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 Llewyn ▲ Dear Monster, let's go back home.

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Llewyn H. Fitzgerald
please, save me from myself. ”
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MessageSujet: Llewyn ▲ Dear Monster, let's go back home.   Jeu 5 Nov - 11:11




Llewyn Henri Fitzgerald


❝ I don't need anyone, I just need you. ❞

nom : Fitzgerald ✗ prénom : Llewyn, Henri ✗ date de naissance : 10 novembre 1995 à Arrowsic ✗ âge : bientôt 20 ans ✗ nationalité : Américain ✗ orientation sexuelle : Hétérosexuel ✗ statut marital : Célibataire ✗ métier/études : Libraire et étudiant en histoire, dans le but de devenir professeur.  ✗ groupe : I am nostalgic ✗ avatar : Logan Lerman ✗ crédit : Elow.

 




Je n'ai ni-frère, ni soeur. ✗ J'ai un chat comme animal de compagnie - Cicéron. ✗ Avant de rentrer chez moi, après le boulot, je passe par le cimetière où sont enterrés mes parents. J'y reste parfois des heures. ✗ La protection du cimetière lors du projet de l'aéroport était l'une de mes priorités. Drôle de cause pour un ado de 18 ans. ✗ J'écris, sans vraiment réfléchir. ✗ Je souhaite, un jour, devenir réalisateur et exprimer les choses à ma façon. ✗ Je suis en train de réaliser un court-métrage sur la destruction d'Arrowic. ✗ J'aime la musique, il y a toute une collection de vinyle appartenant à mon père dans ma chambre. ✗ Je suis souvent seul, quoi qu'il arrive. ✗ Je sus mal à l'aise face aux enfants. ✗ Je veux pourtant devenir professeur. ✗ Je m'arroche à ma ville comme si c'était la seule façon de survivre. ✗ Je vois toujours un psy, une fois par mois. ✗ J'arrives assez bien à me contrôler, mais au final je ne suis qu'une bombe à retardement. ✗ Je suis épileptique - ce qui explique mes crises, bien que rare, mais aussi mes pertes de mémoires. ✗ J'ai un suivi médical depuis mes 12 ans à cause de ça. Et des médicaments à prendre très régulièrement. ✗ J'ai frôlé la mort plus d'une fois. ✗ Je ne supporte pas que l'on me dérange quand je fais quelques choses. ✗ Je ne suis vraiment du genre tactile. ✗ Je parle durant mon sommeil. ✗ Je n'ai confiance ne personne. ✗ J'ai appris quelques trucs utiles en observant mon oncle, un génie de mécanicien. ✗ Personne ne sait que je suis actuellement étudiant - la magie des cours à distance. ✗ Je ne suis toujours pas aller dans une banque, il parait que ça serait le moment. ✗ Devenir professeur est l'idée la moins stupide de mon oncle. Merci. ✗ Il passe de temps en temps me voir à la libraire et il continue de me donner un peu d'argent. Je crois que c'est devenu notre petit truc. ✗ Je n'ai toujours pas de petite-amie et la seule que je voulais à mes côtés et partie. ✗ Oui, je suis vierge. ✗ J'ai toujours du mal à parler aux jolies filles, voilà une chose qui ne changera jamais. ✗ J'ai rénové toute la libraire, à moi tout seul. ✗ Je fais partie des bénévoles de la mairie de la ville. ✗ On a déjà essayé de me cambrioler. ✗ Heureusement que je ne laisse pas mon argent sous l'oreiller. ✗ Je n'ai pas beaucoup d'amis. ✗ Non, je n'ai pas d'amis. ✗ Je ne sais pas quoi penser du nouveau maire. ✗ Je ne fume pas. ✗ Je ne bois pas. ✗ Je ne fais pas la fête. ✗ Bon, ma vie social est similaire au néant. ✗ Le plus important à savoir sur moi : Je suis responsable de la mort de mes parents.



Elow


âge : 23 ans ✗ pays : France ✗ fréquence de connexion : 5j/7 ✗ où as-tu connu thub ? Il y a fort, fort longtemps. ✗ inventé/scénario : inventé ✗ avis sur le forum : accrocs. ✗ c'est ton dernier mot, jean pierre ? Thubiens un jour, thubiens toujours.




_________________

    — it's hard to look you in the eyes when my heart want your lips. it's hard to love you, when you are everything to me, but i'm not everything to you. I deserve a smile, but it doesn't matter anymore... Shall I disappear in your shadow ?



Dernière édition par Llewyn H. Fitzgerald le Lun 9 Nov - 0:19, édité 2 fois
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Llewyn H. Fitzgerald
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MessageSujet: Re: Llewyn ▲ Dear Monster, let's go back home.   Jeu 5 Nov - 11:12





dear monster, do you hear me
in the middle of the chaos ?
 




Je les ai vus partir, leurs ombres s'éloignant avec rapidité. J'aurais pu les arrêter si j'avais su que tendre une main pouvait aider. Je ne pouvais rien faire, bloquer par ma lenteur et me voilà, sous une pluie de remords. Suis-je responsable de cet au revoir prématuré. Le suis-je ? ▲

Je suis né à Arrowsic, j'ai grandi à Arrowsic et sans doute un jour, je déposerais mon dernier souffle à Arrowsic. J'ai eu des parents superbes, géniaux même. Le sourire de ma mère me suffisait à atteindre le bonheur quant à mon père, je ne le remercierais jamais assez pour toutes ses valeurs qui m'ont donné. Fred et Emma Fitzgerald était les parents idéals. Aimant, attentionné et surtout présent. Mais la vie prend avec soi, très vite et trop tôt, ceux qui ont déjà une place là-haut. C'est ce que mon oncle m'a dit. Les meilleurs partent en premier, car leurs places sont déjà réservées. J'avais 12 ans quand ils sont morts. J'avais vécu assez pour les aimer, les connaitre et assez pour haïr leurs absences. C'est tonton Frank qui a alors hérité de ma personne. Un chic type. Un peu vieux, un peu con, un peu alcoolique, mais son coeur n'en est pas moins grand. Il n'avait jamais eu de femme et j'étais le fils qu'il n'avait jamais eu. Il n'était pas l'image paternelle idéale, mais il était présent et il me laissait l'espace nécessaire pour grandir. C'était le frère aîné de mon père. Il avait été celui sur qui tout reposait et avait échoué. Aujourd'hui, c'était un camionneur souvent en route et rarement à la maison. Il gagnait assez pour lui et assez pour moi. Il déposait une énorme liasse de billet sur la table du salon, tout le 1er du mois. « Économise-les. » me disait-il de sa voix roque. Je dépensais peu, je conservais trop. Si quelqu'un s'amusait à venir voler chez moi, c'était un beau trésor qu'il trouverait. Encore faut-il savoir où cherchez.

Je bossais à mi-temps dans une petite librairie du centre avant de finalement en devenir le propriétaire. J’aime les livres, je déteste la technologie. Mon téléphone est un vieux monstre appartenant à mon oncle que je possède depuis mes 16 ans. C'est une légende cet objet. Je n'ai pas de télévision et même lorsque je vivais chez mon oncle, elle était souvent éteinte. J’utilise parfois sa vieille machine à écrire. Je connais encore très peu tout ce qu'un ordinateur peut faire. Je ne l'utilise que pour mes vidéos. Je comprends l'intérêt d'avoir accès à tout, à n'importe quel moment, mais je préfère toujours me référer à un livre pour apprendre quoi que ce soit. J’ai cette sensation que j’aurais dû naître à une autre époque. Les années 20 m’auraient plu. Au lycée j'étais celui qu’on ne voyait pas. Celui qui passait à côté de vous sans que vous ne le remarquiez. Je vis dans mon monde, dans ma bulle et cela n'a pas changé. Être invisible ne m'a jamais dérangé. Si je  dois parler à quelqu’un, je parle. Je ne suis pas timide dans l’âme, au contraire. J’ai mon humour, mes interminables phrases et mon sourire qui ne me quitte jamais. Non, oubliez la dernière partie. Mon sourire, je l'ai bien perdu.  J’ai appris à vivre en souriant, pour masquer la douleur et pour éviter toute question, mais j'ai cessé de faire semblant. Je n’aime pas parler de moi, parler de ce que je ressens. En réalité, je n’y arrive pas, j'ai pourtant essayé. Cela explique pourquoi je me cache derrière une caméra, depuis toujours. J'aborde sur différents angles la vie telle que je la voie. Je me suis toujours dit que la personne qui me comprendra, finirait par être la personne qui mourra à mes côtés après une longue vie ensemble. Cette personne, j'étais persuadé de l'avoir trouvé. Maintenant je me résigne à croire que personne ne peut m'atteindre.

Sur cette route, où filent la joie et l'espoir, il y a ce garçon qui court après un chaton. Les yeux loin devant, il ne comprend pas ou ses pieds l'on conduit. Ô triste dimanche après-midi que celui où il attrapa l'animal, au milieu du chemin quand, à quelques centimètres, ses parents tentèrent de l'éviter. L'engin tourna, indomptable bête qui continua sa route loin du jeune garçon. Ce n'était plus la peur qui paralysait l'enfant, mais l'infâme douleur de la perte quand il s'approcha de la mort pour y découvrir ceux qu'il aimaient le plus au monde. ▲

- I think I'm in love with you,
- But I'm not good enough, I know,
- And you will know it too.

« Tu veux des excuses? Très bien... Je suis désolé de ne pas t'avoir cassé ta caméra là; si j'avais su que c'était la tienne, je me serai fait un plaisir de lui faire subir le même sort qu'à l'autre.. Au fait, Fifi a trouvé une fifille? tu veux filmer qui? » Je crois que cette fois, je l'aurais tué s'il avait touché à ma caméra. Vraiment. Mais il devait me croire stupide pour lui en vouloir pour quelque chose d'aussi ridicule. Je sentais le sang bouillir en moi. Qu'est-ce que disait mon psy déjà pour que je me calme rapidement ? Je ne sais plus, non je ne sais plus... tout ce que je pense c'est à Mattia et à ce sourire qui ne le quitter pas. Mais au moment où Mattia me demande si j'ai trouvé une fille - j'aurais bien aimé l'insulté pour le surnom au passage - Astrée entre en scène. J'oublie alors un instant Mattia et sa débilité pour regarder à quel point Astrée était gracieuse dans ses gestes. Nous étions à son gala, elle m'avait invité, moi. C'était donc ça le classique ? De la musique d'époque, des pirouettes et des pas élancés, gracieux, fluide et net à la fois. L'espace d'un instant, j'en oubliais presque la question de Mattia. Tout en regardant Astrée, je lançais alors plus bas :

« - Va te faire foutre. » Je lui lançai alors un bref regard avant de reposer mes yeux sur Astrée. « - Si tu crois que je demande des excuses juste pour une caméra c'est que tu dois être encore plus stupide que ce que je pensais. J'aurais dû vous balancer avec Kavi, il y a bien longtemps. » Je me tournais de nouveau vers lui. « - Mais contrairement à vous, moi je ne suis pas un monstre. »

« Tu ferais mieux de fermer ta gueule Llewyn. Il faut aussi que t'apprennes à vivre sans penser au passé. Ca aurait changé quoi pour toi de nous balancer ? On se serait pris quelques heures de colle et après ? Tu crois qu'on se serait arrêté pour autant ? Je crois qu'on aurait été encore plus infect' avec toi. Donc tu vois, t'as bien fait de te taire. »  

« - Et j'aurais peut-être craqué avant Liam et tu aurais eu ma mort sur la conscience. T'es sûr que t'as pas envie de t'excuser parce que j'ai l'impression que t'aurais bien besoin de te faire pardonner. » J'haussais les épaules, sans le quitter des yeux. Des applaudissements et voilà qu'une nouvelle musique reprenait et qu'une nouvelle danse faisait son apparition. Mais moi j'étais toujours là, à fixer Mattia, très sérieusement. Je voulais des excuses, de vrai excuse. Je voulais qu'il se rende compte à quel point ce qu'il me faisait subir, ce n'était pas amusant du tout et à quel point tout aurait pu mal déraper.

« T'es aussi débile que Liam à ce que je vois. Si tu es aussi taré que lui, ce n'est pas moi qui fera de toi un suicidaire .. ou pire, un meurtrier. » Personne n’avait était plus affecté par Liam que moi. Je l’ai vu, au fil des jours, des mois, sombré à cause de type que Mattia. Ce qui était ensuite arrivé en ville… Mon psy l’avait eu comme patient aussi. Son professionnalisme n’a pas voulu me dire ce qui se passait, mais je me souviens d’une fois où on attendait tous les deux dans la salle d’attente. Le silence était gênant, alors que j’essayais de faire la conversation. On avait été amis autrefois, alors pourquoi devrions-nous gardé le silence. Je crois que c’était une semaine seulement avant la fameuse journée. Il avait été si froid, si distant… Malgré ce qu’il avait fait, je continuais à croire que c’était notre faute à nous. A moi. Peut-être qui j’avais été plus présent, moins dans mon monde, j’aurais pu l’aider ? Alors je voulais des excuses. Je me disais que si Mattia m’en faisait, c’était la plus grande victoire que je pouvais espéré. Que si ce connard devant moi accepter d’attendre de se faire pardonner, alors peut-être que tout le monde n’était pas si horrible. Mais je pouvais rêver. Mattia se rapprocha alors lentement de moi. Ce que je venais de dire n’étais pas passé inaperçu, je m’en doutais. Mais je ne m’étais pas attendu à ça. Moi ? Aussi débile que Liam ? Oh je vois, Mattia faisait partie de ses idiots qui n’avait rien compris à ce qui s’était passé ce jour-là. Super. Je ne pouvais pas m’attendre à mieux venant d’un blond.

Je cesse alors de respirer.

La dernière phrase de Mattia tourne en boucle dans ma tête. Ce n’était pas lui qui allait faire de moi un suicidaire, ou pire un meurtrier. Mon regard se perd alors. Je n’entends plus rien autour de moi. Il n’y a que la voix de Mattia qui augmente, encore et encore. Je me recule alors, reposant mes yeux sur scène. Je sens que mes doigts me démange, horriblement. Mattia avait touché juste. Je n’avais pas besoin de lui pour être tout ça, je l’étais déjà. Et le mot résonnait de plus en plus fort dans ma tête pour me couper du reste du monde. Je tremblais. Je sentais la colère venir.

« - T'as raison. Les mecs comme toi y sont pour rien quand les types comme moi finisse par haïr le monde entier. Cache-toi derrière tes belle parole, mais entre nous, celui qui a plus la tête d'un meurtrier, c'est toi. » Je sentais que j’allais hurler, alors laissant mes affaires, je décide de me faufiler en partant à l’inverse de Mattia pour courir jusqu’à l’extérieur. L’air froid de la nuit n’arrange rien, je continue à marcher comme si ça allait me calmer, mais ça ne marche pas. Maintenant, tout ce que j’ai en tête c’est la voiture de mes parents. Je la voit foncer sur moi… non attendait je suis en plein milieu de la route, ce sont les fars d’un camion. Je termine par m’arrêter à un poteau. Les images se mélangent à la réalité. Le camion à klaxonner deux fois et maintenant cette mélodie se mélange à la parle de Mattia. Merde, merde, merde ! J’ai chaud, j’ai tellement chaud ! Je commence à transpirer… je sais exactement ce qu’il m’arrive. Je sais et je commence à avoir du mal à respirer. Je commence à avoir mal à la gorge. Mes jambes continuent de me porter, sans que je sache ou je vais. J’ai les larmes aux yeux.

Putain, je les ais tuer. Tout est de ma faute. Ils sont mort à cause de moi. Je trébuche, je pleure. Putain je n’aime pas ça. Je n’aime pas faire ce retour en arrière. J’ai juste envie de cogner. Et je cogne, je tourne à une rue et je cogne contre un poteau auquel je me heurte. Je cogne pour faire sortir toute la rage que j’ai en moi. Je cogne parce que c’est ce qui se passe quand je ne me contrôle pas. Quand je deviens hulk. Je veux tout détruire autour de moi. Je veux me détruire moi, en particulier. Je me hais tellement…

Je n'allais pas partir. Je n'allais pas m'enfuir. Ce projet ne me ferait pas disparaître. Ce projet n'allait pas m'enlever le peu de chose que je possédais. J'étais peut-être condamné depuis le début, mais j'étais toujours persuadé que je finirais par mourir ici alors pourquoi changer ça ? Mes larmes iront creuser ma tombe là-même où j'ai existé. Seul, ma voix finirait par faire échos à d'autres et un jour, cette ville retrouvera de son éclat. Un jour, le passé finirait par disparaitre pour laisser enfin le futur s'exprimer. ▲

J’ai frôlé la mort par trois fois. La première fois, c’était une voiture qui passa devant moi. La même dans laquelle se trouvait mes parents. La seconde fois, c’était un ami qui s’était égaré. Liam avait pointé son arme sur la ville avant de se donner la mort. J’avais 17 ans. Et la troisième fois, c’était un soir d’hiver, quelques semaines à peine alors que le projet de l’aéroport fut mis en place. Je faisais partie de cette minorité. Celle qui brandissait des panneaux, qui refusait de quitter sa maison et qui crachait aux visages de ceux qui voulaient déraciner mon histoire. Je ne sais plus comment, je ne sais plus pourquoi. La minute d’avant, je clouais des planches de bois contre une fenêtre cassée. La minute d’après, j’étais debout au sommet du phare d'Arrowsic, prêt à sauter.

Vous devez surement vous demander ce qui s'est passé. Quel chemin j'ai pris depuis qu'Arrowsic a jeté ses propres habitants dans la rue. Je ne suis jamais partie, du moins jamais trop longtemps. Mon oncle vivait à Carlton Point, dans l'une plus vieilles maisons du coin. La plus éloignée aussi. J'avais bien presque une heure de trajet simplement pour aller en centre-ville. Par conséquent il n'a jamais jugé nécessaire de quitter l'endroit, prétextant qu'il pourrait toujours faire ses courses dans la ville d'à côté. Il n'était pas le seul à faire ça. Comme d'autres lycéens, j'ai été transféré ailleurs. L'obtention de mon diplôme n'était pas ma priorité, mais je suis arrivé à m'en sortir. Ce n'était pas le cas de tout le monde. A chaque fois que je rentrais, que je parcourais les rues, c'était horrible. Rapidement, l'ensemble de la ville était parti, l'autre continuait de se battre et je dirai même « survivre ». J'ai suivi tous les mouvements de « rébellion ». Toutes les manifestations, toutes les organisations qui venaient en aide aux habitants qui ne voulaient pas baisser les bras. Mon oncle étant souvent sur les routes, il n'a pas fait grand-chose durant cette période. L'entreprise qui l'engageait se situer à Porland, alors forcément, il n'avait aucun problème. Pour lui rien n'avait changé. Pour moi, c'était complètement différent.

Savez-vous combien j'ai réussi à économiser en huit d'argent de poches inutiles ? Assez pour racheter la libraire de la ville, l'endroit que je préférais sans doute le plus. L'ancien propriétaire avait finalement décidé de partir, décidant d'aller vivre chez l'une de ses filles en Californie. J'ai donc décidé de posséder les lieux et de m'en occuper. J'ai donc défendu mon territoire jusqu'à ce que l'État lui-même se rend compte de sa bêtise. Il y a des choses qui ont changé. Des choses que j'ai laissées de côté. Je ne suis pas stupide pour autant, je me suis inscrit à l'université. À celle du Maine, à Orono. À deux heures d'Arrowsic. Je ne suis pas fou, je fais ça à distance. Je n'y vais que pour les examens ou sessions en groupe. J'ai eu du mal à obtenir ma première année, mais depuis que la ville ré-ouvre ses portes et que le projet a disparu des horizons, les choses vont mieux. Je vais mieux.

L'hiver dernier, j'ai senti que tout m'échapper. J'ai senti que je n'avais personne. Comment réagiriez-vous si vous vous retrouvez pendant deux mois, livré à vous-même, sans une âme autour ? Les hivers peuvent être terrible à Arowsic, ce n'est pas nouveau, mais je m'étais retrouvé piégé dans la maison de mon oncle, à l'autre bout de tout être vivant. Les rares fois où j'avais la force d'aller en ville, il n'y avait personne. Le vide le plus total. Lorsque j'ai vu que certains avaient pris la peine de vandaliser certains magasins – dont ma librairie – j'ai eu cette impression en moi où c'était la fin. Je ne saurais dire ce qui s'est passé ensuite. Je n'ai qu'un souvenir et c'est ce moment où je suis debout, au sommet du Squirrel Point Light, le vent glacial sur le visage. J'ai froid, terriblement froid, mais la peine que je ressentais à ce moment-là était pire encore. Cela explique pourquoi je vis en centre-ville maintenant. Je peux tout garder pour moi, ne parler à personne, ne rien faire, mais je ne peux pas me tenir debout dans une ville fantôme. J'ai besoin de savoir qu'il y a de la vie autour de moi, car je crois bien que je suis la mort.


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