n'avais pas l'habitude d'accueillir des étrangers dans ma chambre. Il était juste l'exception qui confirmait la règle.

Ses besoins me semblaient futiles, et surtout inutiles. On savait tous les deux que cela finirait par une redite de ce que nous avions partagez, pourquoi prétendre à un jeu de discussion et fausses tendresses comme il semblait si adonné, pourquoi créer une illusion d'intimité et de complicité qui n'avait aucune place dans cette chambre, entre nous. Je le scrutais donc silencieusement, le laissant minauder comme un chat en quête d'affection.

Je l'écoutais mais sans aucune conviction. Je n'avais pas envie de faire semblant, de prétendre pour retrouver les bras glacées de la solitude, une fois le matin venu. Je n'avais aucune raison de savoir ce qui le poussait à agir de la sorte, mais j'étais persuadé que cela n'avait rien à voir avec moi. Je n'étais là que pour une raison de facilité, de proximité et peut être tout simplement de timing. Si je n'étais pas sorti dehors, lors de nos deux rencontres, il aurait probablement chercher un autre quelconque réconfort. Tout cela n'avait qu'une conclusion possible. Une que j'avais depuis longtemps accepté.

- Pourtant tu m'oublieras ... Le ton de ma voix n'était pas cruel, juste simplement réaliste.

- Mais cédons à ta petite envie superficielle ... Je prenais mon verre et laisser celui ci tintait contre son identique se tenant dans la main de celui avec qui je passais la soirée. - Pourquoi es tu seul, ce soir, Lorcàn ? Et si je manquais de forme, il n'avait que lui même à blâmer. Il voulait probablement se vanter de polir la roche écharpée mais il avait tort. Il me troublait, et j'en avais conscience, il avait une ascendance sur moi qui me rendait mal à l'aise, mais je n'avais aucunement envie de lui laisser la main haute, et le triomphe si facile. Une partie de moi était en colère contre lui, et je n'avais pas le moindre début d'explication pour la raisonner. Il n'avait en soit rien fait de plus que n'importe qui n'aurait fait dans ses circonstances. Et pourtant, il faisait naître un mot que j'avais longtemps étouffé: Espoir.

- Pourquoi tiens tu tellement à prétendre que tu ne vas pas partir au petit matin comme un voleur, comme tu l'as fait la dernière fois ? Et il y avait peut être une pointe d'accusation dans ma voix, que je ne comprenais même pas. J'avais été plutôt soulagé de ne pas me réveiller à ses côtés. De ne pas devoir me justifier dans mes attitudes et mon histoire incomplète.

La colère perdait néanmoins de sa superbe en sentant l'injustice et le préjudice que je lui faisais subir. Ce n'était pas juste pour lui, ce n'était pas de sa faute. Mais il n'était pas innocent non plus. Il était injuste de sa part de vouloir tant de moi, juste pour se conforter de chaleur humaine alors que je ne signifiais rien de plus qu'un corps humain. Mais il ne pouvait pas savoir, non ... Il ne pouvait pas savoir que je n'avais personne. Ni famille, ni amis. Qu'il était mon premier réel contact à plus ou moins long terme, et vu la durée de nos interactions, cela en devenait tellement risible. Je passais une main fatigué sur mon visage et m'éloignait de lui. N'ayant aucunement un appétit alors que mon estomac semblait sur le point de rendre le peu que j'avais avalé de la journée.

- Je ne comprends juste pas le point de cette mascarade, de prétendre te soucier et vouloir plus que ce que tu ne désires réellement. Le ton las n'avait plus la même violence et le même venin que mes propos précédents. Je savais que je voulais juste faire taire ces émotions complexes qui frôlaient mon épiderme, et qui n'avait aucun sens. Je voulais juste le vide habituel de mon cerveau plutôt que le chaos qui s'y produisait actuellement. Je ne voulais pas me mettre à croire à une chose impossible.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mer 6 Jan - 19:53

Until we meet again ... if again is now
   
Alors là ! Lorcan n'en revenait pas. Comment cet espèce de mufle osait-il lui reprocher son comportement ? Tout compte fait, il aurait donné cher pour oublier son stupide visage et tout le reste de sa personne en passant !

« Cette mascarade. » articula t-il furieux. Il intériorisait. A genoux sur le lit, écarté, à une ridicule vingtaine de centimètres de l'énergumène. « Parce que tu sais quand je prétends et ce que je désire réellement ? Tu lis dans les pensées maintenant ? » Même s'il le surplombait en hauteur et en masse musculaire, Cole écopa d'une œillade corrosive. « Pour ta gouverne, play boy, peut-être que j'ai simulé la dernière fois. Peut-être que t'es pas un si bon coup que tu l'imagine. » persifla Lorcan en injectant un maximum de mesquinerie dans sa réplique. « Hm ? C'est peut-être pour ça que j'suis parti au petit matin comme un voleur. » Le ton montait malgré lui, Du plat de la main, Lorcan lui frappa le torse dans un geste visant à le repousser. « Pauvre type. »

Il bondit sur ses jambes et contourna son ridicule corps de rêve sans même lui faire l'aumône d'un coup d’œil, pour mieux aller... se planter devant la fenêtre. Pas son plan de retraite le plus ingénieux, mais quoi ? Quitter l'auberge sans avoir le dernier mot ? Se laisser ridiculiser par cet ersatz de James mal embouché ? Et puis quoi encore ?

« Alors c'est ça ton prétexte ? » scanda Lorcan à la neige qui tombait dehors, bras croisés sur son torse en un simili de bouclier contre le désarroi qui l'envahissait. « T'as été vexé parce que je suis parti sans te laisser un post-it sur l'oreiller ? J'aurais du faire quoi, hein ? » Sa tête pivota vers sa cible comme un cobra tout prêt à lui faire gicler son venin de ses crocs directement dans la tronche. « Te préparer le petit déjeuner ? Pour que tu méprises la moindre de mes attentions et que tu me laisses me ridiculiser exactement comme t'es en train de le faire maintenant ? » retour à la fenêtre. Elle au moins ne risquait pas de le jeter dehors directement sans passer par la case départ. Quoi que Cole pouvait tout aussi bien décider de l'ouvrir et de le faire voltiger directement sur le trottoir un étage plus bas. Dans le doute, Lorcan s'écarta de la fenêtre d'un discret pas de côté. Ses bras étaient toujours croisés et son regard vrillé sur le sombre inconnu auquel le destin dans un cruel coup du sort, avait accordé le physique sublime de son époux.

Lorcan le reluqua bien de bas en haut. Un pincement agita son cœur mais il demeurait ferme. Pas impassible, la colère était ouverte sur son visage. Une alliée choix dans une bataille qu'il ne devait pas mener ce soir, et qui mettait ses nerfs – et son ego – à mal. L'attaque sur ses prouesses sexuelles, c'était bas. Et un complet mensonge. Mais hey, Cole ne lui avait pas tellement laissé le choix des armes ici. « J'ai paniqué. » grommela le jeune homme après un moment de réflexion. « Ça arrive à tout le monde. J'ai passé la nuit avec un inconnu pour la première fois de ma vie, et j'ai paniqué ! » Il lui concédait au moins ça. Lorcan était peut-être menteur et hypocrite, mais attaquer la virilité d'un homme c'était juste... mal. Comme une loi de la nature ou quelque chose comme ça. « J'ai pas regretté. » Nope, pas un mensonge. Il avait culpabilisé. Rien à voir avec les regrets ! « Et je t'ai pas oublié. Si ça peut te rassurer, ton souvenir était très présent ce soir quand on s'est retrouvé. Si j'avais eu la présence d'esprit de te demander ton nom je m'en serais souvenu aussi bien que du reste de ton... » Vague geste de la main en direction général de son corps. « ...enfin je me souvenais parfaitement de toi. »

Pourquoi il lui disait ça ? Ce n'est pas comme si Cole essayait de son montrer particulièrement sympa, ni même de préserver sa susceptibilité. On aurait dit un char d'assaut. Dans un tout petit, minuscule magasin de porcelaine. « Et puis aux dernière nouvelles, tu t'es pas spécialement intéressé à moi non plus monsieur le vexé. » Cette fois, il se retourna totalement vers Cole, s'avança vers lui et le poussa du bout de l'index. Ce qui lui donnait l'air d'une crevette essayant de pousser un placard du bout du doigt, mais Lorcan était au delà de ce stade d'humiliation. « Je vais te dire mon p'tit père, t'es pas prêt de reposer tes sales pattes sur moi, et toutes les bouteilles de champagne du monde arrangeront pas ton cas. » Bon, celle là, il n'était pas sur de la tenir. C'était le genre de bluff gratuit qui marchait avec Zach et Nate quand ils refusaient de manger leurs légumes. Avec un homme adulte, qui lui plaisait beaucoup trop à vue de libido... la méthode restait expérimentale. « Je te rappelle que t'as accepté de passer Noël avec moi, et que depuis qu'on a passé le seuil de ta putain de chambre, tu t'éclates à jouer les junkies en planque dans ta salle de bain et à essayer de me foutre dehors sans aucune raison. Alors tu regrettes d'avoir accepté ? Okay. Mais la dernière fois que j'ai été voir, t'avais encore assez de couilles pour me le dire clairement. »

Remonté comme une pendule, mais à court de reproches, Lorcan laissa glisser son regard sur son doigt, lui même posé sur le stupide torse de Cole. « Et couvre toi avant que quelqu'un devienne aveugle, pour l'amour du ciel. »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Mer 6 Jan - 23:26

Until we meet again ... if again is now

Le choc de la surprise devant la véhémence de ses propos, me laissait un peu incertain. Mes sourcils exprimant probablement ma confusion devant la violence verbale dont il m'assomait. Mais une part de moi semblait être soulagé. Comme ci, c'était une réaction plus approprié à la situation que ce que nous avions pu avoir comme échange précédemment. C'était stupide et inexplicable, mais c'était la raison pour laquelle je me taisais et le laisser déverser son flot de paroles librement. Réprimant même une légère note d'amusement étrange.

Je cataloguais les reproches fait et ne le blâmer pas, il y avait probablement une part de vérité que je ne pouvais nier. Peut être que je n'avais pas été l'amant par excellence, il fallait dire que la pratique n'était pas une priorité dans ma vie, et si j'étais déçu de ne pas lui avoir donner de plaisir comme il avait pu m'en donner, j'acceptais le verdict en baissant les yeux.

Je jouais dans un geste nerveux avec l'index de ma main gauche, et encaissait une autre surprise en apprenant que ce n'était guère dans ses habitudes ce que nous avions partagés. L'envie de demander pourquoi moi ? Mais la peur d'avoir les mêmes questionnements me stoppaient dans mon élan. Je n'avais pas fait d'effort non plus, et ce n'était pas vraiment ce que je lui reprochais au final. Je ne voyais juste pas l'utilité de prétendre, alors que je partirais probablement d'ici quelques semaines au plus tard. Pourtant il avait tort, ce qui me poussait à me comporter de façon encore plus maladroite que d'habitude était bien à cause de l'intérêt que je lui portais et que je ne comprenais pas. Comment expliquer tout cela, ceci dit sans avouer mes sombres secrets et franchir les barrières d'un langage qui m'était difficile.

On aurait pu croire qu'étant écrivain les mots me venaient avec facilité, mais les exprimer à haute voix et les coucher sur le papier étaient deux choses strictement différentes. C'était peut être même la facilité de pouvoir exprimer mes pensées troublantes sur papier qui m'avait poussé dans cette carrière de reconversion.

J'avais gâché le moment et acceptait la sentence, hochant mollement de la tête, détournant le regard pour cacher la rougeur qui envahissait mes joues d'avoir osé me montrer un peu présomptueux et surtout désagréable. Il avait tenté d'être hospitalier et charitable. Il avait un bon coeur, et je n'avais pas besoin de le connaître pour la savoir. Ce n'était pas facile d'accepter la pitié mais je savais que c'était plus la compassion qui le poussait à prendre en charge le chien errant que j'étais. Je ne voulais juste pas qu'il se sente obligé et c'était cela que j'avais tenté d'exprimer. Pourtant, ma maladresse et mon manque de codes sociaux m'avait poussé à le contrarier. Stupide impulsion de vouloir le prendre dans mes bras et le cajoler, plantait quelques baisers parsemés sur son visage pour ôté toute trace de colère. Je riais amèrement à l'intérieur de mon cerveau. Ce n'était pas moi. Et c'était bien la seule chose que nous semblions avoir en commun, une panique monumentale qui poussait aux erreurs.

En signe de bon volonté, j'obtempérais et me recouvrer, passant une main sur ma nuque, une fois la tâche accompli. Une profonde inspiration avant de m'exprimer.

- Je suis désolé ... Je ... La frustration grandissante, je serrais les dents, extorquant les mots de ma bouche à la pince. - Je n'ai pas l'habitude non plus, je n'ai eu personne depuis ... aussi longtemps que je m'en souvienne était trop révélateur, alors je tranchais de manière plus floue. - Mon retour au pays. La grimace embarrassé déformant mon visage, révélatrice de la gêne qui m'habitait. - Ce qui peut expliquer mon manque de ... talent. En partie tout du moins, je n'allais pas entrer dans les détails d'une pseudo première fois à cause d'un manque de souvenirs. - Pour être honnête, je continue de paniquer d'avoir céder ... Je ne sais même pas pourquoi je l'ai fait ... Nouvelle inspiration. - Enfin, je veux dire, physiquement tu es très attractif mais je ne m'investis pas. Il n'y a pas de but quand on erre d'une ville à l'autre, et surtout je ... Je ne ressens jamais rien, pas de désir sauf avec toi, non c'était bien trop flippant et j'avais déjà fait une bien trop mauvaise impression sans lui parler des choses étranges qui se bousculaient dans mon cerveau. - Je ne suis pas doué ... avec les gens. C'était une bonne alternative et qui plus est, une triste vérité.

Je n'avais aucune envie de le voir partir, mais je savais bien que c'était inévitable après mes erreurs. Il n'y avait plus d'intérêt commun, et son inspiration a passé des fêtes avec un inconnu avait probablement son seuil de tolérance que je ne pouvais blâmer. Je me contentais de laisser mon regard sur la moquette qui fut probablement beige à une époque, tentant d'annihiler mon inconfort et mes gestes nerveux, presque semblable à un enfant. Il me terrifiait.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Jeu 7 Jan - 20:21

Until we meet again ... if again is now
   
Si Cole n'était pas en train de s'excuser, Lorcan aurait cru qu'il allait le bouffer. Littéralement. Sans rire, l'homme avait la mâchoire crispée comme jamais. Encore un peu et il lui aurait volontiers prêter un crique pour l'aider à desserrer les dents. Lorcan ne savait pas quel point sensible il avait touché. Ce revirement de comportement lui donnait l'impression d'être en pleine montagne russes. Et sérieusement, si Cole n'avait pas montré la capacité émotionnelle d'un grille-pain jusqu'à maintenant, il aurait juré l'avoir vu rougir !

« ...je n'ai eu personne depuis ... » Deux jours ? « Mon retour au pays. » Lorcan ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes. Attendez... de quand datait son retour au pays exactement ? « Pour être honnête, je continue de paniquer d'avoir céder ... » Sympa, ça faisait toujours plaisir. « Je ne sais même pas pourquoi je l'ai fait ... »  Bin voyons. C'était trop beau pour être vrai. Si Cole avait presque eu l'air de regretter ses paroles, c'était sans doute pour mieux l'enfoncer plus tard. Soit. Ce n'était que monnaie rendue, Lorcan avait tapé sous la ceinture le premier. « Enfin, je veux dire, physiquement tu es très attractif ...» Oh mon dieu, un compliment ! Lorcan essaya de se pincer discrètement entre ses bras croisés – aïe – non il ne rêvait pas. « ...mais je ne m'investis pas. Il n'y a pas de but quand on erre d'une ville à l'autre, et surtout je … Je ne suis pas doué ... avec les gens.  »

« J'avais pas remarqué. » le nargua t-il, un peu par revanche et beaucoup pour se laisser le temps de réfléchir. Cole avait l'air.... et bien Lorcan aurait utilisé le mot embarrassé pour définir cette situation. Pourtant, il n'avait pas manqué d'audace quand il était question de faire voler ses vêtements en le priant gentiment de se taire. « Je t'avoue que je me demande soudainement où est passé le mec qui m'a fait du rentre dedans ya moins d'une minute. » accusa t-il, alors qu'un traître de petit sourire venait se glisser sur ses lèvres. « Mais c'est moi qui ai commencé alors... disons qu'on est quitte pour celle là. »

A son tour, il sombra dans la contemplation muette de la moquette. Puis il décroisa les bras, déconfit et gêné, parce Cole était maussade et qu'il ne devait pas avoir cet air sur le visage. « Écoute je... » Il déglutit. « J'ai totalement empiété sur ton espace vitale. » D'un coup d’œil un rien coupable, il examina les méfaits de sa présence sur la chambre de Cole. Télévision allumée, chandeliers, champagne débouché et le repas qui les attendait. Il se mordit la lèvre et baissa le nez de nouveau. Pas étonnant qu'il ai essayait de le foutre dehors. Lui-même se serait probablement foutu dehors. Lorcan était ainsi. Insatiable et passionné. Encore plus lorsqu'il avait une idée en tête.

Finalement, il s'approcha d'un pas. Assez pour le toucher, à peine, effleurer son avant bras du bout des doigts. « C'est juste que... tu ne me donnes rien là Cole. Est-ce que tu es heureux ? Triste ? Agacé ? Fatigué ? » Il n'avait fait que le suivre. En acceptant chacune de ses proposition pour mieux le rabrouer et s'enfuir dans la salle de bain. Il y avait sa maladie, que Lorcan connaissait de par la théorie sans avoir aucune idée concrète de comment agir face à ce genre d'homme brisés à l'intérieur – et à l'extérieur. Il frémit en se rappelant le tatouage sur sa cuisse. Cette cicatrice qu'il avait frôlé à son réveil dans ses bras au petit matin pour se convaincre que c'était réel. Une preuve que cet homme n'était pas James, avant de fuir, de se réfugier chez lui et de laisser les larmes apaiser le choc et la culpabilité.

Aujourd'hui, il voyait cette cicatrice d'un œil neuf. Les soins à vif, peut-être même pratiqués sur le front, l'opération qui avait probablement endommagé une partie des nerfs. Il le contempla avec une adorable admiration, comme s'il était une sorte de héros, et une tendre compassion d'autant plus empathique que travaillant dans le domaine médical, il connaissait les pourquoi, les comment et les conséquences. Il déposa un baiser sur sa joue en offrande de paix et parce qu'il en avait secrètement envie. « Je te l'ai dis, je n'attends rien de toi. Et par rien, je veux dire que je te demande pas de t'investir. Pas que je veux rien savoir de toi et te sauter dessus dès que je te verrai – ce que j'ai totalement fait la première fois alors je suis pas crédible du tout, mais j'te jure que c'est pas dans mes habitudes. » Le jeune homme leva un index comme s'il était soudainement frappé d'une révélation transcendantale. « T'es pas obligé de voir ça comme un rencard. C'est juste une soirée entre... amis ? » Amis c'était bien. C'est politiquement neutre et ne risquait pas de faire fuir Cole – ou lui. C'était sans compter sur sa ressemblance douloureuse avec James, mais Lorcan allait faire l'impasse sur ce point. « Des amis qui ont couché ensemble. Et j'te ferais dire que ya rien de romantique dans tout ça. Ni même d'engagement. Et on est même pas obligé de faire Noël dans ta chambre. On peut choisir un terrain neutre, c'est toi qui décide. »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Jeu 7 Jan - 22:38

Until we meet again ... if again is now

Evidemment qu'il avait noté mon manque de talent dans les relations humaines, il ne fallait pas être un génie. C'était aussi évident que la couleur de mes cheveux. Je gardais cependant le regard fixé sur le sol, incapable d'affronter le jugement de ses yeux bruns. Grimaçant un peu plus à son accusation. C'était juste ce qui paraissait la bonne chose à faire, ce que j'avais pu apprendre au gré de mes différentes lectures dans ce genre de situation. Ce n'était pas tellement un excès de confiance qu'une conclusion logique au vu de notre première rencontre.

Le silence devenait gênant et j'attendais le moment où il décide d'y mettre un terme, nous épargnant à tous les deux de trouver un sujet de conversation après tout cela.

Je relevais le regard vers lui, un bref instant prêt à le détromper. Il n'avait fait que proposer et j'avais accepté après tout, c'était que tout cela était étrange, confus et déroutant. Je n'avais pas l'habitude, ou peut être l'avais je eu mais je ne m'en souvenais pas. Pourtant ses doigts frôlant à peine mon épiderme, stoppait les mots dans ma gorge, l'assèchant dramaticalement. Incapable de répondre de manière cohérente à une question d'une simplicité évidente. J'étais soulagé de l'entendre combler les blancs à ma place,  me donnant assez de temps pour pouvoir penser aux mots que je devais articuler.

Il pouvait m'accuser de ne pas être clair mais il était déconcertant, lui aussi. Je laissais mes poings se serraient, frustrés et incapables de saisir les tenants et les aboutissants de sa proposition. Le problème n'était pas d'avoir couché avec lui, en premier lieu. Un ami ? C'était tout aussi dangereux. Tout autant un risque mais je ne voulais pas le blesser. Alors je maintenais le silence, et maudissait mon manque de pratique pour pouvoir exprimer clairement mes idées. Je pouvais néanmoins faire l'effort nécessaire pour répondre à sa question précédente.

- Perturbé, confus ... Je plissais le nez avant de préciser. - Tu voulais savoir comment je me sentais ... Je faisais un vague geste de la main, dans le vide tout en prenant un peu de recul. L'avoir si proche, embrouillé mes idées encore plus. Le mal de crâne guettait et semblait ronger mon cerveau avec une virulente acidité. J'étais probablement fatigué aussi. Ce n'était probablement pas ce qu'il attendait et je sentais que j'allais encore m'attirer ses foudres mais j'étais honnête. C'était dur de parler de moi sans révéler la teneur de ma condition mais je pouvais le faire. Même si je détestais un peu d'être forcer de le faire, il ne voulait rien savoir de moi, mais si il voulait comprendre mes réactions, il se devait au moins ça. Si sa proposition était ... sincère.

- Je ne sais pas ... faire tout ça. Je détournais le regard avant de rajouter plus doucement. - Ce n'est pas que je ne veux pas. Oui parce que la vérité, c'était que je n'avais eu aucune interaction assez profonde pour parler d'amitié. Et j'étais qui plus est, bien conscient de ma condition psychique plus qu'étrange. Ce n'était pas l'idéal pour ne pas encaisser des regards soupçonneux. Il allait me prendre pour un alien. Et c'était ce qui m'irritait le plus. Ce qui faisait submerger sous la colère et mes impulsions.

- Je n'agis pas dans le but de ... C'est dur, c'est tout. J’acquiesçais la tête, content de pouvoir parler un peu. - Mais je veux bien essayer de ... Passant une main dans mes cheveux, au lieu de finir ma phrase, je me retourner pour me diriger vers le menu qui nous avait été délivré, reprenant nos verres au passage et lui faisant signe de me rejoindre. Je lui tendais le sien, et trinquer en bafouillant légèrement - Joyeux Noël, Lorcan. J'espérais que la tentative à son encontre soit suffisante pour qu'il comprenne que j'appréciais et acceptait l'attention. Même si je m'en remettais un peu à lui en ce qui concerne le programme en soit de la soirée. J'avais noté sa volonté d'être amis et je l'acceptais. C'était déjà beaucoup pour moi. Mais c'était une légère chaleur au fond de ma poitrine rassurante, une solitude qui fondait quelque peu. Quelque chose d'un peu plus concret que de ne le voir dans la pénombre d'une chambre, si j'étais sincère même si je ne pouvais nier qu'il éveillait en moi un désir que j'ignorais, et qu'il me faudrait probablement réfréner par respect pour lui.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Ven 8 Jan - 20:16

Until we meet again ... if again is now
   
Perturbé et confus. C'était – bien. Ça voulait dire que Cole ressentait actuellement quelque chose. Lorcan hocha la tête en évitant de s’appesantir sur le fait qu'il s'éloignait de lui. Encore. S'il avait voulu le punir en les privant tous les deux de sexe, il s'était visiblement fourré le doigt dans l’œil. Il s'était auto-puni. Tout seul. Cole esquivait le moindre contact comme si Lorcan avait contracté un vilain herpès entre maintenant et leur précédente nuit ensemble. Ah bien y regarder, il n'avait pas fait le moindre geste prouvant qu'il le désirait. Peut-être que Lorcan s'était fait des films. Peut-être que Cole s'était laissé piéger par l'effet de surprise la première fois, et que maintenant qu'il le voyait en pleine lumière il regrettait son choix d'amant ?

Tout à coup Lorcan se sentit tout petit et insignifiant. Il repensa à son demi strip tease. Clairement les avances les plus agressives de sa vie. Rien qu'un moyen de lui faire faire fermer sa grande gueule. Et qu'est-ce que ça voulait dire que Cole soit prêt à coucher avec lui rien que pour qu'il se taise ?

En pleine crise existentielle, il entendit à peine Cole marmonner quelque chose comme quoi il ne savait pas faire tout ça. Tout ça quoi ? Mystère. Lorcan cessa de tripoter sa manche nerveusement pour le regarder. Comme s'il pouvait lire dans son langage corporel tout ce que les mots ne disaient pas. C'était difficile. Lorcan adorait les mots. Ses enfants parlaient tout autant et son entourage en général se laissait embarquer dans sa manie d'évoquer à voix haute ce qu'il voulait ou ressentait.

« Je n'agis pas dans le but de ... C'est dur, c'est tout.  Mais je veux bien essayer de ... » Cryptique, comme d'habitude. Lorcan essaya de considérer ce que ça voulait dire. Son bon sens lui disait d'être méfiant avec les devinettes. Il ne voulait pas se tromper et être rejeté de nouveau après s'être fait de faux espoirs. Espoirs qu'il n'allait pas placer en Cole de toute façon. Pas du tout. Là résidaient les relations malsaines, et les longues, languissantes nuits blanches emplies de l'image de James.

Qu'est-ce qui lui prenait au juste ? Être ami avec ce type ? C'était l'idée la plus stupidement destructrice qu'il ai eut de toute sa chienne de vie. Le chemin grand ouvert vers les illusions et la folie – « Joyeux Noël, Lorcan. »

Le jeune homme cligna des yeux. Plusieurs fois. Cole était là, lui faisait signe d'approcher. Il obéit. Sans le quitter des yeux une seconde, effaré et étrangement heureux, il prit sa coupe et étouffa un petit rire en l'entendant tinter contre la sienne. « T'es tellement... » Adorable. Lorcan aurait rit au nez de la première personne à lui dire qu'il associerait Cole et le mot adorable pendant cette soirée. Pourtant, il était là, avec sa mine confuse, et sa coupe de champagne – et Lorcan avait terriblement envie de l'embrasser. Il laissa éclater sa joie en se pendant à son cou comme un jambon en manque de câlins. « Merci. » Puis le relâcha et s'écarta d'un tout petit pas en arrière. « Désolé. Faut vraiment que j'arrête de te toucher tout le temps. Je peux ? Te toucher, un petit peu. Je t'embrasse plus, promis. C'est juste que – pfiou.... » Il soupira un grand coup théâtralement et posa sa main sur son buste au niveau du cœur. « C'est la chose la plus gentille que tu m'aies dit ce soir. » Et qu'il lui avait dit avec la voix de James. Les mots que son époux lui avait répété chaque année avec une tendresse qui rendait Lorcan plus amoureux à chaque fois.

Il ne devait pas penser à ça maintenant. Une fine pellicule humide recouvrait déjà ses yeux. Lorcan secoua la tête et papillonna des cils pour la faire disparaître, avala sa coupe d'une traite. Les bulles s'en allèrent pétiller directement dans son cerveau. Il retint un hoquet un peu honteux, et releva deux billes brunes d'où toute trace de tristesse avait quasiment disparue vers Cole. « Joyeux Noël Cole. »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Sam 9 Jan - 16:28

Until we meet again ... if again is now

C'était étrange, la façon dont il me regardait, je n'avais pas l'habitude de ce genre de regards, j'ignorais même ce qui pouvait s'y trouver, cela ne semblait plus en colère néanmoins. Il ne m'aidait pas vraiment à en savoir plus, ne finissant pas ses premiers mots pour me dire ce que j'étais. Cela me rendait bien nerveux mais je prenais sur moi pour ne pas céder sous l'afflux de panique qui courait dans mes artères. Je me retrouvais néanmoins rapidement avec une paire de bras autour de mon cou, me laissant figer sur place. Ne sachant comment répondre à cette attaque soudaine, et pourtant une partie de moi semblait se réchauffer doucement au contact de ses bras. Une expression simplement tendre sans but pour obtenir plus. Il avait été clair là dessus et c'était réconfortant.

Je n'avais pas même le temps que de commander à mes bras de rendre l'étreinte que cette dernière s'achevait, et une impression gênante au fond de mon estomac me laissait penser que j'en étais déçu, ce qui était légèrement inconcevable, je n'étais guère en quête d'affections.

Pas le temps de l'autoriser à me toucher, je n'étais pas si contre, c'était juste un choc électrique auquel je devais m'habituer que son visage prenait une trace mélancolique, nostalgique, me faisant rougir quand il m'affirmait que j'avais enfin réussi à lui donner un peu de satisfaction dans cette soirée. Mes yeux retrouvaient le sol. Je me demandais qui était le fantôme qui hanté son regard brun, je n'étais pas stupide, je savais que des ombres parcouraient l'orbe des miennes, mais le fantôme que je chassais n'était autre que moi même.

Pourtant j'osais affronter l'ambre de son regard quand à son tour il me souhaitait un joyeux noël. Un courant d'air invisible m'arrachant un léger frémissement et un peu de baume semblait atténuer les douleurs de mon âme disloqué. Pourquoi ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais j'appréciais néanmoins la sensation. Je laissais un court moment de silence entre nous, retombant dans mes mauvais travers pour mieux le scruter, l'observer, et éviter de demander pourquoi il me semblait si familier. Il semblait originaire des environs.

Mais la règle tacite entre nous, était bien aucune question, cela n'aurait pas été juste de ma part non plus. Pourtant, je ne savais pas quoi faire ...discuter pour discuter, pas un exercice que je pratiquais facilement.

- Tu peux ... Et l'embarras me gagner de nouveau parce que j'avais loupé le coche depuis au moins cinq minutes et que tout cela venait de travers, j'étais frustré avec moi même. Je passais une main furieuse dans mes cheveux, et mes sourcils se fronçait dans une expression tempétueuse. - Tu as demandé ... enfin tu peux me toucher. Juste ... Je grimaçais, et détourner le regard avant de murmurer - Je ne suis pas doué pour rendre la pareille. Et voilà, enfonce ta tombe, t'avais déjà pas fait suffisamment de dégâts. Qui plus est, il allait vraiment finir par se poser des questions sur mon état mental si je continuais sur cette pente glissante. Mes doigts se crispaient et je regardais partout sauf dans sa direction, ne voulant pas une nouvelle fois attisé sa colère. Je savais que ce genre d'hésitations l'agacer et c'était aussi la raison pour laquelle il n'avait plus envie de ... enfin peut être mon manque de pratique et de talents évidents aussi, si je devais en croire ses paroles. C'était quelque peu frustrant, mais j'étais apte de respecter sa volonté.

- Il va falloir m'aider un peu, j'ai pas le mode d'emploi ... Le ton de ma voix était quelque peu hésitant et suppliant.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Sam 9 Jan - 19:39

Until we meet again ... if again is now
   
Lorcan promenait légèrement ses doigts sur sa coupe vide, prisonnier volontaire pour la énième fois ce soir des prunelles de son désormais ex-amant. Le silence flottait entre eux. Comme toujours lorsqu'il attendait une réponse de Cole. L'homme souffrait d'une terrible constipation verbale. Le jeune homme ne lui en tenait pas rigueur. Il avait compris que les mots n'étaient pas sa forme de communication préférée. S'il avait une forme de communication préférée. Ailleurs que dans un lit. Parce que, et bien ex-amant.

« Tu peux … » « Hm ? » questionna malicieusement Lorcan en attendant la suite. Cole se passa une main dans les yeux et envoya un regard assassin à la moquette. Le jeune homme en profita pour les reremplir leurs coupes. Il allait avoir besoin d'alcool pour affronter ces longs blancs entre chaque phrases, et ça lui donnait un prétexte pour laisser Cole déterrer les bons mots dans le recoin sombre de son esprit où il les avait planqués. « Tu as demandé ... enfin tu peux me toucher. Juste ... Je ne suis pas doué pour rendre la pareille.  » souffla t-il finalement, tout bas et avec ce qui ressemblait à de la colère, avant de rendre les armes et de dégainer la bouille de chien battu la plus inattendue de la Création. « Il va falloir m'aider un peu, j'ai pas le mode d'emploi.... »

Lorcan mordit un rire entre ses lèvres. « D'accord. Déjà... » Il se pencha en avant et lui titilla l'un de ses poings serrés du bout du doigt. « T'as sérieusement besoin de te détendre. C'est juste un dîner, et ya bien un ou deux chandeliers, mais on a convenu qu'on évitait la romance alors, repos soldat. »

Il se dandina ensuite sur le lit, attrapa un oreiller et le câla derrière son dos. Il attrapa le second, le posa contre la tête de lit à ses côté et tapota la place qu'il venait de préparer. « Viens par là. » Avant d'attraper la table de room service et de la faire rouler contre le lit. Sous les cloches, de la dinde farcie et de la purée de patate douce ferait l'affaire pour Cole. Lorcan qui avait déjà dîné s'émerveilla devant les tartes. Tarte à la citrouille, aux noix de pécan et une autre aux pommes. Le temps que Cole se décide à le rejoindre, il attrapa une grosse part de part de tarte à la citrouille et en fourra un bon tiers dans sa bouche. « Chi cha peut te rachurer. » commença le jeune homme la bouche pleine. « T'es chuper doué pour rendre la pareille. »

Quelques secondes de mastication plus tard, il avala tout rond et prévint avant de se faire engueuler. « Oui j'ai menti tout à l'heure. Tu m'avais vexé. » Il haussa les épaules et livra son regard le plus innocent à Cole tout en reprenant une deuxième bouchée. Non ce n'était pas sa faute. Il n'avait qu'à s'emporter si il voulait, Lorcan avait le droit de mentir autant qu'il voulait quand on avait tenté de le chasser deux fois dans la même soirée ! Encore que Cole n'avait pas l'air du genre colérique. « Et ya pas de mode d'emploi. Si t'as envie de faire quelque chose, tu le fais. Ton problème c'est que tu réfléchis trop. On pourrait juste... être un peu. Dîner, regarder la fin du film... »

Et réfléchir à un cadeau à lui offrir. Le plan du Lorcan-cadeau était dramatiquement tombé à la flotte. Le hic, c'est qu'il ne savait rien de Cole, et que par conséquent, il n'avait aucune idée de ce qui lui ferait plaisir.

« Si on veut être amis, on doit se connaître au moins un peu. » décida Lorcan. Il suçota ses doigts pleins de sucre en réfléchissant à toute vitesse. Il avait un bon million de questions à lui poser. Le tout, c'était de rester superficiel. « Quel âge tu as ? » Il le savait déjà pour avoir espionné sa carte d'identité, mais c'était un début. Une question facile qui n'impliquait ni souvenir douloureux, ni sentiments. « Et ton plat préféré, c'est quoi ? T'es plutôt sucré ou salé ? »
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Sam 9 Jan - 23:13

Until we meet again ... if again is now


Avec une grimace, je me forçais à me détendre assez pour laisser mes mains s'étendre et mes doigts libres. J'avais parfaitement confiance que je devais bien le faire sourire avec mes manières étranges, et je n'étais pas plus à l'aise mais j'avais envie de faire l'effort pour lui, même si je n'en connaissais toujours pas les raisons. J'étais ravi qu'il est un air plus léger même si c'était à mes dépends, je n'avais pas de quelconque réputation à préserver. Ce qui sonnait faux, cependant c'était le soldat.

Aucun instinct ne s'éveillait à ce qui avait du être une bonne partie de ma vie, et c'était toujours aussi frustrant. Ma mémoire est un casse tête chinois interminable. Je l'observais avec la même prudence alors qu'il semblait faire comme chez lui, et attendait le moment où mon cerveau me crierait de sortir vite de cette chambre. Mais une promesse était une promesse et je ferais l'effort de la tenir. Pour lui. Pourtant la confusion était toujours présente surtout à ses mots suivants, et ma tête s'inclinait probablement dans une belle imitation d'un chiot perdu quand il me disait que je savais rendre la pareille, et m'avouant un mensonge. J'ouvrais la bouche pour demander de quoi il parlait avant de me raviser précipitamment, je n'avais pas non plus le luxe de lui offrir trop de munitions contre moi.

Je hochais donc mollement la tête dans sa direction, faisant mine d'avoir compris, ou j'espérais néanmoins faire passer cette impression à son égard. J'écoutais attentivement ses conseils, mais ils étaient moins facile à suivre, j'avais toujours peur de suivre mon instinct de peur de ne pas comprendre les raisons qui me poussait à agir de telle ou telle manière. Comme pour lui, réellement. Pourquoi je le laissais s'inviter dans ma vie avec facilité ? Pourquoi j'avais envie de le toucher pour m'assurer qu'il était bien là.

Néanmoins, je suivais l'instruction et me laissa aller à le rejoindre au bord du lit, l'écoutant toujours parler en tentant de ne pas fixer ses longs doigts fins disparaître dans sa bouche. Ma gorge douloureusement asséché et mon corps prenant quelques lourds degrés. Il me distrayait heureusement à l'aide de questions ... simples et compliqués. Un âge ? c'était facile, il y en avait qui trônait sur mes papiers qu'on m'avait remis à la sortie de l’hôpital. Mon plat préféré, j'étais encore en recherche constante, tentant de me souvenir en vain.

- J'ai trente ans ... Je ... Apporter des informations complémentaires, montrerait peut être que je n'étais pas un cas si désespéré non ? - J'ai quitté l'armée, il y a environ deux ans ... Je fronçais les sourcils et évitait de m'attarder sur les raisons, bien que cela entraînait forcément des interrogations de sa part, sans aucun doute. Je lui avais avoué vivoter d'une ville à l'autre, et bien que je touche une pension de l'armée, elle était beaucoup plus maigre que ce qu'on ne pouvait le croire et sans les dividendes de mes livres, j'aurais bien du mal à me payer le luxe de tant de voyages. Je ne choisissais pas des endroits luxueux et décadents mais vivre à l’hôtel coûtait plus cher qu'un loyer.

- Je ... Le plat préféré, une question si banale, j'aurais du pourtant y répondre avec tant de facilité. - Sucré ... euh non salé ... Laisse toi aller m'avait il dit, arrête de réfléchir, je lui offrais un pale sourire, plissant le nez avant tenter avec une légèreté bien feinte, tellement mes nerfs étaient en pelote. - Je suppose que avouer que je mets du nutella sur mes chips ne peut pas aggraver mon cas plus que ce que je n'ai fait ce soir déjà niveau étrange ? Je lui offrais un regard qui je l'espérais le convaincrait de ne pas fuir devant tout ce que j'étais. Je faisais mon possible pour lui être agréable et un petit travers alimentaire ne vaudrait pas un procès non ? Pas plus que le moment ou il m'avait apparemment pris pour un drogué. Il était sincère néanmoins, et avec le poids du sexe en moins, j'étais presque convaincu de la sincérité de sa démarche à mieux me connaitre.

- Et toi ? Je veux dire quel âge as tu ? ... Je tentais après tout de faire preuve du même intérêt et parce qu'une part de moi était bel et bien intrigué par cet être qui me fascinait. J'osais même dans une pointe d'audace me laissant douloureusement embarrassé, de rajouter avec un timide sourire - As tu un péché comestible à m'avouer également ? La proximité à laquelle nous étions ne m'aidait pas à me concentrer mais je taisais ces pulsions qui n'appartenait pas au registre de l'amitié et me contenter de cogner son épaule de la mienne. - J'aimerais arrêté de me sentir comme l'alien de cette histoire pendant quelques secondes.

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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Dim 10 Jan - 11:42

Until we meet again ... if again is now
   
Une étrange révélation. Deux ans depuis l'armée. Et un sourire. C'est tout ce que Lorcan avait retenu avant que le matelas sur lequel il était assis ne l'engloutisse et que les murs se referment autour de son cerveau.

« Je suppose que avouer que je mets du nutella sur mes chips ne peut pas aggraver mon cas plus que ce que je n'ai fait ce soir déjà niveau étrange ? »

La révélation brisa l'instant comme un éclair déchire le ciel. Inattendue, terrifiante. Lorcan en eut le souffle coupé. Son cœur tomba dans sa poitrine, indigeste au milieu de ses intestins. Et la voix de Cole – de James. La voix de James qui le questionnait ne parvenait plus à retenir son attention. Le vent avait la voix de James depuis deux ans. Lorcan ne s'était pas donné six mois avant de perdre ce qu'il lui restait de raison. Il avait essayé. Il avait essayé vraiment. Mais face au vide qui lui bouffait les entrailles, à l'air qui l'étouffait aussi sûrement que de l'eau et au ciel trop grand pour qu'il puisse le supporter, il ne s'était pas fait d'illusions.

Cole lui parlait toujours. Il ne le regardait pas, il ne l'écoutait pas non plus.

Il tituba jusqu'à la salle de bain. Il avait besoin d'air. Il étouffait tout à coup. Son cerveau tambourinait dans son crâne, son cœur battait proche de l'explosion. Il fallait qu'il sorte. Il fallait qu'il sorte !

Lorcan était au dessus du lavabo avait même de s'en rendre compte. L'eau froide sur son visage et le silence soudain l’assommèrent. Il se laissa tomber contre le mur. Assis sur le carrelage froid de cette foutue chambre, à reprendre son souffle et le peu d'esprit qu'il lui restait.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Il secoua la tête rageusement comme si la folie allait en sortir. Lorcan était à des années lumières des illusions de gosse à croire qu'en fermant très fort les yeux le croque mitaine va disparaître. Le croque mitaine, c'était la mort. Le silence et le froid qui se battaient dans sa poitrine. Et le destin qui se foutait de sa pomme une ultime fois. Le plus atroce, c'était la lucidité qui l'étreignait de son immonde froideur. Il n'y avait que deux réalités (quelle ironie...) possibles. Soit il était devenu fou pour de bon, et Cole était une hallucination de son cerveau mutilé par les larmes, par ces putains de larmes qu'il avait pleuré si souvent qu'il s'étonnait qu'elles ne lui aient pas totalement délavé le bruns de ses yeux. Soit James était vivant, assis sur le lit dans la pièce d'à côté et il se plaisait à le torturer pour – pourquoi ?

L'humidité barbouillait son visage, ses mains et son t-shirt, mais ce n'était pas le froid qui lui arrachait quelques claquements de dents. La terreur et le choc faisaient trembler ses doigts au goût de tarte à la citrouille, hérissait sa peau d'une chair de poule qu'il ne se souvenait pus avoir ressentie depuis le jour où l'officier lui avait annoncé la mort de son époux. Le vide avait pris la place depuis longtemps. Un temps sans début ni fin, boucle monotone qui l'aurait engourdi petit à petit s'il n'avait pas eu Zach et Nate. Les prunelles de ses yeux sans éclat depuis que James l'avait quitté.

Il devrait être avec eux. Il avait besoin d'eux. Il avait besoin de James. De nouvelles larmes se mêlèrent à l'eau sur son visage. Il avait tant besoin de James. Lorcan s'en mordait les lèvres de rage. Du nutella sur les chips. Combien de connards dans le monde tartinent leur putains de chips avec du nutella ? Hallucination ou réalité cruelle. Dans les deux cas, Lorcan était baisé jusqu'à la moelle. Et ça l'enrageait, nom de dieu, ça l'enrageait. La colère était toujours présente, sous des couches et des couches de sentiments embrouillés. Et tout à coup, il voulait de jeter à la figure de Cole toutes les suppliques les plus pathétiques les une que les autres qu'il avait crié de rage en se persuadant d'être assez important pour que son cri déchire le ciel. ''Réponds moi, je t'en prie, sois pas mort.'' ''Reviens, putain, t'avais promis de veiller sur nous espèce de bâtard.'' ''J'y arriverai pas. J'y arriverai pas. Putain, James.''

A quoi bon ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui foutre si c'était une hallucination ?

Et si c'était James ?
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MessageSujet: Re: Until we meet again ... if again is now || Lorcan   Dim 10 Jan - 12:39

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Je fixais la porte de la salle de bain comme ci elle contenait toutes les réponses de l'univers à cet instant précis.

Que c'était il passé ? Tout allait mieux, ou tout du moins j'étais sur que je n'avais pas mis les pieds dans le plat. Enfin peut être que c'était une offense inacceptable pour lui que d'aimer mélanger les chips avec du nutella ? Peut être que c'était ce qui avait fini par prouver une bonne fois pour toute que j'étais un cinglé.

Et j'attendais toujours de le voir réapparaître en vain malgré les minutes qui s'écoulaient lentement. Incapable de savoir quoi dire ou quoi faire ? Je ne m'étais pas confronté à la foule pour des raisons évidentes mais je le regretter un peu alors que j'ignorais la marche à suivre dans ce genre de situation. Mon esprit cherchant en vain comment réagir ? Comment faire si il se décidait à rester terrer là dedans toute la nuit.

Ou bien avait il peut opté pour fuir par la fenêtre de la salle de bain et disparaître une bonne fois pour toute.

Cette pensée m'attristait, et je regrettais de l'avoir ouvert. J'aurais du offrir une réponse plus vague, plus normale. Il ne m'aurait pas regardé avec ses yeux attérés en vain.

Je finissais par scruter mes mains, réfléchissant à une solution et maudissant mon manque de pratique évident. J'aurais du être heureux de voir que je n'étais pas le seul à avoir des réactions étranges mais au final, voir cette expression hantée avant qu'il ne disparaisse, me brisait le coeur à un niveau que je ne comprenais pas. J'avais conscience que j'avais probablement brisé, le seul contact humain tangible que j'avais. Pourtant ne pas savoir l'endroit ou j'avais commis un faux pas, n'aidait guère à trouver une solution à ce problème.

Je poussais un long soupir et me lever, au premier abord pour me diriger la fenêtre et aller fumer une nouvelle cigarette, lui laissant le temps nécessaire. Je devais admettre que le besoin de fuir le monde, je connaissais bien, et je ne le blamais pas si il en sentait la même nécessité. Loin de là. J'aurais juste aimé pouvoir faire plus pour lui, pouvoir lui apporter un peu de l'assurance que j'avais pu tiré de lui. Je ne savais pas, ni comment mais il semblait que malgré mes réticences, il avait réussi à se glisser sous mon épiderme, juste assez pour bifurquer et me poster contre la porte.

- Ca va ? Le son de ma voix s'élevait assez pour traverser la porte. Je parlais peut être à une pièce vide, je ne savais pas vraiment et je dansais légèrement avec l'embarras de ne pas pouvoir me laisser aller à l'impulsion d'enfoncer cette porte. - Je suis désolé si j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ... Parce que c'était important de lui dire tout ca, non ? Il fallait qu'il sache que ce n'était pas une technique pour le pousser en dehors de ma chambre comme il m'avait reproché de le faire plusieurs fois déjà. J'avais juste voulu ... essayé.

- Je ... Enfonçant mes dents dans la chair intérieure de ma lèvre, je me décidais. - Je vais aller fumer une cigarette, je reviens dans une dizaine de minutes. Je lui offrais une chance de partir si il était encore là, et si c'était ce qu'il désirait. Je ne pouvais pas faire bien plus que cela. J'attrapais mon paquet et ma veste avant de sortir de la chambre, prenant bien soin de signaler mon départ en claquant la porte avec suffisamment de force pour qu'il l'entende.

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