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 Alors je vis chaque jour mais je meurs à chaque instant. (Fernando)

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Kai Eowyn Bonistaw
les poissons sont plus affectueux que les hommes
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MessageSujet: Alors je vis chaque jour mais je meurs à chaque instant. (Fernando)   Jeu 28 Jan - 7:09


«  - Alors je vis chaque jour mais je meurs à chaque instant.  »

Elle ressentit une brûlure lancinante le long de sa gorge alors que son corps tout entier semblait ecchymosé, sa bouche était sèche et un tuyau chatouillait péniblement ses narines. Elle ouvrit rapidement les yeux mais la lumière vive qui brula ses yeux lui imposa de retourner à l'obscurité. Elle eut besoin de quelques minutes pour comprendre ce qui se passait, pour comprendre que toute cette douleur -physique- était bien réelle, elle n'était absolument pas morte. Une larme s'échappa malgré paupières closes, elle avait si souvent joué avec sa vie ces derniers temps, elle avait si souvent provoquer la mort sans jamais être certaine de la vouloir réellement. Cependant, quand elle avait porté ce produit à ses lèvres pour le laisser glisser le long de sa gorge, elle avait voulu épousé la mort, elle avait voulu être dans l'obscurité à tout jamais. Elle ne voulait plus entendre les paroles de Fernando résonner en continu dans son esprit. Elle avait voulu renoncer à la douleur d'être en vie, de vivre une vie sans eux – ses filles et Fernando-, elle ne voulait plus faire l'effort, elle avait décidé que c'était finit. Et pourtant, elle était à l'hôpital, elle respirait encore et cette nouvelle l'anéantissait.

Elle en avait assez, elle était à bout, il fallait qu'elle parte de là, de cet hôpital de malheur. Elle ne savait pas depuis combien elle était là, des heures, de jours ou des semaines mais cela n'avait que peu d'importance, c'était déjà trop. Elle commença à s'agiter pour se débarrasser de ces maudits tuyaux. Chaque mouvement était une torture, elle avait la sensation que tout son corps refusait de lui obéir mais, la colère lui permettait de continuer à batailler. Elle n'avait plus aucune patience, il fallait qu'elle sorte d'ici tout de suite, chaque seconde était de trop, chaque seconde était gâché -et ce peu importe ce qu'elle comptait faire du temps qui lui restait-.. Elle ne savait pas si elle recommencerait une fois dehors -du moins, elle n'avait pas encore pris une décision définitive, même si son esprit penchait vers le oui- mais ça ne changeait rien, elle n'avait rien à faire dans ce lieu de malheur. Cet hôpital, c'était l'enfer sur terre, cet hôpital ne lui avait jamais rien offert d'autre que de la souffrance et des larmes, elle avait le sentiment que c'était ici qu'elle avait tout perdu, absolument tout.

La machine à ses côtés s'affola quand elle dégagea son visage émettant un insupportable fond sonore de plus en plus strident. Cependant, ce n'est pas ce qui l'arrêta, non, ce fut un mouvement à côté d'elle, un simple mouvement. Elle tourna la tête vers ce lit qu'elle croyait vide mais qui ne l'était nullement puisqu'il était là, lui, Fernando. Elle se figea instantanément, son coeur se mit à battre douloureusement alors qu'elle tentait de trouver une raison à tout cela, une raison à sa présence ici, leur présence ici. Dans les derniers souvenirs qu'elle avait, elle avait croisé le regard de Fernando avant de boire ce produit mais elle ne savait pas si c'était la réalité, elle ne savait pas si c'était un réel souvenir ou un fantasme. Et si il s'était retourné, si il l'avait vu tenter de se tuer, aurait- il fait quelque chose ? Elle ne pouvait pas s'empêcher d'en douter, après tout ce qu'il lui avait dit, après la douleur qu'il avait cherché et qu'il avait fait naître en elle, elle ne voyait pas pourquoi il aurait voulu la sauver. Alors oui, peut-être qu'il aurait agit mécaniquement, comme le médecin qu'il était mais, cela n'expliquait en rien sa présence ici. Cela dit, non elle n'allait pas lui demander s'il l'avait sauvé, elle ne voulait pas prendre le risque d'être déçue une nouvelle fois, son coeur n'avait déjà que trop souffert.

Elle se redressa légèrement, tentant de masquer la douloureuse grimace qui se dessinait sur son visage et elle inspira un coup. Elle voulait lui demander ce qu'il faisait là, elle voulait comprendre, parce qu'il avait été très clair sur le fait qu'il ne voulait plus d'elle dans sa vie ou dans la vie des filles et, il n'avait pas à la soigner, à être son médecin, quelqu'un d'autre pouvait très bien le faire. Oui, il n'avait rien à faire là parce que cette fois, c'est lui qui avait pris la décision de la sortir de sa vie, cette fois c'était lui qui était parti et qui avait anéanti tout espoir... enfin s'il y en avait encore un avant cela. « Qu'..est... ». Elle voulait lui demander mais sa gorge était trop sèche, elle ne parvenait pas à laisser les mots s échapper. Elle avala difficilement sa salive avant de réussir à prononcer dans un murmure cette question. « Qu'est-ce que tu fais là ? ».

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