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 Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir, mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir (astrée)

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Skyler Mcquillan-Rhett
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ARRIVÉE : 16/02/2016


MessageSujet: Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s'ouvrir, mais ma tête est un soldat qui s'laisse rarement attendrir (astrée)   Sam 5 Mar - 0:08

ma tête, mon coeur
La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. Δ Ghandi.

Tu marches dans les corridors de l'hôpital, celui où tu t'es ramassé après avoir reçu une balle directement dans ta poitrine. Tu te dis que malgré son apparence ennuyante, cet hôpital est remplie d'histoires autant tristes qu'amusantes. Des gens meurent pour laisser des bébés pousser leur premier cri, des gens se cassent des jambes pour sauver la vie d'autres personnes, tu as pris une balle près de ton cœur pour sauver ton coéquipier. Les murs semblent se retenir de crier les histoires dont ils sont témoins, ils restent ternes et c'est probablement la chose la plus triste à tes yeux. Tu aimerais qu'ils puissent partager ce qu'ils ressentent, ce qu'ils vivent. Ça y est, tu es fou : tu compares ces murs à des êtres humains.

Tu tournes à gauche, puis à droite, tu reviens sur tes pas pour prendre le corridor de gauche car tu réalises que tu t'es trompé, puis arrives devant le bureau de ton médecin. Il est assis à son bureau et tu vois qu'il est en train de lire par-dessus ses lunettes, de façon attentive. Tu as appelé ton médecin, car tu ressentais une douleur à la poitrine depuis quelques jours. Rien de grave, selon toi, mais tu as préféré ne pas prendre de chance. Tu donnes donc trois coups à la porte, ce qui permet à ton médecin de relever la tête et d'accueillir chaleureusement. « Soldat Mcquillan-Rhett ! Je vous en prie, asseyez-vous ! » C'est pareil partout : on sait que tu es soldat, on te traite comme un roi. Tu prends alors place face à lui, après lui avoir serré la main, puis il te demande comment tu te portes. Tes explications semblent l'inquiéter. « Avez-vous fait de l'exercice physique récemment ? » Tu réfléchis. Ah oui, tu es allé courir. Tu pensais à quoi, au juste ? Ou en fait, tu voulais ne pas penser à quoi ? « Oui, j'ai fait un jogging. » « Vous savez que vous êtes en repos complet ? Vous ne devriez pas courir tant que je ne vous l'ai pas dit. » Tu acquisses. En fait, tu t'en fiches, tu sais ce que tu as à faire. Tu sais que ce n'est pas le café qui va te tuer, ou le fait d'aller courir, ou encore de boire une bière avec des amis. Tu sais comment survivre, tu fais ça depuis 6 ans.

Tu mets fin rapidement à ce rendez-vous en ressors du bureau, faisan face à une fenêtre qui te permet de voir à quel point l'après-midi est fort ensoleillé. Tu espères que la neige va fondre, car la chose que tu aimais le plus de ton métier est le fait de voyager surtout dans de pays chauds. Pendant quelques secondes, tu restes devant la fenêtre et te laisses virevolter dans les souvenirs de tes escapades militaires. Tu en as vécu, des beaux moments. Des moments de joies intenses, des moments de fierté. Tu pousses un profond soupir et te retournes pour foncer brusquement dans une jeune femme. « Pardonnez-moi, je suis si maladroit ! » Tu l'aides à ramasser ses dossiers au sol et lorsque vos regards se croisent, tu la reconnais. Comment oublier ce joli visage ? « Tellement maladroit que vous avez dû me soigner pour une balle dans ma poitrine. » Ça y est, tu lances la conversation.
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